Ce 28 novembre, partout, même à Saintes (17), il y eu manif pour les libertés !

Ce Samedi 28 novembre, partout il y eu des rassemblements sous la bannière de la défense des libertés. À Saintes, un deuxième groupe a aussi battu le pavé : Les commerçants empêchés de travailler. Récit de cette journée depuis ce second point de vue :

Ce Samedi 28 novembre, partout, même à Saintes (17), il y eu manif !
La France s'est couverte de rassemblements et de marches sous la bannière de la défense des libertés.

À Saintes, entre La Rochelle et Bordeaux, deux groupes ont défilé dans les rues de cette ville moyenne de Charente Maritime.
D'un côté il y avait une marche des libertés, impulsée entre autre par la CGT, contre la loi sécurité globale et son cortège de dispositions dignes d'un état totalitaire ; de l'autre la marche "Si je meurs, ma ville meurt", initiée par Jean-Luc Chaigneau, patron du bar à bière La Graine d'Orge.

Sur le territoire national, c'est au total un demi million de personnes qui ont défilé (selon les organisateurs).
À Saintes, en cumulant le groupe des défenseurs des libertés et celui des commerçants, elles étaient 750 à s'être mobilisées (200 d'un coté et 550 de l'autre).

Ce second groupe se rassemble donc place Mendès France à 14h30. Le mot d'ordre de cette marche est pacifiste. Elle se définit comme un rassemblement des humains, affirme que tous sont essentiels, et se revendique comme non affilié à un parti ou un syndicat.

début manif © LSHT début manif © LSHT

Les slogans se font entendre dès le départ, et déclinent le thème que "Nous sommes tous essentiels". Jean-Luc prend le micro et défend l'idée que "Nous ne voulons pas la charité, nous voulons juste travailler".
Plus tard, le message se fait plus politique et on peut entendre "Jupiter ceux qui vont mourir te saluent !". L'ambiance est festive, les gens sont heureux de se retrouver, ou de se rencontrer. Les discussions vont bon train sous les slogans improvisés d'un organisateur qui l'est tout autant, mais assume bien son rôle.

Le cortège est comme d'habitude ouvert par une voiture de police. Le groupe d'environ 200 personnes prend d'abord le chemin du quartier de la gare, puis oblique vers l’artère commerçante principale de Saintes. En remontant vers le centre ville, des passants et commerçants applaudissent le cortège, certains lancent des encouragements pleinement assumés. Même les automobilistes ne semblent pas exagérément gênés par un groupe avançant à pas rapides et déterminés.

Arrivé au centre ville, prés du pont Palissy, le dispositif policier se fait plus important afin de réguler la circulation. Tout se déroule dans le calme, la posture des forces de l'ordre est assez accueillante. Une fois à leur niveau, les chants se taisent, et prennent place des applaudissement gardant le rythme des slogans. De légers hochements de tête sont même perceptibles du côté policier.

La jonction avec le « cortège militant » est prévue devant le palais de justice. À son approche, les mots du « cortège commerçant » se modifient et entame un rugissant « Macron Démission ! », quelques uns lancent de taquins "Jean-Luc président !".

Sous des applaudissement mutuels, les deux groupes inondent la route séparant le palais de justice de la rue piétonne. Devant le Bar Le Point Central, les manifestants chantent et dansent sur "On lâche rien" de HK Saltimbank, un grand classique des manifs traditionnelles.

L'heure limite autorisée en préfecture approchant, une foule composée de personnes issues des deux groupes prend la direction de la place Bassompierre, de l'autre côté du fleuve au pied de l'Arc Germanicus.

minute de silence © LSHT minute de silence © LSHT

C'est là que s'est finalement tenue la minute de silence en hommage aux commerçants s'étant ôtés la vie du fait des restrictions imposées par un pouvoir qualifié Outre Rhin d' "Absurdistan Autoritaire". (L'inquiétude concernant la nette dérive de l’Élysée gagne nombre de nos voisins)
Les pancartes des deux groupes restent plantées solidairement au pied de sapins de Noël décoratifs.
Côte à côte, on peut lire un appel à la défense des indépendants, et un avertissement "Les Mots de l’extrême droite au pouvoir : LREM = RN".

On sent bien que la dispersion se fait à contre cœur, quelques slogans fusent encore dans les rues, puis le calme revient... Pour le moment.
pancartes © LSHT pancartes © LSHT

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