Les animaux malades du COVID

Si La Fontaine pouvait s’exprimer sur le scandale ahurissant de cette crise sanitaire, peut-être le ferait-il dans les termes ci-après...

Macron le lion lorgnait sur un joli royaume

Qui jadis était la patrie des droits de l’homme

Jeune et fougueux portant une belle crinière

Les animaux séduits le pouvoir lui confièrent

Et le roi couronné se mit à gouverner

Sur des sujets rétifs, trop peu inféodés

 

Chacun voulait sans bride, sans le moindre veto

Jouir paisiblement des droits fondamentaux

Le lion courroucé en début de mandat

Mesura les périls de cet art délicat

Qu’est celui de régner sur une populace

Qui de demeurer libre osait avoir l’audace

 

Le tyran rugissait, et les hyènes avec lui

En ministres serviles à son charme soumis

S’échinaient à trouver le moyen imparable

D’asseoir leur férule sur le peuple indomptable

Gilets jaunes et consorts il fallait les mater

Museler l’ennemi pour mieux le contrôler

 

C’est alors que survint aux portes du royaume

Un étrange animal, venant de Chine, en somme

Détestable virus qui offrit ses services

Que le lion recruta, ce afin qu’il sévisse

L’allié providentiel enfin était trouvé

Et le peuple naïf enfin allait céder

 

D’abord on le priva d’hydroxychloroquine

La ministre Buzyn n’était pas sa copine

Son forfait accompli, elle démissionna

Et de se justifier elle se dispensa

Le remède pourtant était fort efficace

Mais inapte à soumettre toute la populace

 

Vint l’heure d’imposer le port du masque et puis

C’est au confinement qu’ils furent tous soumis

C’est bien naïvement que tous les animaux

Crurent en la bienveillance de leur sire si beau

Ceux qui le critiquèrent, grands penseurs et juristes

Furent honnis et pire, taxés de complotistes

 

Macron le lion ainsi étendait son contrôle

Pas un seul animal n’osait jouer le rôle

De l’opposant bravant l’odieuse tyrannie

Sous peine de finir cloué au pilori

Joyeux Raoult Perronne en firent ainsi les frais

Car l’Ordre des toubibs au lion obéissait

 

Des campagnes aux forêts, des plages aux montagnes

Les animaux choqués, prièrent qu’on les épargne

Soucieux de conserver leurs droits fondamentaux

C’est alors par la ruse que le lion mégalo

Décida de faire taire toute contestation

Il jura haut et fort sa commisération

 

Le lion savait fort bien, habile tacticien

Que pour dissimuler ses plus noirs desseins

Un habile mensonge vaut mieux que vérité

Point de vaccin mes gueux, si vous n’y consentez...

Le lapin, la souris, de même que le loir

Furent amadoués par ce joli bobard

 

Aux animaux furieux d’être parqués, cloîtrés

Il refusa pourtant le droit de respirer

Au terme d’une année de stupides brimades

Le lion impitoyable fit porter l’estocade

Ivre de son pouvoir, et sans peur de l’outrage

Il soumit ses sujets à un odieux chantage

 

Par la voix de Castex, le putois catalan

Il annonça sans honte ses projets infamants

Aux animaux hagards qui ne pouvaient y croire

Il ordonna d’aller, sans l’ouvrir et dare-dare

Se faire vacciner sous peine de sanctions

Si sévères que meurt la moindre opposition

 

Sans piquouze il n’y aura pas d’échappatoire

Qui ne veut s’y soumettre abjure tout espoir

De vivre à nouveau libre, au royaume de France

Le lion et ses hyènes ont tué l’innocence

Adieu la liberté, adieu les droits de l’homme

Le pays de Macron est leur funérarium

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