Les motivations de ce geste absurde, à priori commis par un individu isolé, ne sont pas encore établies, mais la piste d'un complot idéologique a été écartée par les autorités américaines.
Il n'est donc pas possible à ce stade de contextualiser cet évènement.
Mais ce qui est avéré en revanche, c'est que la personnalité incontrôlable de Donald Trump, et les idées nauséabondes qu'il promeut en permanence ne favorisent pas des rapports politiques et sociétaux apaisés, loin s'en faut.
L'ostracisation, la manipulation, le mensonge, la violence des propos, l'insulte érigée en moyen de communication, la tentation factieuse, pour ne retenir que les attributs saillants du personnage Trump, fracturent et bipolarisent en permanence la société américaine.
D'un côté les bons américains, blancs, ultra chrétiens, plutôt ruraux, en voie de déclassement économique, mûrs donc pour placer leur confiance dans une personnalité bruyante et excessive qui les rassure et leur survend un monde chimérique qui n'existera jamais que dans leur imaginaire.
De l'autre, essentiellement les populations urbaines, éduquées et économiquement insérées, et les minorités ethniques, principales cibles de sa vindicte et de ses projets politiques démentiels.
Ainsi, les violences verbales et sociales de Donald Trump, qui lui tiennent principalement lieu de politique, ne pouvaient sans doute pas exclure qu'un jour ou l'autre, elles se retourneraient physiquement et violemment contre lui.