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Billet de blog 30 nov. 2021

COVID 19...une prise de pouvoir à l'échelle mondiale

La dernière intervention du premier ministre a motivé l'écriture de mon premier billet sur Médiapart. Si j'ai bien compris, aujourd'hui, il faut s'aérer, ne pas rester dans des endroits clos, ouvrir ses fenêtres... Bref, pour lutter contre le virus, il faut tout faire sauf...se confiner.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pour que vous sachiez où vous mettez les pieds en lisant cet article, je tiens d'abord à me présenter.

Je suis un ancien de l'industrie pharmaceutique, j'ai fait 15 ans de lobbying actif pour un des plus gros laboratoires mondiaux de l'époque et j'ai participé à la mise sur le marché de vaccins créés à partir du génie génétique. Ma spécialité, c'était l'infectiologie principalement. Mes débuts m'ont enthousiasmé. Nos formations scientifiques étaient en béton armé au point que j'étais parfois le seul parmi une assemblée de médecins à comprendre avec précision les données d'études pointues que venaient exposer des chercheurs infectiologues.

Je ne vais pas me faire d'amis médecins aujourd'hui, je le crains.

Pour tout dire, je reste sidéré par les moteurs de la prescription médicale et je peux assurer à ceux qui liront ce billet qu'elle n'a parfois (souvent) rien de scientifique. Quand vous en arrivez à argumenter sur le goût, la taille du comprimé, la couleur de la boite, c'est que les patients qui vont ingurgiter ces produits ne sont pas vraiment malades.

C'est ainsi, par exemple, qu'on a inondé la population française avec des antibiotiques. Le moteur de ce succès commercial, c'est la peur. Le discours commence toujours par des patients avec des facteurs de risques ou de comorbidités associées qui nécessitent une surveillance plus stricte et un calcul de bénéfices/risques penchant systématiquement vers une prescription de protection. Avec  une certaine "sagesse" apparente, et parce que notre préoccupation est le "bien être du patient", promis, juré, craché, on oriente le discours vers le tout venant sans facteur de risque. Ainsi, un antibiotique normalement prescrit pour une infection bactérienne se retrouve aussi délivré dans une infection virale pour laquelle il n'aura absolument aucun effet. Uniquement pour couvrir un risque hypothétique de surinfection.

Médicalement parlant, c'est plus que discutable. Économiquement parlant, c'est très profitable. A la fois pour le médecin et pour le labo. (Vous n'imaginez pas comment un discours basé sur la peur et le doute peut avoir un effet positif sur les dividendes des actionnaires.)

En hiver, la vraie surinfection bactérienne est relativement rare par rapport à la bronchite virale ou au simple rhume. Et même en cas de surinfection, nous avons un truc génial qui s'appelle les défenses immunitaires. Mère nature nous a gâté. Certes, elle ne nous a pas encore épargné le passage par la mort obligatoire mais elle a permis à l'immense majorité de se défendre contre ces sales petites bébêtes.

Sales petites bébêtes ?

Pas si sûr. Ceux qui clament aujourd'hui "nous sommes en guerre" ignorent que les bactéries et les virus ont été les plus grands moteurs d'évolution animale et végétale sur cette planète. Sans eux, nous serions des traces de météorites stériles perdues sur un caillou qui ne le serait pas moins. Il y a encore quelques années le plus gros de notre ADN était qualifié d'ADN "poubelle" parce qu'il ne prenait pas une part active dans le génome. En effet, nos gènes ne représentent que 1,5% de la totalité de notre ADN.

Les 98,5% restants, vu que nous n'y comprenions rien, étaient relégués à un état de détritus du génome. Sauf que...

Sauf que nombre de séquences de cette décharge municipale génétique sont des séquences virales intégrées à notre ADN au point qu'on pense de plus en plus qu'elles ont été un moteur de transformation du vivant et pourquoi pas, de son évolution. Une sorte de plan architectural du vivant, en somme.

Bien plus fort encore, si nous remontons aux origines du vivant, nous découvrons de façon certaine des bactéries, les cyanobactéries, mais, les dernières études tendent de plus en plus à proposer une première étape virale difficile à prouver puisqu'il faudrait retrouver des fossiles attestant cette présence. C'était possible avec les cyanobactéries qui vivent en colonies dans des structures durables appelées "stromatolithes".

Quoi qu'il en soit, virus et bactéries sont liés par une lutte sans merci des uns contre les autres. Sans les virus, nous n'existerions pas. Les bactéries auraient saturé toute notre planète. 

Alors sales petites bébêtes ? Non.

Nous sommes en guerre...

Ceci est mal connaître le monde viral. Autant vous le dire tout de suite, le coronavirus ne disparaîtra jamais. Il a existé avant l'être humain et il survivra à notre autodestruction sans aucun problème. Ceux qui affirment qu'ils le feront disparaître, vaccination ou pas, sont des menteurs.

En ce qui concerne le (la) covid19, il est de plus en plus patent que son origine est humaine. Je me rappelle encore comment le professeur Montagnier fut pris pour cible lorsqu'il affirma ceci. Pourtant, aujourd'hui, un consensus semble général. Lorsqu'un généticien intervient sur un virus, il le fait exactement à l'endroit où le coronavirus a muté pour devenir le (la) covid 19. Des preuves formelles ? Vous n'en aurez probablement jamais. Il n'empêche qu'un jour, il était normal et que l'autre, dans une des rares villes au monde qui détient un laboratoire P4, il a muté pour devenir une forme de grippe agressive alors qu'il ne se manifestait que sous l'habit d'un rhume auparavant.

Heureusement, la nature n'est pas aussi perverse que l'être humain. Elle n'adopte jamais de stratégie de surenchère pour une raison simple : la survie. Comme n'importe quelle entité vivante de cette planète, l'idée est de proliférer. En tuant son hôte à coup sûr, un virus perd son potentiel  colonisateur. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle Ébola n'a jamais pu s'émanciper à l'échelle mondiale, il tue trop vite et trop bien son hôte et n'a pas le temps de muter pour amenuiser efficacement ses capacités létales. Par contre, le héros de ces deux dernières années a très vite appris que pour une reproduction maximale, il devait diminuer sa létalité.

C'est exactement ce qu'il fait depuis des mois avec des variants plus contagieux mais de moins en moins mortels. 

Mortalité ? 

Parlons-en justement.

Les derniers chiffres officiels de l'OMS font état de 5,2 millions de morts dans le monde. Nous sommes un peu moins de 7,9 milliards d'humains sur cette planète. Cela signifie que le covid 19 a tué 0,06% de la population (si tant est que tous ces gens soient réellement morts du corona...)

Parmi ceux-ci, 80% avaient plus de 75 ans.

Pour remettre cela en perspective, je tiens à rappeler un autre épisode qu'on peut qualifier de pandémie. De 1918 à 1921, une grippe soit disant espagnole (en réalité américaine) a tué entre 20 et 50 millions de personnes. Les estimations actuelles penchent beaucoup plus vers 100 millions de victimes alors que la population mondiale de l'époque est évaluée à 1,8 milliards. Faites le rapport. Cela représente 5,6% de la population générale tous âges confondus car cette grippe visait invariablement la personne affaiblie et celle qui était en pleine force de l'âge.

La grippe "américaine" a tué proportionnellement presque 100 fois plus que le corona.

Toujours dans un souci de perspective, selon l'OMS, en 2019, la gastro entérite a tué 1,5 million de personnes dans le monde. Vous en avez entendu parler ?

Comme le diabète sucré.

Les cardiopathies remportent la palme avec pratiquement 9 millions de morts. A t-on fermé les fast food ?

Bien sûr, tout ces morts sont regrettables. Si les entreprises de bouffe rapide ou les multinationales de l'agroalimentaire arrêtaient de saturer leurs produits de sucre, de sel et de gras, nous pourrions efficacement diminuer le nombre de décès dus aux cardiopathies et au diabète.

Avons-nous pour autant confiné ces industries ou lutté contre leurs publicités alléchantes ?

Non. Elles sont puissantes, très puissantes.

Pourtant,  avec presque deux fois moins de morts que les cardiopathies et le diabète réunis, 60% de toute la communication médiatique est focalisée sur le (la) covid 19.

Pourquoi croyez-vous que lorsque je m'adressais à un médecin, je mettais toujours les risques en exergue ? 

Pourquoi, pour une simple pathologie virale bénigne, je parlais de risques méningés engageant un pronostic vital ?

Pour exactement les mêmes raisons qu'on vous a vendu un vaccin, un passe sanitaire et des entraves à la libre circulation.

Avec d'énormes nuances toutefois.

Une otite, par exemple, cela ne fait pas peur. Cela n'engage aucune transformation sociale au point d'en arriver à confiner des centaines de millions de personnes. Pour que mon otite fasse peur, il faut qu'elle soit associée à une de ses rares complications, la méningite. Je n'en suis pas fier mais ce fut mon métier. Faire peur à un médecin pour qu'il transmette cette peur à ses patients mais surtout, pour qu'il prescrive un produit au delà de son indication première.

Mais avec le coronavirus, on a franchi un cap monumental. On a imposé un vaccin à tous les pays industrialisés. On a confiné des continents entiers alors qu'on nous dit aujourd'hui qu'il faut s'aérer... On impose aux gens de montrer patte blanche en exhibant un passe sanitaire que je n'hésite pas une seule seconde à qualifier d'Ausweis. Et tant pis si la référence à l'Allemagne nazie vous choque, le résultat est le même. Seuls les moyens de parvenir à cette aberration sont différents. On a détruit des pans entiers d'économies de proximité et favorisé la prolifération exponentielle de fortunes colossales, hors norme, sans la moindre morale élémentaire.

Le confinement a fini d'atomiser le couple. L'élément fondateur de l'humanité est en passe de disparaître, tout comme la notion d'identité. Et on appelle cela de la modernité, de la tolérance, de l'humanisme, de l'universalisme...

Il a achevé de fractionner l'humanité en clans idéologiques ne sachant plus écouter les pensées des autres et encore moins en tenir compte.

Ici même, sur ces pages, quand vous revendiquez une appartenance identitaire (je suis d'origine corse), vous devenez un facho, un nazi, un "extrême droitiste" qu'on ferait mieux d'enfermer. A force de classer les gens dans des catégories de droite, de gauche ou d'ailleurs, on en est arrivé à oublier que la personne qu'on a en face de nous est un être humain, comme nous, et qu'elle exprime peut être les mêmes préoccupations sous une forme différentes que des  marionnettes politiques (ou journalistiques), et je pèse mes mots, encouragent pourtant à marginaliser avec une violence verbale hors de tout propos.

Je trouve cette bêtise d'autant plus savoureuse que cette tolérance (ou intransigeance) de gauche est la même qui a accouché du parti nazi (National Sozialistische Deutsche Arbeiter Partei) dans les temps jadis. 

La prise en charge totale

L'homme qui ne se résout pas à admettre l'absurdité de cette situation coronavirienne est qualifié de complotiste, de sectaire, d'antivaccin et pire, d'assassin.

Voilà le monde qu'on a voulu en élisant "ces gens qui nous veulent du bien", et qui font tout pour votre bien en vous promettant que si vous vous laissez prendre en charge, vous serez heureux.

L'êtes-vous ?

Impossible.

On est heureux quand on se sent vivant. On est vivant quand on est en mouvement, quand on résout des situations difficiles, par nous-mêmes, quand on affronte nos peurs, quand on côtoie d'autres êtres humains, quand on construit un couple, une maison, une entreprise, un projet, bref, quand on passe outre les obstacles que la vie ne manque pas de poser devant nous. C'est cela la vie. 

Ce n'est en aucun cas ce que nous subissons aujourd'hui.

L'être humain ne se libérera de ses entraves qu'à partir du moment où il refusera d'être catégorisé et qu'il arrêtera de suivre la ligne directrice de n'importe quel parti comme le fait n'importe quel intégriste religieux. 

Cela parait étrange de dire cela après avoir parlé des leviers utilisés par l'industrie pharmaceutique mais j'ai une bonne raison. La maladie occasionne systématiquement la peur de la mort. Le médicament représente la prise en charge de la société pour soulager chacun de cette peur. Pourtant, nous allons tous mourir, tous, sans exception. 

Nous ne vivons plus pour construire notre vie en affrontant et en acceptant la fatalité de la mort.

Nous sommes devenus des morts vivants. 

Avez-vous remarqué quelque chose ?

Pendant que nous nous terrons chez nous ou que nous pleurons pour avoir l'autorisation d'aller boire un coup au bistrot du coin, tous les dirigeants du monde se sont mis d'accord sur les mêmes mesures prises en même temps. D'habitude, ils sont si prompts à s'entredéchirer par médias interposés voire par armées interposées. Là ? Non. Ils sont tous tombés d'accord pour entraver leurs populations. En même temps. Pour un virus qui a tué 0,06% de la population...

Pendant que les gens de gauche, de droite, du centre et des extrêmes s'entredéchirent, eux, ceux qui savent mieux que les autres, ont formé une sorte de pouvoir mondial qui a pris la même direction, en même temps, j'insiste, avec les mêmes mesures en outrepassant leurs bords politiques si tant est que ces bords existent vraiment dans leurs esprits.

Je dois probablement être complotiste mais j'ai beau chercher un moment dans l'histoire où c'est arrivé, je n'en connais pas.

Alors oui, j'ose affirmer que le (la) covid 19 est un prétexte sur lequel beaucoup ont sauté pour mettre en place un pouvoir mondial que la technologie actuelle a les moyens de maintenir en place.

Et tout cela au nom de votre bien.

Si vous voulez mon avis, ou pas d'ailleurs, nous n'en sommes qu'au début. 

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