31ANS! ACIDE «HAPPY BIRTHDAY» POUR LA C.I.D.E !!!

Nos enfants n’ont plus à subir l’exclusion parentale abusive. Ils sont 1 million d'enfants orphelins d'un parent vivant. Nous association Egalité Parentale vous communiquons notre Tribune pour rappeler que des droits des enfants édictés dans la CIDE sont encore trop peu respectés par la France. Un enfant a droit à ses deux parents.

https://www.fichier-pdf.fr/2020/11/20/droit-des-enfants--tribune-31-ans-cide-2020-association-egalite-/

C.I.D.E : Convention Internationale des Droits de l’Enfant

L’ENFANT A ACQUIS DES DROITS PAR LA C.I.D.E. 

ADOPTEE PAR PRES DE 200 PAYS MAIS SI PEU RESPECTEE !

RIEN NE VAUT L’ENFANCE CAR ELLE EST UN TRESOR A PROTEGER ET A PRESERVER.

LA  C.I.D.E  EN EST LE SOCLE PAR LE DROIT.

LA MORALE CITOYENNE EN EST LE DEVOIR CIVIQUE COLLECTIF.

La FRANCE EST HORS LA LOI

 

 

                                      31 ANS DE DROITS A DEFENDRE

                  DES DROITS PEU RESPECTES, DES DROITS A RAPPELER.

Le 20 novembre 1989, la C.I.D.E introduisait les droits des enfants comme :

  • celui d'être éduqués et aimés autant par chacun de ses deux parents, même séparés ou divorcés;
  • celui d’être protégés de toute forme de violence, d’abus et d’exploitation

Les articles 5, 9 et 18 reconnaissent le droit des enfants à être élevés par leurs parents de manière à favoriser leur développement. Son article 9-3, notamment, prévoit « le droit de l’enfant séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Cette convention met l’accent sur la défense de l'intérêt supérieur de l'enfant.

3 mots clef :  INTERET, SUPERIEUR, ENFANT

La C.I.D.E est ratifiée par 196 pays. Le constat est que son application n’est toujours pas aujourd’hui à la hauteur des ambitions, des attentes, des besoins auxquels elle répond : ceux des enfants.

Signée il y a 31 ans,  il est temps de passer de la convention aux actes

 

                                  18 ANS DE LA LOI ROYAL , UNE LOI MAJEURE. 

                         VERS UNE EGALITE PARENTALE POUR LES ENFANTS

Dans cette même dynamique la France a voté la loi du 4 mars 2002 n° 2002-305, portée par Ségolène Royal. Elle faisait adopter la loi relative à la co-parentalité, le texte introduisait notamment les articles 373-2-8 et suivants dans le code civil, renforçant l'autorité parentale conjointe décrétée en 1970.

La notion de résidence alternée dans la loi régissant les affaires familiales naissait officiellement en 2002.

Celle-ci s’inscrit dans le droit à vivre, être aimé et entouré de sa famille, de ses 2 parents en faisant durer les liens parentaux y compris après une séparation.

Avec ses 17% de résidence alternée en 2020, 30% en Belgique et Espagne, 40% en Suède,  la France est à la traine (1). Il est atterrant de constater que cette loi n’est pas suivie d’effet par les magistrats. Cet état de fait induit l’exclusion parentale quand ils prononcent massivement les « gardes classiques » ou « DVH classiques ».

Qu’y a-t-il de classique à voir une mère ou un père 4 jours ou moins par mois ?

Les enfants perdent un des liens parentaux par ces décisions coupantes où un des parents est comme guillotiné par les magistrats.  

Les enfants ont droit à l’égalité parentale qui est dictée par la loi. Ils ont droit aux droits qui sont les leurs.

Votée il y a 18 ans,  il est temps de passer de la loi aux actes 

Les droits des enfants énoncés dans la C.I.D.E sont présents aussi dans la C.E.D.H, Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Les droits des enfants sont bafoués invariablement par la France dans le plus grand silence politique et juridique. 

La France est condamnée à payer une amende depuis des années par l’Europe pour le déficit de moyens mise en œuvre dans la protection des droits des enfants et encore très récemment pour la triste histoire de Marina (2).

 

LA   F R A N C E  DOIT  DAVANTAGE APPLIQUER CES LOIS

En 2020 ces passages à l’acte sont non optionnels étant au service des enfants, dans leur

intérêt; dans l’intérêt supérieur des enfants; celui de nos enfants.

 (1) Références : Assemblée nationale rapport de la proposition de loi 307 du 22 novembre 2020

(2) Références : Cour européenne des droits de l'homme, cinquième section, arrêt n°15343/15 et n°16806/15 du 4 juin 2020, Affaire association Innocence en danger et association Enfance et partage c/ France

 

                              1 MILLION D’ ENFANTS ORPHELINS DE PARENTS VIVANTS

Ils sont 1 million à être orphelins du divorce. 60 0000 enfants de plus chaque année en France sont des enfants orphelins d’un parent vivant.

Parmi les enfants mineurs : 

  • 1 enfant sur 5 ne voit plus du tout un de ses parents après une séparation.
  • 1 enfant sur 4 ne peut voir son autre parent qu’avec des droits de visite et d’hébergement    classiques, limités ou supprimés - D.V.H.-

Ce parent exclu devient secondaire et l’enfant est le grand perdant dans ces situations; ce père ou cette mère exclu (e) contrairement aux idées reçues n’étant pas un parent (toujours) défaillant, malfaisant, incapable.

Le contentieux entre deux conjoints séparés, souvent motif de la séparation, suffit à mener à cette séparation parentale, qui ampute 1 million d’enfants mineurs dans le pays des droits de l’Homme.

Ce droit à entretenir des relations libres et régulières avec ses deux parents est présent dans la CIDE et la CEDH.

Ce droit est un droit peu respecté par notre nation et par nos magistrats de France.

Plus globalement en France chaque année

350 000 couples mariés ou non se séparent tous les ans, soit un sur trois (un sur deux dans les grandes villes) dont 50% avec enfants mineurs. 

  • 300 000 enfants sont concernés par le divorce ou la séparation de leurs parents
  • 60 000 enfants de parents séparés ne voient plus leur père ou leur mère.
  • 20% des familles sont composées d’un seul parent

                                                                            un parent effacé de la vie de ses enfants par éviction juridique, parfois par abandon

                                                                            une moitié de famille amputée, sortie de la vie des enfants qui ne peuvent plus se construire.

 Sur l’ensemble des enfants mineurs en France 

  • 1,5 million vivent en famille recomposée (11 %)
  • 2,5 millions vivent en famille monoparentale (18 %) ;
  • 1 million vivent sans contact avec son père ou sa mère, en situation d’exclusion parentale.

 Les enfants après les jugements par les affaires familiales (1) vivent à :           

  • 73 % chez la mère (plus de sept enfants sur dix),
  • 7 % chez le père,
  • 17 % en résidence alternée,
  • 3 % autre.

Belgique, Espagne Norvège Italie Suède ont fait de la résidence alternée la norme dans la loi. Elle concerne jusque 40% des familles (1).

Avec une moyenne de 17%, la France est très en retard. La résidence alternée est accordée près de 100 % des cas quand la mère y consent et est refusée par la justice quand la mère s’y oppose dans 75% des cas (3).

Les Juges aux Affaires Familiales (JAF) décident factuellement selon la volonté d’un seul des parents, privent les enfants majoritairement de leur père en motivant sur l’intérêt supérieur des enfants

Selon, l’ex magistrate Danièle Ganancia « Bien que cette notion soit floue, elle nous dit au minimum que l’intérêt supérieur de l’enfant est supérieur aux intérêts personnels et opposés des parents » dans le rapport Enfant et conflit conjugal de 2013 

Cette notion de droit présent dans la C.I.D.E est lui aussi peu respecté par notre nation.

Dans les affaires familiales, les magistrats en France prennent chaque jour des décisions hors la loi et, contraires à l’intérêt supérieur des enfants.  

  • Les magistrats définissent leurs décisions seuls.
  • Ils motivent sur l’intérêt supérieur des enfants sans le définir.
  • Ils n’ont nul compte à rendre et aucun contrôle.
  • Ils ne se soucient pas de l'impact réel de leurs décisions sur des vies entières.
  • Des décisions prises en 30 minutes en moyenne.
  • 12 minutes en audience et 18 minutes en étude des dossiers.

 

Cette exclusion parentale est un fléau qui cause des peines profondes et des préjudices aux enfants, un fléau ayant de lourdes conséquences sur eux et sur notre société. 

                EN NE RESPECTANT PAR ASSEZ LEURS DROITS LA JUSTICE 

                CREE DES ENFANTS ORPHELINS DE PARENTS VIVANTS

                CE N’EST PAS AGIR SELON L’INTERET SUPERIEUR DES ENFANTS

 

(3) Références  « Dans les situations où le père demande une résidence alternée et la mère une résidence chez elle, on constate que le juge prononce une résidence chez la mère dans les trois quarts des situations et la résidence alternée dans un quart des cas."  MINISTERE DE LA JUSTICE DIRECTION DES AFFAIRES CIVILES ET DU SCEAU PÔLE D’EVALUATION DE LA JUSTICE CIVILE 2015

 

 

                                                 DES DRAMES FAMILIAUX

                             AUX CARNAGES JURIDIQUES AVEC RECIDIVES

Une séparation conjugale est un traumatisme en soi pour les enfants.

L‘exclusion parentale en est l’amplificateur car elle impose la séparation parentale aux enfants.

Les conséquences sociétales de l’éviction abusive d’un des parents, qualifiée de maltraitance institutionnelle par des spécialistes, sont colossales chez les enfants (4)

  • Absentéisme & échec scolaire.
  • Dépendances, alcoolisme,
  • Violence et délinquance.
  • Vulnérabilité, troubles psychologiques, mutilations volontaires, idéations suicidaires, suicides.

Ces conséquences sont en constante augmentation.  

La coupure des liens entraîne une insécurité dans le développement de l’enfant tout comme le manque d’amour.

12 millions de délits sont commis par an par des mineurs soit 20 % de l’ensemble des actes selon l’Observatoire National de la Délinquance ( O.N.D).  Les études de l’O.N.D le démontrent. Les enfants séparés d’un de leurs parents sont surreprésentés. Les mineurs à l’origine de ces délits sont majoritairement issus de ses familles déboulonnées par la justice. Ce phénomène s’explique. Les rôles d’un père et d’une mère sont différents et complémentaires dans la construction d'un enfant et dans son individuation.  L’effacement d’un parent représente la disparition d’un cadre parentale où chacun de la mère et du père est un pilier, chacun définissant les limites à respecter. 

  •  Ces enfants « déparentés » sont en grande souffrance psychologiques et psychiques.

Qui ne le serait pas? Ils oscillent entre le sentiment de responsabilité et celui de l’abandon quand ils ne sont pas en plus l’objet d’un conflit de loyauté. Ces situations d’évictions parentales abusives donnent lieu à des cas d’abus de confiance aggravés et des cas d’emprises mentales du parent ayant l’exclusivité de l’enfant.

Ces enfants consomment alors des traitements médicamenteux d’adultes alors qu’ils ne sont encore que des enfants; pour eux il y aura des heures de consultations psy, des mutilations volontaires, des suicides.

  •  Ces parents « désenfantés » sont en grande souffrance également Qui ne le serait pas?

A cela s’ajoute un laxisme des magistrats face au non-respect des jugements qu’ils prononcent par des parents malveillants commettant l’éloignement géographique volontaire, la non-représentation de l’enfant, l'emprise psychologique...

En plus de l’amputation de leur parentalité, faisant face aux procédures interminables, ruinés, démoralisés, certains capitulent. Perdant toute dignité et tout lien avec leurs enfants, des mères et des pères sont poussé(e)s au suicide, d’autre au crime emmenant parfois les enfants et l’autre parent dans leur geste désespéré.

Ces parents « désenfantés » font parfois l’actualité dans les faits divers alors que leurs situations sont des faits de sociétés. Rappelons-nous ici de ce décompte macabre

                                                  900 pères 400 mères et 80 enfants périssent chaque année

Source INSERM 2007

 

Combien faudra-t-il d'enfants sacrifiés, de drames familiaux,  de suicides ou d’homicides pour reconnaitre l’inadaptation du système judiciaire à l'évolution de la société actuelle ? 

Alors que l’enfance est un bien sacré à protéger, une période de la vie éphémère à sacraliser, celle-ci est broyée, déchiquetée par une justice en France qui ne soucie pas des conséquences de ses décisions ; une justice dont les acteurs ne sont pas davantage inquiétés des conséquences de leurs actes. 

Cette situation perpétrée par les JAF est un ensemble de violences institutionnelles aggravées par personnes dépositaires de l’autorité publique. Ceux qui doivent dire le droit y font entrave. 

               En France , la justice transforme des drames familiaux

               en carnages juridiques avec récidives depuis des décennies.

 

(4) Références « Les familles monoparentales et l’école : un plus grand risque d’échec au collège ? », Laurette Cretin, Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, ministère de l’Éducation nationale, Education et formations n° 82, décembre 2012.

 

SYNTHESE

   C.I.D.E :  DES DROITS DES ENFANTS PEU RESPECTES

   UN MILLION D’ENFANTS PRIVES D’UN PARENT ET DE SA FAMILLE ASSOCIE

   UNE JUSTICE FRANCAISE DEFAILLANTE  

   DES MAGISTRATS QUI NE RESPECTENT PAS LA LOI

   DES JAFS CONTRE L’EGALITE PARENTALE,  CONTRE L’EGALITE FEMME HOMME

   30 MINUTES EN MOYENNE PAR DOSSIER JAF

   QUATRE MORTS PAR JOUR

 

Face à ces constats et face à la faible action publique, les associations se multiplient et se relaient pour défendre les droits, pour protéger les enfants et dénoncer les dénis de droits.

Innocence en danger et Enfance et Partage qui agissent et arrivent à médiatiser leurs combats Ô combien nécessaires sont les plus emblématiques. D’autres plus petites s’activent aussi pour défendre les droits des enfants y compris dans les situations de séparation.

Chacune d’entre elles comblant un manque institutionnel et combattant des manquements institutionnels.

En France, la justice familiale évolue lentement depuis plus de 30 ans; stagnant entre injustice et inertie au  détriment des enfants

 

CES DENIS DE DROIT COMMANDENT UNE  REMISE EN CAUSE PROFONDE PAR LES ACTEURS JURIDIQUES ET PAR LES POLITIQUES ACTUELS

 

 

                              PROPOSITIONS    CHAMPS DES POSSIBLES & SOLUTIONS  

 

1 / Faire de l’enfant le barycentre des décisions de justice selon son intérêt réel et ses besoins.

 

2 / Rappeler et former continuellement les magistrats sur les droits fondamentaux des enfants.

 

3 / Prévenir et empêcher l’éviction juridique abusive d’un des parents dans les séparations.

 

4 / Promouvoir l’égalité parentale Mère Père au même titre que l’égalité Femme Homme.

 

5 / Pacifier les séparations et faire de l’enfant le sujet des préoccupations et non plus l’objet du contentieux.

  

DEFINIR L’INTERET SUPERIEUR DE L’ENFANT – UNE PRIORITE ABSOLUE

Pierre angulaire pour prendre des décisions au service réel des enfants, selon ses besoins fondamentaux et ses droits acquis, il est cité à l’envie par les magistrats comme principal faire-valoir dans leurs ordonnances. Il y sert de fondation confortable sans jamais être défini, sans jamais être caractérisé. Les magistrats et la chancellerie ne se soucient pas de vérifier que cet intérêt est défendu dans le temps par une évaluation sur le bien-fondé de leurs décisions prises en 18 minutes en moyenne.

Il devient point d’achoppement car l’intérêt supérieur des enfants est alors employé abusivement et de manière arbitraire par les JAF.

L’étude réalisée par Caroline Siffrein-Blanc montre qu’il y a « une interprétation de l’intérêt de l’enfant qui paraît personnelle ou liée à un tribunal ».

Danièle Ganancia nous le rappelle depuis 2013 et le redire ici n’est pas le répéter.

« Bien que cette notion soit floue, elle nous dit au minimum que l’intérêt supérieur de l’enfant est supérieur aux intérêts personnels et opposés des parents »

Ce début de définition doit être complété. Ce travail fondamental et indispensable doit être mené.

Considérer nos enfants par leurs besoins et non plus via des dogmes est un devoir civique collectif à inscrire dans la loi.

L’intérêt des enfants doit faire loi sans compromission.

Protéger l’intérêt supérieur des enfants après qu’il ait été défini doit être reconnu comme grande cause nationale car il est une priorité absolue.

 

STOPPER L’EXCLUSION ABUSIVE D’UN PARENT 

 

Comme le souligne le conseil économique, social et environnemental dans son avis consacré aux conséquences des séparations parentales sur les enfants, « la préservation des liens avec chaque parent est essentielle dans l’intérêt de l’enfant ».(5)

 

  • Soustraction du père

Depuis des décennies, le père est frappé par les D.H.V. Classiques en justice. 4 jours par mois et 50% des vacances sont des miettes de temps données par les J.A.F. Cette fragmentation fait qu’un père dans le couple devient après séparation un parent visiteur pour ses propres enfants. Les enfants voient leur père effacé partiellement car il est exclu dans 73% des séparations.

 

  • Soustraction de la mère

On constate que de plus en plus de mères ne voient également plus leurs enfants par l’éviction juridique. Depuis 10 ans les placements d’enfants pour motif de conflits parentaux explosent après séparation.

Les Juges Des Enfants J.D.E considèrent cette alternative comme la meilleure sans privilégier les tiers de confiance qui peuvent être des oncles, tantes ou grands-parents.

 

  • Soustraction du père ou la mère

Des enfants sont empêchés d’être avec un de leur parent sans raison le justifiant. Des mères ou des pères   déménagent à des centaines de kilomètres ou imposent les non-représentations d’enfants quand ce n’est pas l’autorité parentale conjointe qui est ignorée par l’un ou l’autre. L’inégalité parentale ajoutée à l’exclusion abusive d’un parent sont une violence faite à l’enfance, elles sont contraires à son intérêt.

 

Comment permettre aux enfants de profiter de ses 2 parents de façon égalitaire ?

Comment faire respecter leur droit à entretenir des relations régulières avec sa mère et son père et être autant avec ses deux parents ?

 

La loi doit permettre dans les décisions de justice la mise en place d’une graduation des sanctions aux parents défaillants. Ces sanctions devant être appliquées sans différence de genre sans avoir à ressaisir la justice comme c’est le cas pour les non-paiements des pensions alimentaires.

 

(5) Références « « Les conséquences des séparations parentales sur les enfants », avis du Conseil économique, social et environnemental présenté par Mmes Pascale Coton et Geneviève Roy au nom de la section des affaires sociales, 27 octobre 2017.

 

 

LA RESIDENCE ALTERNEE – NOUVELLE « GARDE CLASSIQUE » DANS LA LOI

Les dernières données détaillées disponibles quant à la résidence alternée datent de 2012, le ministère de la Justice n’ayant pas actualisé les résultats de l’étude lancée avant l’été 2012, par le pôle évaluation de la justice civile de la direction des Affaires civiles et du Sceau, et dont les résultats ont été publiés en novembre 2013 sous le titre « La résidence des enfants de parents séparés. De la demande des parents à la décision du juge » (1) .

Le dernier projet de loi sur ce thème date du 22 Novembre 2017. (6) Il a été rejeté par l’assemblée nationale.

Les dernières données publiées par les spécialistes s’accordent pour constater que la résidence alternée équilibrée est la moins mauvaise des solutions.

Les études menées depuis 10 ans par le CIRA - Conseil International sur la Résidence Alternée - le renforcent.

 

Marie France Hirigoyen, psychiatre, indique en 2020 que « la plupart des jeunes pères sont engagés dans l’éducation et le soin des enfants. En cas de séparation, la garde partagée des enfants est un prolongement de cette implication. Il y a quelques décennies, la situation était différente. »

Interrogée sur le réel bénéfice de la résidence alternée, quel que soit l’âge, la psychiatre, confirme  « que cette modalité est bénéfique pour tout le monde ».

 

Luis Alvarez, pédiatre, indique en 2019 que « l’arrangement 12-2 (un week-end sur deux) conduit petit à petit à la rupture des liens avec le parent voyant moins l’enfant »

 

L’autorité parentale conjointe introduite en 1970 qui devait aboutir en 2002 à une réelle égalité père-mère au service de l’intérêt des enfants reste vain dans les faits. Les affaires familiales ont peu changé et les J.A.F entretiennent des habitudes. Pourtant unanimement les enquêtes d’opinion confirment que la société demande une application de la résidence alternée effective.

Le traitement des affaires familiales dans notre pays des droits de l’Homme est loin de respecter notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité » et le législateur n’entend pas les attentes de la société pour ses enfants.

La loi doit permettre la résidence alternée comme premier choix, sauf homologation d’un meilleur accord des parents au service et aux bénéfices des enfants.

 (6) Références « Rapport AN sur la proposition de loi 307 », avis du Conseil économique, social et environnemental présenté par Mmes Pascale Coton et Geneviève Roy au nom de la section des affaires sociales, 27 octobre 2017.

 

                            EN AVANT VERS UNE EVOLUTION DES AFFAIRES FAMILIALES !

 

Ce jour anniversaire des 31 ans de la C.I.D.E est l’occasion de demander aux instances politiques et juridiques de prendre en compte les dysfonctionnements constatés même s’ils sont difficiles à accepter.

Ils coûtent en santé, en temps, en argent, en capital de vie, en temps de vie entre des enfants et leurs parents, entre des enfants et leurs deux familles.

Depuis 2002 et la loi ROYAL, le législateur a tenté des aménagements qui se voulaient majeurs en 2013 et 2017. Ils sont devenus cosmétiques tant ils ont été dépouillés de leur substance au gré des débats.

Ces consensus, mélange de postures, de dogmes, de croyances , enkystent l’objectif du mieux-être des enfants dans les situations de séparations et hypothèque leur saine construction.

Seul un changement de paradigme courageux fera évoluer davantage les droits des enfants et leur application.

Ce sujet fondamental doit faire l’objet d’une profonde remise en cause et d’une réflexion permettant à la France d’améliorer efficacement sa justice familiale. Ce travail permettrait de mettre l’enfant comme point cardinal dans ses décisions, de faire de l’enfant le barycentre des préoccupations et de protéger son devenir

Rien ne vaut l’enfance, elle est un trésor à protéger et à préserver quoi qu’il en coûte.

                

ASSOCIATION EGALITE PARENTALE

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