Macédoine: une journaliste du Courrier des Balkans interpellée

Julia Druelle, envoyée spéciale du Courrier des Balkans en Macédoine, a été arrêtée lundi après-midi à Kumanovo par la police macédonienne, en compagnie d’un collègue néerlandais. Après avoir été transférés devant un juge, ils n’ont été relâchés qu’à 22 heures. Le Courrier des Balkans s’indigne de cette entrave au travail des journalistes.

Julia Druelle, envoyée spéciale du Courrier des Balkans en Macédoine, a été arrêtée lundi après-midi à Kumanovo par la police macédonienne, en compagnie d’un collègue néerlandais. Après avoir été transférés devant un juge, ils n’ont été relâchés qu’à 22 heures. Le Courrier des Balkans s’indigne de cette entrave au travail des journalistes.

Julia Druelle, en reportage à Kumanovo pour le Courrier des Balkans, a été arrêtée lundi 11 mai vers 14 heures peu après son arrivée en ville par la police macédonienne. Elle était en compagnie d’un journaliste néerlandais, Marcel van der Steen.

Tous deux ont été transportés au poste de police de Kumanovo au motif qu’ils ne possédaient pas d’accréditation des autorités macédoniennes. Après les avoir interrogés dans une ambiance « à la fois tendue et confuse », selon Julia, la police a voulu leur faire signer une déclaration selon laquelle ils auraient désobéi aux ordres de ne pas pénétrer dans une zone interdite du quartier assiégé ce week-end.

Selon le témoignage de Julia, aucun ordre ne leur a été donné. Au contraire, les deux journalistes sont entrés dans la zone délimitée par un ruban jaune sous les yeux d’un policier en faction. Leur apparence, le matériel vidéo et l’appareil photo qu’ils portaient les identifiaient clairement comme des journalistes étrangers.

Au poste de police, Julia et Marcel ont reçu la visite de représentants de l’OSCE. Ils ont également été en contact téléphonique avec les ambassades de France et des Pays-Bas, et avec le ministère des Affaires étrangères macédonien. Les deux journalistes ont refusé de signer la déclaration que la police leur soumettait.

À 21 heures, ils ont été transférés devant le juge. Une heure plus tard, ils étaient libérés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.


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