Une histoire des plus classiques... Mardi dans un labo à double tutelle Université-CNRS, mon disque dur rend l'âme. Evidemment, aucune pièce détachée n'est disponible dans le coin. Le manque chronique de budget fait qu'à son arrivée, un nouveau Maïtre de Conférence ou chercheur ne reçoit rien, pas même un ordinateur neuf, et il faudra qu'il se démerde. Mais bon, pour ce dsque dur, au lieu de me démerder tout seul je commets l'erreur d'en parler à un collègue qui déclare avoir aussi quelques problèmes avec son PC de 4 ans identique au mien. Mais attention, vendredi 29 novembre à 14 heures, la régie est bouclée, plus possible de commander quoi que ce soit jusqu'à la saint glin-glin, il faut faire vite. Et l'obligation de passer par les marchés publics rend la chose quasi impossible. Pendant que mon collègue se débat avec le système, je commande un disque dur de ma poche chez GROSBILL, 75 €, je le recois mercredi à 12h28 et je suis à nouveau opérationel dans l'après midi. Jeudi, nous connaissons les tarifs de la boite retenue par notre génial système de marchés publics pour le petit matériel informatique : 145 € le même disque dur... Nous sommes vendredi et je ne suis pas sûr que mon collègue recevra quoi que ce soit pour Noël.
Il parait que les universités sont en déficit. Elles auraient bien aimé recevoir les 3 milliards promis à la ville de Marseille. Il parait aussi que les présidents d'université vont recevoir une formation de l'ENA. Pas sûr que tout ira mieux... Mais finalement entre ceux qui commandent le DD à 145 € et les crétins qui le payent de leur poche à 75 €, ça fait une moyenne...