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Enseignant-chercheur en droit international de l'environnement ,du désarmement et en relations internationales.Militant.Retraité.

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Billet de blog 9 décembre 2015

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Histoires courtes ( I I ) : résistance,souffle,courage.

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RESISTANCE

Ils n’avaient pas le mot « non » dans leur langue

Les habitants d’un pays étaient tombés  en esclavage pour ne pas savoir prononcer une seule syllabe : Non.

 (Plutarque, cité par Montaigne, histoire inspirant peut-être Etienne de la Boétie (De la servitude volontaire, 1576)…

cité par Edwy Plenel (Dire non, éditions Don Quichotte, 2014).

Ce qui peut faire penser entre autres  à ce qu’écrivait  Alain : «  Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. ( …)

Acte de résistance

« Un homme, lors de la Deuxième Guerre mondiale, en Italie, un jour s’est plié en deux. Impossible de le remettre droit, de jour comme de nuit, aucune force n’en est venue à bout. Impossible de le faire incorporer à la guerre ou maintenir en détention. Il est resté plié en deux pendant plusieurs années. Devenu symbole de la résistance, il a été fusillé.
Il avait inventé cette attitude corporelle silencieuse qui était sa façon de parler juste. Plié, par refus de plier et pour montrer que l’homme  était déjà plié sous le joug du fascisme. Aujourd’hui on parle encore de la façon singulière d’avoir dit non à la guerre. »

(Marie-Magdeleine Lessana (Pour une « paix-attitude », in  » éclats de paix », de Alain Mingan, éditions du chêne,2004).

AVOIR DU SOUFFLE

Du souffle dans ce que l’on fait.

Un enseignant demande à trois étudiants. «Que faites-vous ? »

 Le premier lui dit « je travaille un cours»,

 le second  lui dit «je travaille un des cours de ma formation »,

 le troisième lui  répondit «c’est un des cours de ma formation qui contribue  aussi à m’interroger  sur ma  future profession, sur la société dans laquelle je vis et sur celle que je voudrais contribuer à construire.(c’était un bon cours)

( conte proposé par l’auteur de ce blog.)

 Résister aux casseurs d’horizons !

 On  pourrait ajouter aux personnes rencontrées par le Petit Prince de Saint Exupéry… un casseur d’horizons :

« Qu’est-ce que vous faites ? » demanda le Petit Prince,

 « Dès que je vois des ailes qui poussent je les rogne, je les casse, je les coupe. »

 « Vous aimez çà ? » demanda  le  Petit Prince d’un air effrayé,

 « Oh oui j’aime çà, je n’en décolle plus ! » répondit le rogneur d’ailes.

 « Moi, dit le Petit Prince, j’aime l’horizon. J’aime marcher doucement vers une fontaine. » 

 (Conte proposé par l’auteur de ce blog  avec ce commentaire:

Ainsi  la pente la plus forte c’est  celle qui nous amène à ne pas marcher vers des fontaines, c’est celle de la résignation devant les rapports de forces  alors que ceux-ci peuvent changer, alors qu’à chaque instant, le réel contient plus de possibles que l’on ne croit. Manquer de souffle, être étouffé(e) par l’impératif du réalisme,  laisser la place à des sortes d’experts de rétrécissements d’horizons, et  finalement de ne pas être à la hauteur des défis.

Simone de Beauvoir écrivait: « Il est peu de vertus plus tristes que la résignation. Elle transforme en fantasmes, en rêveries contingentes, des projets qui s’étaient d’abord constitués comme volonté et comme liberté. » Jean-Paul Sartre écrivait de même: "L’important n’est pas ce qu’on fait de nous mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous. »)

  COURAGE

Le chat et le puits.

Un fermier voulait condamner son puits. Son chat(ou son âne, au choix) étant tombé dedans, il décide aussi de s’en débarrasser.

 Avec son voisin ils commencent à boucher le puits, le chat miaule à chaque pelletée  de terre puis il se tait.

Les deux hommes se penchent et voient que le chat se secouait à chaque pelletée, arrivant assez haut il bondit et partit cahin-caha.

Ainsi dans nos vies des évènements peuvent  nous «  tomber sur le dos »,  le courage nous attend.

( conte anonyme entendu à la radio  et reconstitué, voir aussi Internet).

Courage encore. 

 « Lorsque la désobéissance civile contre des injustices insupportables m’a mené en prison, plusieurs philosophes me rendirent visite.

 Ils me demandèrent « Mais pourquoi êtes-vous en prison ? »

Je leur répondis : « Pourquoi n’y êtes-vous pas ? »

(Henry David Thoreau, non-violent inspiré par Etienne de la Boétie)

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