Ségolène Royal: rendre le pouvoir au peuple !

Si le parti socialiste n’est pas capable de voir qu’en 2007, qu’avec 17 millions de voix, elle a fait le record absolu de voix à une présidentielle pour une candidature de gauche, alors c’est grave !

Si le parti socialiste n’est pas capable de voir qu’en 2007, qu’avec 17 millions de voix, elle a fait le record absolu de voix à une présidentielle pour une candidature de gauche, alors c’est grave !

Et ce, d’autant plus qu’on retrouvait en train de festoyer avec Sarkozy au soir du 2e tour de la présidentielle les milliardaires qui ont pris le contrôle des principaux médias qui façonnent l’opinion publique http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-invites-du-President-au-diner-du-Fouquet-s_a80603.html Ce contrôle médiatique par le lobby financier est malsain pour la démocratie, parce que c’est un instrument de manipulation de l’opinion publique pour mettre leurs pions au pouvoir et servir leurs seuls intérêts, au détriment du plus grand nombre.

  • Une mascarade d’un pouvoir oligarchique. C’est d’ailleurs seulement ainsi, qu’il soit concevable que cette crise ait pareillement privatisé les bénéfices pour étatiser les pertes, au point que certains Etats soient désormais au bord du gouffre. La main invisible du libre-marché, c’est du pipeau, de l’intox, du mensonge, dès qu’il s’agit de marchés financiers. La seule morale de ces gens, c’est le profit, le pillage, au détriment de toute autre considération, le monde dusse-t-il en crever. Rien n’a changé avec la crise. On apprend même que le dernier scandale financier aurait été réalisé en spéculant contre la monnaie du pays qui venait de sauver la banque de la faillite !! Les milieux financiers ne sont aucunement dignes de diriger, ni les Etats et encore moins, le monde. Pourtant, dans les faits, ils ont ce pouvoir, grâce à toutes leurs marionnettes politiques, mises en place par leur manipulation de l’opinion publique. Il faut les dessaisir du contrôle des médias, rétablir une pluralité, une liberté des médias, afin que cesse ce déni de démocratie. Cette libération des médias est au programme de Ségolène Royal.
  • .Ensuite, la question purement économique. Ségolène Royal est la seule qui ait ce courage de sortir de la crise par le succès économique. La logique des marionnettes financières qui font payer aux peuples les crises de leurs commanditaires financiers, les politiques de rigueur toujours plus dures, ne marchent plus. Parce que les populations sont déjà exsangues. La Grèce est entrée en récession, les recettes fiscales s’en réduisent d’autant et la dette ne cesse de s’accroître, malgré la succession frénétique de plans d’austérité. Même, les financiers devraient être capables de comprendre que si la population est ruinée, elle ne consommera plus guère. Leurs sociétés couleront, faute de clients. Même, les richissimes financiers médiatiques, soutiens notoires de Sarkozy, comme Lagardère, Rothschild http://www.lepoint.fr/archives/article.php/30721 Bouygues, Arnault, Bolloré, Frère et autres Dassault http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-invites-du-President-au-diner-du-Fouquet-s_a80603.html, devraient voir qu’en mode survie, un être humain ne va pas se nourrir, ni de leurs médias, ni de la plupart de ce qu’ils commercialisent avec leur nombreuses sociétés ! Autrement dit, ce que veut concrétiser Ségolène Royal, une politique de relance de l’activité économique mettant l’accent sur son moteur principal, les PME (80% de l’activité économique) et les moyens financiers de la population, est la seule issue pour une demande intérieure forte, des rentrées fiscales suffisantes et un désendettement souverain de la France. Evidemment, qu’on ne va, ni augmenter les impôts de la population, ni celles des PME. Il faut au contraire chercher à réduire leurs charges. Il y a suffisamment de niches fiscales injustes et de dépenses inutiles pour équilibrer les finances publiques, sans s’en prendre, ni à la population, ni aux PME. Quant aux plus riches, ils feraient bien d’accepter qu’il soit plus intelligent pour eux d’accepter une Ségolène Royal, de la laisser faire au mieux pour son peuple et qu’ils fassent leur devoir en contribuant au mieux à l’effort général, plutôt que de vivre un scénario à la grecque ou une révolution ! Et, à voir l’évolution de marchés financiers à l’encontre de la France, ceux-ci l’ont déjà listée comme victime suivante, juste, après le Sud de l’Europe, anticipant ainsi une recapitalisation par une aggravation de l’endettement souverain.

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