Merci Uleski!

Dans le climat de plus en plus nauséabond (je ne parle pas du temps) qui sévit en France, il est remarquable (au sens premier du terme) que depuis quelques mois, quelques années, l'extrême-droite chasse sur les terres de la gauche radicale.

 

Avant que les copains-copines du Front de Gauche ne s'indignent d'un nouvel amalgame des 2 fronts, je leur précise que je n'en fais nullement d'amalgame et que ma première phrase indique bien que c'est une stratégie délibérée de l'extrême-droite. Nul doute que la plupart des gens de gauche ne sont pas dupes, mais je crains que certains se laisseront piéger.

 

S'appuyant sur les discours de quelques transfuges de la gauche comme Alain Soral et sur le sentiment anti-européen grandissant (né de politiques effectivement fortement contestables de l'Europe actuelle), l'extrême-droite développe de nouveau des discours s'attachant à la défense des droits sociaux qui rejoignent les thèmes traditionnels de la gauche. Pour qui regarde un peu l'Histoire, ce n'est pas une surprise. Le fascisme s'est toujours appuyé sur ce type de discours pour accéder au pouvoir. Ce n'est pas pour rien que le parti nazi s'appelait le Parti National-Socialiste.

 

Nous avons la chance d'en avoir une éclatante démonstration (vous comprendrez maintenant le titre de ce billet) en la personne de M. Uleski. La chance parce que cela nous permet de voir comment ce type de discours se met en place. Depuis quelques mois, en espérant que les abonnés ont oublié ses précédents écrits, M. Uleski joint sa voix aux protestations de gauche face aux politiques menées actuellement, en rajoute des couches supplémentaires, en appelle maintenant, les discours de l'extrême-droite n'étant jamais loin, à faire disparaitre le PS et EELV (curieusement ni l'UMP ni le FN).

 

Hélas pour lui, il est difficile de réfréner ses instincts. Excité peut-être par l'odeur du sang ayant coulé cette semaine, il perd le controle de cette stratégie. Et voilà donc que je t'explique que ce Clément l'avait bien cherché , que de toute façon c'est la faute au PS et que je te relance une série de billets sur l'éminente pensée d'Alain Soral.

 

M. Uleski, si vous me lisez, je crains que vous ne dévoiliez un peu trop tôt. Je ne vous salue pas.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.