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Billet de blog 9 déc. 2021

En finir avec la politique du roi manchot

Certes, je ne suis pas journaliste. Il faut dire que j'ai la chance de ne pas avoir l'ego surdéveloppé au point de penser que je détiens toute la vérité. Bien sûr, je n'ai rien à voir avec la politique. J'ai aussi la chance de ne pas aimer ma personne au point de croire que je puisse devenir un "guide" (un leader, un führer, un grand timonier...) pour une majorité électorale...

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Malheureusement, j'aime la vérité et ne plus jamais l'entendre aux informations me torture l'esprit au point d'en être réduit à écrire des billets sur un site aussi téléguidé que les autres.

Mais ce constat ne date pas d'hier.

Concrètement, cela a commencé pour moi en 1990 quand une gamine témoigna d'actions abjectes commises par l'armée irakienne à Koweït city. Tout était absolument faux. Cette menteuse était la fille de l'ambassadeur koweitien aux USA. Mais ce "témoignage" a permis de former une coalition pour déclencher une guerre orchestrée par les États Unis. Comme beaucoup, j'ai été choqué par ce témoignage mais, comme très peu, j'ai été horrifié par la vérité d'une guerre basée sur un mensonge.

A l'époque, on ne parlait pas encore de complot pour moucher ceux qui relèvent les aberrations des politiques et des médias. Mais comment qualifier ceci ? L'art de la guerre ? La fin justifie les moyens ? Ou alors, peut-on dire qu'une Nation entière a perdu son âme une fois de trop pour basculer définitivement vers le côté obscur de la force.

Et chez nous, dans ce beau pays qui est la France, inventrice des droits de l'homme (après la Corse de 1755 soit dit en passant) ?

Est-ce mieux ?

Souvenirs, souvenirs...

...de triste mémoire... Nous sommes en 2015, un vendredi 13... Des débiles profonds islamisés abattent des clients de bars, de restaurants et de salles de spectacles avec des armes de guerre, au nom de l'islam, cette prodigieuse "religion de paix" comme disait Bono, le chanteur de U2, au lendemain du massacre. Nous n'avons pas dû lire les mêmes passages. J'ai un coran à la maison et j'ai beau chercher, il prône définitivement la conquête permanente de l'esprit humain par un prosélytisme forcené et la soumission de tous les non musulmans. Religion de paix ? Non ! Voici une première vérité.

Quant à la deuxième vérité liée à cet évènement, elle est consternante.

Juste après les attentats de 2015, les 577 députés de l'assemblée nationale ont montré toute la valeur de leur représentativité réelle. Les voici tous réunis, fiers, déterminés, torses en avant devant l'adversité comme des capitaines entrainants leurs troupes en première ligne pour aller au combat, près à en découdre avec les terroristes, pour voter les premiers textes conduisant à l'état d'urgence.

Tous ? Non. Il en manquait 441 ! Une paille.

En rentrant dans le détail des votes, on en apprend un peu plus. 

  • Pour les députés socialistes, 110 présents pour 196 absents. 35%.
  • Pour la droite, le parti LR (Les Républicains mais pas ce jour là), 10 présents, 186 absents, 5%.
  • Parti UDI (Union des démocrates et Indépendants…), 2 présents, 27 absents, 6,9%.
  • Les écolos, 10 présents, 8 absents, soit 55, 5%.
  • Les radicaux, 3 présents, 15 absents, 16%.
  • Les communistes, 3 présents, 12 absents, soit 20%.
  • Le FN (Front national), 2 députés, 2 absents. 0%

Vous ne rêvez pas, ce sont effectivement les mêmes personnes qui vous montrent du doigt lorsque vous ne votez pas en vous traitant de mauvais citoyens. Quant aux médias, ils ne rentrèrent pas dans ces détails futiles, se contentant seulement de relater que le vote était entériné et que nous rentrions dans une ère que nous n'aurions pas à envier, chanceux que nous sommes, aux Américains du Patriot Act. 

Mais où était donc ces 441 députés ? Un jour aussi important où une assemblée démocratique (sur le papier) devait autoriser une seule personne à décider d'ordonnances personnelles tel un président de république bananière converti en médecin de la république, autoproclamé et plénipotentiaire ? Qu'ont-ils justifié ? Le retard de leurs trains ? de leurs avions ? De leurs voitures avec chauffeur ? Le weekend fut trop arrosé ? Il y avait du chou fleur à la cantine ? Du porc ? Les deux ?

Rentrons un peu plus loin dans ces votes.

Noël Mamère avait clairement exprimé le danger liberticide de voter l'état d'urgence alors pourquoi les écologistes ne furent pas au complet ce jour-là ? Proportionnellement, il est vrai, ils étaient les plus nombreux mais cela n'excuse rien.

Quant à la droite, les fameux républicains, on en rirait presque si 131 morts et des centaines de blessés n'étaient pas à déplorer. Sur les 10 présents, 1 vote pour, 6 contre et... 3 abstentions. Comme je l'ai fait ailleurs, je vais me permettre de citer ces trois là : Éric Ciotti, Georges Fenech, Guillaume Larrivé. 

Que jamais plus un journaliste ne leurs tende un micro pour qu'ils expriment leur avis. Quelle valeur peut-il avoir ?

Mais au delà de ce triste constat, on peut se poser des questions légitimes. Existe t-il encore des partis dans ce pays ?

La vérité, et tant pis pour vous si vous êtes parvenus à lire jusque là, c'est non.

Et vous avez fait vous-mêmes le cheminement intellectuel. S'il n'existe plus de parti, c'est qu'il n'existe pas plus de démocratie car ce que ce vote révèle aussi, c'est que tous ceux qui se sont érigés en opposants après l'adoption de l'état d'urgence, étaient absents le jour du vote.

Consternant. Si ces gens élus avaient respecté leurs sacerdoces, ils auraient pu faire barrage à la majorité, au moins temporairement.

Effrayant. Si la majorité n'a engagé que 110 députés, c'est qu'elle savait déjà qu'elle aurait personne en face d'elle.

Conclusion : non seulement les partis n'existent pas vraiment mais en plus, ils s'entendent tous entre eux pour se partager le pouvoir à votre insu, FN compris, dans un simulacre démocratique qui donne la nausée.

De l'état d'urgence à l'état d'urgence permanent...

Certes, il y a pire que nous. Les Américains subissent ces contraintes depuis 2001, un certain 11 septembre, le jour où les lois universelles de la physique gravitationnelle et de la matière furent bouleversées par une comète inconnue d'Allah ou peut être par un trou noir vicieux passant par là. Allez savoir.

Quand enfin, ils changèrent de président, on aurait pu penser que le Patriot Act disparaitrait car un président démocrate, donc de gauche, c'est beaucoup plus cool qu'un ancien alcoolo portant un bonnet d'âne en cours de mécanique des fluides. Alors, on vit apparaître un type venant de nulle part, métis, démocrate, avec une grande aisance médiatique qui inspira le rêve et une liberté retrouvée au peuple américain. Patrata !  Dès son accession au pouvoir, il prolongea les effets du Patriot Act. En 2014, il mit en place le "Freedom Act" qui, concrètement, ne changeait pas grand chose à la surveillance perpétuelle de ce monde mais rien que son nom sonnait comme une bonne mesure de gauche alors tout le monde applaudit. Dans la réalité, Obama pouvait se permettre de retirer un peu de pouvoir à la NSA quand, dans le même temps, les réseaux sociaux se développaient à une vitesse extraordinaire et que chacun y exposait déjà toute sa vie.

Ah oui, j'allais oublié. Un de ses grands succès fut aussi l'attaque du repaire secret de Ben Laden. Bien sûr, pas de témoin, pas de preuve, un grand effet d'annonce sur CNN, un cadavre jeté à la hâte dans la mer et tout le monde a déjà oublié que Benazir Bhutto avait témoigné de la mort d'Oussama Ben Laden assassiné par un certain Omar Sheikh longtemps auparavant. Son interview par Al Jazzera datait d'octobre 2007, elle fut assassinée en décembre 2007. Probablement encore une théorie du complot si on fait bien sûr abstraction du fait qu'un assassinat EST un complot. Pauvre Oussama Ben Laden, lui qui a si bien servi la CIA et dont la famille a été la seule autorisée à sortir des États Unis après le 11 septembre alors que tout le trafic aérien était bloqué.

Plus récemment, en France, un type arrivé de nulle part (encore!) parvient au pouvoir suprême en atomisant tous les partis politiques en quelques mois. Ce fut le plus beau concours de retournage de vestes qu'on a jamais vu dans ce pays. Tous les socialos-libéros-communo-écolos-radicaux se retrouvèrent unis derrière une bannière toute fraîche, LREM, la république en marche, que c'est beau. LREM ? Et pourquoi pas, LFEM ? La France En Marche ? Peur d'évoquer l'idée de Nation ? Ou alors peut être, la volonté de faire passer l'idéologie avant tout le reste.

Bref, il était jeune, il était mince, il était beau, il sentait bon le sable chaud et...Il était banquier. Il aimait les rappeurs et les agents de sécurité rapprochée. Mais surtout, il a une chance insolente. Les deux ténors concurrents, et très loin devant, dans les sondages, roulent au tapis, la même année, pré électorale. Si ça, ce n'est pas du bol, je ne m'y connais pas. 

Comme les américains, nous sommes sauvés, après tout, il a empêché Marine d'arriver au pouvoir, à moins que ce soit elle qui l'ait aidé, on ne sait pas vraiment.

Sauvés ? Pas tout à fait ! Le banquier Macron a gagné sa fortune dans une transaction entre Pfizer et Nestlé et, hasard incroyable, Pfizer, le laboratoire qui a été condamné à la plus grosse amende mondiale pour corruption, détient aussi un quasi monopole sur le vaccin du corona et a gagné en 2021 la bagatelle de 36 milliards de dollars avec un seul produit miracle. Alors autant dire que Pfizer est en terrain conquis ici ce qui facilite grandement la communication.

Ce qui restera de Macron dans l'histoire, c'est la crise sanitaire. 

Et ce qui est tout aussi gênant, c'est de faire perdurer un état d'urgence sanitaire doublé d'un Ausweis alors que nous sommes en présence d'une maladie qui a tué 0,06% (j'insiste) de la population mondiale dont l'immense majorité était des sujets âgés et/ou à haut risque. La grippe saisonnière fait parfois pire que cela, quand elle ne disparait pas comme ces deux dernières années... Et pourtant, nous ne bloquons pas le monde entier pour une grippe saisonnière et nous n'entravons pas la liberté de circulation. La maladie et la mort font parties de la vie.

C'est justement ce point qui m'amène à quelques réflexions.

La république est elle encore une démocratie ?

Le nations occidentales sont-elles des démocraties ?

Et puisque le mot "démocratie" est associé à la liberté d'action, de vote et d'expression. Peut-on encore dire que nous sommes libres après la triste expérience sanitaire de ces deux dernières années ?

Le vote.

Plus haut, je vous ai déjà parlé du vote. Certes, vous accomplissez des actes de votes mais finalement, nous pouvons être sûr d'une chose. L'homme qui se fait élire est capable de tout pour parvenir au pouvoir, y compris de mentir sur sa propre personne. J'aurais pu vous parler de tous ces secrets cachés de présidents que nous avons découverts après leurs élections et qui auraient probablement changé leurs issues si nous les avions su avant ou, disons le autrement, s'ils avaient eu l'honnêteté de les dévoiler. VGE et ses femmes, Mitterrand, Vichy et ses femmes, Chirac et ses femmes, Sarkozy et le pognon, Holland et ses femmes, Macron et ses ...?... et le pognon. 

Tel que je le conçois, je n'accorderais aucun vote à quelqu'un qui est capable de tromper sa propre femme. Ceux qui voient ici un moralisme désuet en seront pour leurs frais, ce n'est qu'une logique très élémentaire. Comment peut-on faire confiance à quelqu'un qui ment à la personne la plus proche de lui  ou qui se sert d'elle comme paravent électoral ? Ils ont une responsabilité énorme mais vous en avez une également. Si vous prenez Macron comme exemple, je serais curieux de savoir comment on peut voter pour un banquier d'affaire. En oubliant la crise des subprimes ? En occultant la spéculation qui met des économies entières à genou pour, parfois, renverser des états souverains ?

L'action, la liberté de circuler.

Vous voulez qu'on parle de la liberté d'action et de la liberté de circuler ? Vous êtes vraiment sûrs ? Je pense qu'au moyen âge, les gens se déplaçaient plus et plus librement qu'aujourd'hui. Les monarchies connaissaient la valeur de l'échange culturel et économique. Et si cela n'avait pas été le cas, la renaissance n'aurait jamais eu lieu. Aujourd'hui, nous avons le dieu internet qui permet de voyager les fesses vissées sur sa chaise. Le passe sanitaire et la propagande d'état font le reste. 60% de la communication des médias est basée sur les effets fantasmés du coronavirus. Au début de la "pandémie", la Suède n'a rien fait, n'a pas confiné. A t-elle disparu ? Et la Corée du Sud ? Tous les lieux d'échanges sont restés ouverts. A-t-on rayé de la carte le pays du yin et du yang ?

Non.

Croyez moi, ou pas d'ailleurs, si ces deux pays avaient connu un contrecoup terrible à leurs décisions, vous en auriez été les premiers informés. Les médias se seraient jetés dessus comme des morts de faim. Cela n'a pas été le cas, bien au contraire, ils sont restés en marge de l'information.

Vous n'êtes plus libres de circuler, c'est un fait entendu mais pouvez-vous vous exprimer ?

Liberté d'expression.

Qu'on ne vienne pas me dire que c'est encore possible. Chaque fois que vous le faîtes, si vous n'êtes pas dans la ligne du parti, vous devenez un complotiste, un populiste, un anarchiste, un fasciste et tous ces autres mots en "iste" qu'on retrouve régulièrement sur ce site même. Zemmour qui, je le rappelle, est Juif, est devenu une incarnation du fascisme dont une des pierres angulaires était l'antisémitisme. Et personne ne relève cela ! A-t-on encore le droit de défendre sa Nation de nos jours ? De parler d'identité nationale ? Sans se faire traiter de Nazi ? J'adorerais que ces gens qui ne veulent que de l'homme universel, sans saveur, ni odeur, aille prêcher leurs causes sur la place des Palmiers à Ajaccio en soutenant que l'identitaire est l'œuvre du diable en personne et qu'il faut être un gentil-tout-plein pour accéder au bonheur dans ce monde. Bon courage. Personnellement, je soutiens l'idée de Nation, de toutes les Nations, car j'aime visiter un pays en y découvrant autre chose, une autre façon de vivre, une mentalité différente, une culture vivante. Si c'est pour aller dans un pays musulman pour y boire du coca, entendre parler anglais et revoir, encore et encore, la même culture universelle qu'on essaie de nous vendre en permanence, très peu pour moi. 

En cela, pour toutes ces raisons, je refuse l'idée de partis et de regroupements idéologiques (religions comprises) qui ne servent qu'à une seule chose, vous endormir, en pensant que vous avez délégué vos pouvoirs à la bonne personne alors qu'en réalité, cette personne ne sert qu'elle même, en tentant publiquement de donner le change. A mon sens, ce système politique est mort comme tout ce qui porte le nom de république, il a été remplacé sournoisement par une oligarchie dont l'arme absolue est l'argent. Avec cette arme de destruction massive, vous pouvez tout acheter, tout corrompre ou tout détruire. Les médias, les marchés financiers, les entreprises, les gouvernements sont tous passés sous le joug de ceux qui contrôlent les règles monétaires. Qui sont-ils ? Je n'en sais rien et franchement,  pour l'instant, je m'en fiche. Ce que je vois surtout, ce sont des peuples qui souffrent de leurs identités perdus, de leurs familles explosées, de l'uniformisation de leurs modes de pensées, de l'uniformisation spirituelle, de l'uniformisation économique.

Mais cette souffrance va encore bien au delà. Elle touche au sentiment d'injustice, d'impunité et d'impuissance. C'est la raison pour laquelle les sociétés se fractionnent de l'intérieur. L'autre devient le bouc émissaire. On n'accepte plus un avis différent. L'autre n'est plus un être humain libre et autonome, il devient le porte parole d'une idéologie parce qu'on pense avoir tout compris, parce qu'on pense avoir déjà tout deviné de lui, jusqu'à ses intentions. A partir du moment où vous acceptez de rentrer dans une case politique, votre condition humaine ne compte plus. On ignore votre personnalité propre pour la remplacer par une idéologie généraliste. Ah, l'amalgame. Il n'y a pas que les dentistes qui s'en servent.

Pourtant, je pense que la solution est là, devant nos yeux et à portée de main. Quand un Allemand portait un uniforme, il était un ennemi. Quand il l'ôtait, on pouvait enfin voir en lui un être humain et vice versa. Il n'était plus un soldat mais un être parlant, peut être pas si éloigné et vice versa. L'idéologie est décidemment l'uniforme de l'homme esclave. Sa vocation est de proposer un combat permanent pour entretenir la séparation sous toutes ses formes. D'ailleurs, nos chers hommes politiques n'ont-ils pas tout fait pour séparer l'église de l'état ? Quand j'étais franc maçon, j'ai appris que la loi de 1905 était totalement d'inspiration maçonnique et reflétait un des plus grands succès de la FM.

A titre personnel, j'ai oublié ma sensibilité chrétienne, il y a bien longtemps. Alors, je pourrais me dire que cette loi fut une bonne chose mais je n'arrive pas à m'y résoudre. Pourquoi ?

Je vais me permettre de renommer cette loi qui va devenir, le temps de ce billet, la séparation de la spiritualité et de l'exercice du pouvoir. Tentons même de pousser le bouchon un peu plus loin et imaginons ceci : la séparation de la moralité et de l'état. Franchement, vous ne trouvez pas que c'est très actuel ? Que c'est exactement ce que nous vivons aujourd'hui ? Aucun des régimes que nous avons connu jusqu'à aujourd'hui, depuis que la France s'appelle ainsi, n'est allé aussi loin dans l'exercice du mensonge. Je persiste et je signe.

La solution existe, disais-je. Elle contrecarre tous ce qu'on tente de vous imposer aujourd'hui. Il vous suffit de retourner vers l'autre, votre voisin, votre prochain et de comprendre que tout ce qui vous préoccupe, le préoccupe aussi. Il n'est pas de gauche ou de droite, ni même des extrêmes dans son immense majorité. Sa sensibilité est simplement différente. Je ne parle pas ici de monstres sans foi, ni loi. Je parle de l'être humain normal, celui qu'on oublie et qui se réfugie derrière une idéologie dont il pense qu'elle reflète un peu sa pensée et qu'ainsi, il peut se sentir plus utile à son niveau. Pourquoi croyez-vous qu'on tente de vous cloisonner en fermant les lieux de vie, et les petits commerces ? Pour empêcher que vous vous parliez, que vous vous rencontriez. Pour que vous vous sentiez de plus en plus isolés et vulnérables.

Et ça marche !

Aujourd'hui, nous n'avons même plus de visage. Nous affichons nos baillons comme autant d'étendards bleus de la honte. Ce bleu azur qui était autrefois le symbole d'une vie au grand air, car, voyez-vous, le pouvoir aime l'ironie du sort, et sanctionne toujours sa domination outrancière par une symbolique de l'espoir. C'est ainsi qu'il fait toutes ses guerres au nom de la liberté mais oublie toujours de préciser laquelle : celle de spéculer ? Celle de forer ? Celle d'exploiter ? Celle de s'en mettre plein les poches ? Celle de jouir du malheur des peuples ? 

En étudiant un peu, on s'aperçoit que définir la liberté n'est pas une chose simple. Le Larousse lui-même propose des tas de définitions. Je n'ai pas parole d'évangile mais je pense que la définition la plus proche d'une vérité universelle serait de dire que la liberté, c'est de pouvoir agir dans la limite de ce qui ne nuit pas à l'autre. Cela demande du courage et de la volonté et c'est tellement actuel dans le débat sanitaire qui occupe toutes les têtes.

Les deux camps qui s'affrontent ne le devraient pas. Être favorable aux vaccins n'autorise pas à détester celui qui est défavorable et vice versa. Dans les deux cas, il s'agit d'une interprétation à un stade différent du concept de liberté. Les deux positions se valent. Comme toujours, il s'agit d'un problème d'information et de réception de celle-ci. Dans tous les cas, les vrais responsables de cette scission sont les médias qui n'ont jamais communiqué la vérité. Quand ils communiquent sur le nombre de détections de cas, ils jouent sur votre peur pour la bonne et simple raison qu'ils sortiront du chapeau un chiffre important. Depuis le début de cette "pandémie", il a fallu gonfler les chiffres. C'est la raison pour laquelle le référentiel n'était plus le pourcentage mais le "pour cent mille". Récemment encore, pour atteindre les même chiffres effrayants dépassants la centaine, il a fallu prendre la référence du "par million".

100 par million, cela fait plus peur que 10 pour 100 000 ou 0,1%. Si, en 2020, on vous avait dit que cette maladie tuait 0,1% de la population (dans le pire des cas), auriez-vous accepté d'être confiné pendant des mois ? Auriez-vous accepté de vous faire vacciner par contrainte ou par intimidation comme ce fut le cas et comme ça l'est encore aujourd'hui ? 

Je vais répondre pour vous.

Non.

Pourquoi j'ose dire cela, à votre place ? Parce que c'est déjà arrivé avec le H1N1. Vous vous êtes fait vacciner ? Non. Cette fois, ils n'ont pas commis les mêmes erreurs alors que je pense, même si je ne suis pas infectiologue, que le H1N1 était pire que le SARS Cov 2.

Alors quel rapport avec la liberté ? Ceux qui se sont fait vacciner (90 % d'entre vous) argumentent sur le fait de stopper le virus et par soucis de ne pas le transmettre à son voisin. C'est une intention louable. Mais la réalité montre qu'on n'arrête pas un virus. Surtout lorsqu'il est respiratoire.

Ceux qui refusent le vaccin, n'ont plus du tout confiance dans le pouvoir politique. ils trouvent l'expression de leurs libertés dans le fait d'être des opposants ou des lanceurs d'alertes car ceci est marqué ici, en toutes lettres : 

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements...

Vous voyez, vous êtes tous les deux, là, déjà en 1789. Il y a ceux qui se soucient des malheurs publics, et ceux qui se soucient de la corruption des gouvernements. Les deux sont liés pour empêcher que les droits de l'homme soient bafoués. L'association des deux forme l'unité d'un peuple. Mais pour que cela fonctionne, il faut un système informatif totalement indépendant de l'exercice du pouvoir. Et si vous voulez qu'il soit objectif, il ne doit pas être inféodé à une tendance de gauche ou droite ou de n'importe quel côté que ce soit. Comment on y parvient ? Cela demande à être réfléchi mais je sais une chose : on n'y arrivera jamais si nous-mêmes sommes des membres de partis politiques ou si nous reconnaissons qu'une idéologie peut passer au dessus des droits de l'homme. Idéologie ou religion d'ailleurs, c'est pareil.

Chaque fois que nous prenons une carte de n'importe quel parti, nous donnons un peu plus de crédit à un malade du pouvoir. Chaque fois, nous avouons que nous sommes des manchots dans un monde gouverné par un seul côté de nous-mêmes. Et si le destin de l'homme était de réunifier au lieu de dissocier ? Que sa main droite fonctionne de concert avec sa main gauche, son cerveau droit avec son cerveau gauche ? Sa spiritualité avec son action dans ce monde ? Un homme avec un femme ? Quel être humain nous aurions alors ! Qui pourrait berner cet être humain là, complet et libéré de ses peurs les plus basiques. Qui pourrait l'enfermer au nom d'une idée, d'une religion ou d'un virus à la c... ? 

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