Le viagra "booste" les crimes de guerre en Libye

Des gamins face à des mercenaires "shootés" au viagra.

 

Le printemps arabe n’a pas finalement le goût et l’odeur du Jasmin qu’on aurait pu espérer. Les informations venant de Syrie sont déjà terribles à compiler avec plus de 500 morts et un usage systématique de la torture. Mais le comble se déroule en Libye. Là, encore on tue sans discrimination et les troupes de Kaddafi sont désormais lâchées dans une atmosphère de pure barbarie. La presse étrangère fait ses comptes d’horreurs et alors qu’on pouvait refuser d’envoyer des troupes au sol pour respecter un peuple souverain, les data qui reviennent de Misrata sont préoccupants.

 

Les troupes de Kaddafi seraient sous stupéfiants et pire encore seraient sous bonne dose de « viagra ». Ainsi le Dailymail qui n’est pas à son premier scoop sur ces horreurs contemporaines, revient sur les crimes de guerre en série qui sont perpétrés sous le regard affligé de l’OTAN. Plusieurs ONG ont ainsi rapporté des scènes de viol d’enfant de moins de 8 ans devant leur famille. L’inverse est aussi fréquent. Des enfants ont été obligés de voir l’assassinat de leur parent. On parle également d’enfant « bouclier humain ». Tout cela devient systématique comme pour meurtrir le plus possible la génération prochaine de Libyens. Les mêmes informations ont été ramenées de Benghazi, de Ruz Lanuf et des camps de réfugiés.

 

Michael Mahrt, le responsable de « Save the children » est inquiet et faisait part du fait que les témoignages de ces petites victimes sont toujours de la même veine. Il ressort que ces petites victimes rapportent donc soit les violences qu’elles ont vécues, soit que des petits garçons ou petites filles ont pu vivre… L’échantillon des témoignages est alarmant, car rares sont les zones du territoire libyen qui permettent de laisser la parole circuler… La tragédie lente et meurtrière fait donc des victimes bien plus lourdes que prévu. Car la systématisation de ces cibles particulière est en cours. Pour attiser la chose, ces violences sont boostées par du viagra visiblement distribué aux mercenaires du dictateur libyen. Le viagra est une molécule qui a déjà été testée sur des pilotes en Israel pour les capacités d’attention et de concentration qu’elle procure. Mais pour ce qui est de la Libye, la distribution de ces molécules s’accompagne de préservatifs et pour utiliser le viol comme arme de guerre : « Beating inside » c'est-à-dire tuer la personne de l’intérieur et visiblement les plus jeunes...

Selon enfin le Guardian, plus d’un million d’enfants sont pris dans la nasse libyenne. Environ 700000 sont concentrés à Tripoli. Tous sont en très grand danger selon « Save the Children». La guerre libyenne vient de changer de visage, elle a désormais le rythme de l’horreur. Alors que les gouvernements internationaux pouvaient se demander si une intervention au sol était légitime, il s’avère aujourd’hui qu’elle le devient pour faire cesser ces actes indiscriminés et barbares.

 

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