A l'heure où tous les partis politiques s'étripent en interne pour investir des candidats aux législatives, oubliant de regarder par la fenêtre de leur chapelle pour voir ce qu'il se passe dans le vaste monde, il peut paraitre incongru de poser cette question, et ce dans un pays qui se targue d'être un des inventeurs de la démocratie moderne.
Pourtant dans un contexte européen de crise profonde, où la Grèce et l'Italie se voient imposer des gouvernements technocratiques, le doux susurrement de l'union nationale commence à se faire entendre.
Bayrou, bien sur, pour qui le thème de l'union nationale a toujours constitué un fonds de commerce. Tout comme Villepin.
Sarkosy aussi, qui pourrait trouver là une manoeuvre lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Enfin le troisième tenant de l'orthodoxie et l'austérité rigoureuse, Hollande, même si il n'en parle pas actuellement, pourrait bien se laisser tenter. N'a-t-il pas déjà fait quelques appels du pied vers Bayrou? N'a-t-il pas dans son équipe de campagne, Jouyet, socialiste qui fut des premiers gouvernements sarkosystes?
Car bien sur, à l'heure où tout le système tangue si dangereusement, il ne s'agit plus de savoir qui sera celui qui accompagne le fonctionnement de ce système mais bien de tenter de le perpétuer.