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Billet de blog 11 mars 2022

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Pétrole et gaz russes ..Business as usual?

L'Europe fait des gros yeux à Poutine mais joue les petits bras face à Gazprom. Pourtant la fermeture du robinet du gaz russe est une possibilité que l'on peut et doit sérieusement envisager et pas "avant 2027" comme l'annonce le conseil de l'Europe. Une étude vient conforter ce scénario dont l'impact sur nos économies ne serait pas si important qu'il n'y parait.

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Illustration 1
Briey, site minier propriété de la famille Wendel, a fourni de la houille à l'Allemagne pendant toute la guerre L'aviateur Boussotrot sera mis aux arrets par Pétain pour l'avoir bombardé.

Alors que l’Ukraine est en train d’étre dévastée par les bombes de Poutine provoquant à nos frontières le plus grand exode depuis la  deuxième mondiale, l’Europe se contente de grands discours ….et de demi mesures ! Alors  que des millions de civils se retrouvent sans eau , ni électricité ni accés aux soins , cachés dans des caves ou des souterrains,   les sanctions économiques notamment l’exclusion des 7 banques russes du système d’échanges swift, sont encore largement insuffisantes  d’autant qu’elles risquent d’être contournées par  la Russie qui pourra passer par le  système interbancaire chinois CIPS.  

L’Europe dispose pourtant d’un levier puissant : l’arrêt immédiat des importations de gaz  russe : une étude internationale  très sérieuse montre que cet arrêt est possible et n’impliquerait qu' une diminution  de  0,5 à 3% du PIB de l'Allemagne , donc  moins  importante que celle que nous avons connu avec la crise COVID ! En France l’impact serait encore moindre car nous  dépendons moins du  gaz russe que notre voisin. Le gaz russe ne représente que 17 % de nos apports de gaz donc, s’il faut baisser notre chauffage de quelques degrés , ralentir nos déplacements de quelques km/h, et bien oui,, acceptons ce  petit effort, dérisoire au regard des souffrances endurées par le peuple ukrainien ! 

Mais la France engluée dans un  partenariat Engie / Gazprom  a bloqué tout véritable embargo sur les hydrocarbures russes.

Pourtant l’économie russe est fragile et  le gaz est  une des principales source de financement  de la guerre en Ukraine. Nous devons refuser que nos factures de gaz contribuent au massacre des Ukrainiens. 

L’Europe des 27 vient courageusement (sic)..de refuser l’adhésion de l’Ukraine ..tout en voulant « approfondir la relation avec Kiev » !?!  Elle pourrait  sortir de l'attentisme  en commençant  par cesser les importations de gaz qui nous rendent complice du criminel Poutine !  

Nous devons exiger de l'Europe de revenir sur son calendrier qui ne prévoit un arrêt des importations de gaz « qu’avant 2027 » et de cesser  cette mascarade qui consiste à faire à faire des gros yeux à Poutine tout laissant le gaz des oligarques se déverser en Europe en coupant immédiatement le robinet du gaz russe.

La France doit mettre un terme à son partenariat avec Gazprom et céder ses parts dans Nordstream 2!

Mais l'impératif humanitaire ne doit pas nous faire oublier l'urgence écologique. Il ne s'agit de combattre pas l’impérialisme russe en se jetant dans les bras de l' américain Cheniere Energy qui n'attend qu'une chose : nous vendre du gaz de schiste! Car pour respecter nos engagements climatiques nous devons diminuer notre consommation de gaz et pour cela entamer une bifurcation énergétique avec un plan massif d'isolation des logements et de développements des énergies renouvelables.

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