1.     Vous vous présentez à des élections prochaines. On vous connait peu. Qui est Florence Gabay ? Un parcours, une femme, un engagement ?

Je suis avant tout une femme de terrain, chef d’entreprise, mère de famille, et aujourd’hui engagée en politique auprès du mouvement 577 pour la France et à ce titre candidate aux élections législatives dans le 13 circonscription de Paris dans le 15e arrondissement. C’est un territoire que je connais bien pour y vivre désormais depuis plus de 10 années.

Comme tous les candidats du mouvement 577 pour la France, je suis issue - comme on dit - de la « société civile » ; je ne suis pas une professionnelle de la politique. J’exerce plusieurs activités professionnelles en parallèle, notamment au sein de l’Institut Robert Schuman qui un think tank pro-européen et humaniste doté du statut participatif au Conseil de l’Europe, ou auprès de l’agence d’information d’Afrique centrale.

 Le point commun de tous mes engagements : la relation aux autres. J’aime travailler au contact des autres, et j’aspire à ce que mes actions, dans le champ professionnel comme dans mon engagement politique, soient faites au service des autres et de l’intérêt collectif. 

 

 

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2.     Quel est votre programme pour l'avenir de votre arrondissement ? Quelles sont vos priorités et vos convictions ?

 

Je souhaite avant tout que la représentation nationale redonne aux Françaises et aux Français leur fierté et leur dignité : emploi, solidarité, égalité des chances, exemplarité de la vie politique et de nos institutions, sur tous ces sujets, les membres du mouvement 577 pour la France ont à cœur de faire entendre leur voix, pour que ces débats qui concernent tous les Français ne soient pas uniquement traités par des professionnels de la politique, aussi compétents soient-ils par ailleurs. 

A titre plus personnel, je suis convaincue que l'éducation est la clé de la réussite pour redresser notre pays et ouvrir à nos jeunes les portes du marché du travail, d’un avenir professionnel solide et au-delà, une insertion sociale de qualité et un accomplissement personnel. 

Si je suis élue députée en juin prochain, j’aimerais pouvoir m’impliquer sur des sujets que je connais bien, qui me tiennent à cœur et surtout pour lesquels j’ai le sentiment que je peux apporter mon regard et mon expérience : sur les sujets d’éducation, sur les relations internationales, en particulier avec le continent africain, et ou encore enfin sur les questions européennes.

 

3.     Aujourd'hui dans ce monde qui change, quelle est votre vision sur l'éducation, l'insertion, la lutte contre l'exclusion et l'aide à l'emploi ?

 

Ma vision est simple : l’éducation doit être remise au cœur d’un projet de société rénové pour la France. Deux chantiers doivent être menés en priorité : celui de la réforme de notre système éducatif et celui de l’accès à un emploi pour tous, quelles que soient vos compétences initiales. Notre système éducatif est non seulement inefficace mais inégalitaire comme le démontrent toutes les études et comparaisons internationales. Il est invraisemblable que l’Education nationale, qui concentre la plus grosse part du budget de la France, laisse chaque année près de 100 000 jeunes sortir du système scolaire sans diplôme et sans formation. C’est une perte de potentiel énorme pour notre société autant qu’un immense gâchis humain. Tout le reste en découle : difficulté d’insertion, de cohésion sociale, d’accès à l’emploi, d’accès à une formation, etc. 

Nous proposons au sein du mouvement 577 pour la France de mieux connecter l’école avec les réalités économiques et culturelles de nos territoires et de donner aux jeunes générations les savoirs et les compétences à maitriser pour comprendre les nouveaux enjeux du monde de demain. Cela peut se faire par des réformes très simples comme par exemple l’introduction dans les cursus scolaire d’apprentissages, à partir d’un âge qu’il conviendra de bien définir, des technologies et des réseaux numériques.

 

4.     Pour vous quels sont les rendez-vous stratégiques pour une France qui se met debout ?

Je suis convaincue que la France, qui dispose de nombreux atouts dans ses territoires, doit retrouver à tout prix la fierté d’elle-même et son influence sur la scène internationale, en commençant par Bruxelles.

Autre « rendez-vous » stratégique à ne pas manquer : celui de la révolution numérique. Notre économie et notre société sont traversées par des mouvements de fond dont on peine encore à mesurer les conséquences, que ce soit sur notre tissu productif, nos emplois, nos modes de vie.

Il faudra que les futurs décideurs nationaux puissent se forger une vraie vision de la conduite de ces changements pour permettre à notre pays de s’y adapter et d’en tirer le meilleur parti. Regardez par exemple à quel point nos modes de travail évoluent : télétravail, travail indépendant, numérisation des chaines de production…face à ces évolutions, la réforme de notre marché du travail et de la formation des travailleurs est un défi immense. Mais c’est une nécessité si l’on veut que notre pays continue de jouer à armes égales avec ses concurrents dans la compétition internationale. 

 

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