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Billet de blog 25 févr. 2022

Réflexion sur la guerre d'Ukraine

Avec le déclenchement de la guerre en Ukraine, des questions se posent. Essayons d'avoir une vision large de l'évènement.

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L’armée russe peut elle réussir sa conquête de l’Ukraine ? Et qu’en fera-t-elle ?

La géographie tout d’abord.

L’Ukraine n’est pas la Géorgie, ni la Tchétchénie et encore moins la Syrie.

L’Ukraine est un pays d’environ 600 000 km², comparable à la France dans sa superficie. Elle compte un peu moins de 50 000 000 d’habitants.

Occuper un territoire aussi vaste et plus encore l’administrer n’est pas chose aisée. On a vu durant la guerre de Géorgie que si la Russie a pu prendre position sur une partie du territoire internationalement reconnu de la Géorgie c’est parce qu’elle s’appuie sur des entités séparatistes qui disposent d’une administration et sur une population qui peu ou prou est favorable à la présence russe.

C’est très différent de l’Ukraine.

Bien qu’une partie du Donbass soit favorable à la présence russe, le reste du pays à un fort attachement patriotique qui invalide la thèse du « faux pays » artificiellement créé. Même chez les russophones ukrainiens ce sentiment existe.

Cela ne veut pas dire que les Ukrainiens n’aient aucun sentiment de proximité et d’amitié avec le peuple russe, cependant il semble clair qu’il souhaite majoritairement son indépendance et pour certains cette indépendance passe par un rattachement avec le camp occidental, d’où la volonté d’intégrée l’OTAN et l’UE à terme.

La guerre, plutôt que de rapprocher les Ukrainiens d’avec la Russie va au contraire durablement créer un fossé politique. Une femme de la région de Marioupol interrogé par Le Monde parle d’un « coup de poignard dans le dos » de la part des « frères russes ». Cette formule est significative à mon avis du sentiment que beaucoup d’Ukrainien garderont de l’invasion russe, quel qu’en soit l’issue.

La population russe, gavée de propagande mensongère sur la « nazification » de l’Ukraine, l’illégitimité du gouvernement de Kiev et sur la prétendue attente de libération des Ukrainiens vont se réveiller avec stupeur (pour celles et ceux qui y croient).

La résistance de l’armée ukrainienne et la fuite de la population sont  la démonstration que les ukrainiens n’attendaient pas une quelconque libération. Les soldats russes seront les premiers à s’en rendre compte.

À noter que la population russe est habituée à ne pas croire la propagande, les sondages qui démontrent le soutien de la population russe à son gouvernement sont à prendre avec circonspection.

La proximité culturelle entre ces deux peuples slaves de l’est est plus une contrainte pour l’armée russe qu’un avantage dans ce contexte. L’armée ne peut se comporter de manière aussi brutale qu’elle l’a fait ailleurs (je ne justifie, ni ne cautionne aucune brutalité sur aucun peuple que ce soit, j’analyse simplement). Les précautions que prennent visiblement les Russes à éviter les victimes civiles la contraint dans son invasion (des victimes civiles dû à des bombardements sont a déploré, l’armée russe ne réussit pas à les éviter, comme aucune armée d’ailleurs).

L’armée russe semble toujours éviter d’entrer massivement dans les villes, à la fois car c’est dangereux militairement et également car c’est l’assurance de victimes civiles très importante, ce qui est politiquement dangereux pour le Kremlin.

L’autre point concernant les conditions de l’invasion c’est la résistance de l’armée ukrainienne. Certes, elle est moins nombreuse et moins bien équipée que l’armée russe et elle a perdu dès les premières heures la maitrise du ciel et de la mer mais elle est tout de même nombreuse et dispose d’une tradition militaire solide. De plus, elle se bat, son moral n’est pas affecté et elle ne fait pas défection, son patriotisme semble entier.

La population civile ukrainienne dispose d’un repli vers l’UE. La Pologne et la Roumanie, par exemple, s’organisent pour accueillir les réfugiés et elles bénéficient du soutien de l’Europe de l’ouest en la matière. Cela permet aux combattants ukrainiens de continuer à se battre sans le poids de centaines de milliers de réfugiés et de soulager l’Ukraine de la prise en charge de déplacés intérieurs. Bien qu’à ce stade il est trop tôt pour savoir si ce sera tout à fait efficace.

L’Ukraine peut-elle être durablement occupée ?

Cela semble difficile, tant la population ukrainienne refuse la vassalisation ou même l’annexion par la Russie. Cette dernière pourrait se retrouver dans une situation à la syrienne. La Syrie occupait militairement la Liban durant plusieurs années et a fini par rapatrier ses troupes sous la pression de l’opinion libanaise.

Si le Kremlin vise véritablement le changement de gouvernement et qu’il y réussit, combien de temps cela va-t-il tenir ? Sans force militaire pour faire pression, les gouvernements finiront par tombés comme ils sont déjà tombés. Cela semble l’objectif premier mené par le Kremlin tant la pression sur Kiev est importante à l’heure où j’écris ces lignes (À cela s’ajoute l’appel de V. Poutine au renversement du président de l’Ukraine par l’armée de l’Ukraine).

Va-t-il y avoir annexion d’une partie du territoire ukrainien ?

Cela semble envisageable au regard des mouvements de troupes russes. Elles évitent la confrontation sur la ligne de front du Donbass et se concentrent dans le nord et le sud du pays.

En attaquant Kiev, le Kremlin cherche à faire tomber le gouvernement ukrainien mais les autres mouvements montrent une volonté de contrôler la rive gauche du Dniepr, le fleuve qui sépare l’Ukraine en deux, et peut-être également le contrôle d’Odessa au-delà du Dniepr et ainsi faire la jonction entre le Donbass, la Crimée et la Transnistrie. Ce qui permettrait de dégager la Crimée et le Donbass de leur dépendance d’avec le reste de l’Ukraine pour leurs ravitaillements en eau douce et en électricité.

Encore une fois, si l’on considère que la majorité de la population souhaite son indépendance en tant que nation ukrainienne c’est une opération compliquée. L’exemple Criméen ne me paraît pas reproductible. On a certes critiqué à juste titre la tenue du référendum sur le rattachement à la Fédération de Russie, qui s’est déroulé dans des conditions non conformes au droit, mais même si cela avait été le cas, on peut imaginer que le résultat n’aurait pas été très différent.

Il faut noter que l’attachement du Donbass et de la Crimée n’est pas une uniquement dû à un sentiment d’appartenance au peuple russe mais également à des liens économiques avec la Russie qui existaient antérieurement à 2014 (sans compter le statut particulier de la base russe de Sébastopol).

La situation est différente pour le reste de l’Ukraine. Je le répète, même parmi celles et ceux qui sont attachés à la relation avec le peuple russe, le sentiment d’être Ukrainien existe et les discours sur le long court de l’histoire du pays servant à expliquer que l’Ukraine n’est qu’une construction artificielle n’y changeront rien. Toute nation est un produit de l’histoire humaine, l’Ukraine ne fait pas exception.

De plus, le contrôle ou l’annexion de la rive gauche du Dniepr rend le reste de l’Ukraine dépendant de la Russie pour son eau potable et son électricité et la coupe de terre à blé parmi les meilleurs du monde. Ce qui la place dans une situation intenable et inacceptable pour son indépendance.

L’occupation pourrait avoir un bilan humain terrible pour l’armée russe et le peuple ukrainien si une guerre de guérilla couplée avec une résistance de l’armée ukrainienne pourrissait la situation militaire. De plus, une guerre coûte chère et même si la Russie dispose de réserves financières elles ne sont pas infinies.

Concernant la géopolitique de la Russie.

Depuis plusieurs années, la Russie a vu dans son « étranger proche » des révolutions qui ont renversé des gouvernements qui lui étaient alliés. On a appelé cela des révolutions de couleurs.

On peut toujours gloser sur le fait que ces révolutions auraient été orchestrées ou, pour le moins, soutenues depuis l’étranger (les États-Unis et ses alliées étant traditionnellement visés dans ce genre d’accusation) aucune révolution ne peut durablement tenir si elle ne bénéficie pas d’un soutien dans la population.

Or, on ne peut que constater que l’aspiration à la liberté, à la prospérité et à la dignité contre des régimes autoritaires, corrompus et gérant les pénuries ont été les moteurs de ces révolutions.

La Géorgie a été le cadre d’une de ces révolutions, plus ou moins victorieuse, l’Ukraine également et la Biélorussie a vu une tentative de révolution démocratique être étouffée.

Ce point est important car à mon avis cette dernière a été pour le Kremlin une alerte au moins aussi importante que les révolutions ukrainiennes de 2004 et 2014.

La perte de la dernière alliée de la Russie en Europe aurait été un camouflet terrible.

La Russie a vu s’élargir l’OTAN sur son flanc ouest depuis les années 90 et elle l’a accepté de facto durant des années, comprenant que les anciennes républiques populaires et les pays baltes ne pouvaient durablement faire partie de sa sphère d’influence après la chute de l’URSS (bien que le deuxième élargissement à l'est, comprenant les pays baltes, la Roumanie et la Bulgarie par exemple ait déjà été très mal vécu au Kremlin).

L’alerte a été plus grave quand les pays de « l’étranger proche » ont cherché à se rapprocher de l’OTAN et de l’UE, vu par Moscou comme l’intégration définitive à l’Occident et donc à la sphère d’influence américaine. C’est en particulier alarmant de son point de vue dans le cas de L’Ukraine et de la Biélorussie.

Pays slaves, parmi les plus peuplés et les plus industrialisés de l’ancienne URSS et puissances agricoles importantes, leur intégration dans les systèmes militaires et économiques de l’Europe de l’ouest est impensables pour la Russie.

S’ajoute à ce constat géopolitique, la mentalité de « forteresse assiégée » qui est le syndrome psycho géopolitique de l’État russe depuis plusieurs siècles et en particulier depuis la guerre civile de 1917-1922. Non seulement les Russes se sont battus entre eux, mais le pays a vu les armées des principales puissances de l’époque intervenir à ses frontières (bien que de manière limitée en fin de compte, mais les contemporains de ces évènements ne pouvaient le savoir).

Il faut aussi repenser aux humiliations des années 90, quand la Russie s’est appauvrie très rapidement, générant un chaos terrible dans un pays qui fut le deuxième du monde au classement global des puissances. L’humiliation n’est pas due qu’à une perte de l’empire mais à un affaiblissement interne auquel Vladimir Poutine a répondu à sa manière.

Concernant l’autonomie stratégique de la Russie.

Pour sortir de sa dépendance économique, la Russie a misé sur ses ressources naturelles riches en hydrocarbures et minéraux. Certes, elle s’est enfermée dans un modèle d’économie extractive (industrie de guerre et nucléaire mise à part) mais cela lui a permis de se désendetter et même d’accumuler des réserves financières très importantes, estimé à un ordre de deux ans et demi de son budget fédéral.

De plus, elle a bénéficié du décollage massif de la Chine qui durant la décennie 2000 a accéléré fortement sa période de quarante glorieuses. L’alliance stratégique économique avec la Chine s’est renforcée dernièrement par l’ouverture d’un gazoduc entre la Sibérie et la Chine du nord et la signature d’un contrat de grande ampleur concernant la vente de gaz (le gazoduc « Force de Sibérie »).

On ne peut pas dire si aujourd’hui la Chine pourra remplacer les clients européens de la Russie mais tout du moins cela desserre l’étau économique qui faisait depuis longtemps de l’Europe une sorte de monopsone relatif de la Russie. En réalité, le commerce de la Russie avec l’Europe représente environ la moitié de son commerce extérieur. Et les gazoducs et oléoducs tournés vers l'Europe ne peuvent être détournés de leur destination pour envoyer du gaz et du pétrole en Chine ou ailleurs.  

Concernant les finances, la Chine dispose de réserves parmi les plus importantes du monde et pourra sûrement en partie répondre aux besoins russes. C’est plus compliqué concernant les biens technologiques, bien que la Chine produise énormément de ces marchandises elle ne produit pas tous les types de biens technologiques, elle-même dépendant de l’Europe, de l’Amérique du nord et des démocraties asiatiques.

Les sanctions annoncées vont donc affaiblir l’économie russe, mais celle-ci disposent de voie de contournement et de réserve pour y faire face, au moins en partie et pour un temps.

À noter également que cette situation va rendre la Russie encore plus dépendante de la Chine qu’elle ne l’était auparavant. Ce qui pose un problème géopolitique majeur pour la Russie et par ricochet pour ses adversaires.

Concernant l’Europe.

Si Vladimir Poutine envisageait de diviser et d’affaiblir l’Europe et l’OTAN il me semble qu’il a échoué.

L’Europe se retrouve dans sa plus grave crise géopolitique depuis la Guerre froide et peu ou prou elle est unie dans ce défi. Elle décide de sanction en commun et aucun pays ne fait défaut (même en comptant des divergences sur l’importance ou le rythme des sanctions). De plus, si des partis politiques mettaient en avant la nécessité d’un rapprochement avec le Kremlin voir même un retournement d’alliance voyant leur pays se détourner de l’alliance atlantique pour une hypothétique alliance avec la Russie, cette position va être durablement assourdi par l’invasion de l’Ukraine.

De plus, les dirigeants européens et les nations elles-mêmes vont de nouveau être confronté aux faiblesses stratégiques du continent, tant en matière d’approvisionnement en matières premières, qu’en moyen énergétique et en capacité de production industrielle mais également dans le domaine militaire.

Il ne faut pas tomber non plus dans le catastrophisme ou la dépréciation de soi, l’Europe dispose de capacités importantes en la matière mais elle dépend trop de l’extérieur dans des secteurs stratégiques (elle n’est pas la seule, nous sommes dans une ère d’interdépendance forte entre les continents).

L’Otan elle-même retrouve sa vocation première d’organisation militaire du continent européen.

On peut déplorer que cette organisation passe par l’acceptation d’un hégémon extérieur au continent en l’occurrence les États-Unis, mais c’est la seule organisation militaire collective, effective et fonctionnelle que connaît le continent. (C’est peut-être d’ailleurs parce que l’hégémon est extérieur au continent que cela fonctionne, ça évite de choisir une puissance meneuse parmi les continentaux).

Les Européens vont devoir se poser la question de leur sécurité dans tous les domaines stratégiques. L’ère de la mondialisation heureuse durant laquelle l’Europe était une île de liberté et de prospérité en sécurité et en paix semble révolue. Il faut trouver des solutions pour desserrer les contraintes, en particulier en matière d’énergie et de biens stratégiques.

Des conséquences économiques importantes se font ressentir dans le monde.

La Russie tout comme l’Ukraine est un gros exportateur de biens agricoles, comme le blé et l’huile. La coupure des exportations affecte les prix et génère de l’inflation mais plus grave encore elle menace certains clients de ces pays qui sont importateurs net de biens agricoles.

Si des pays du sud de la Méditerranée, comme l’Égypte, voient leur approvisionnement en nourriture se tarir, il y a des risques d’émeutes de la faim et d’instabilité politique dont on ne peut connaître les résultats et conséquences.

L’Ukraine est bien sûr la première victime de cette situation à plus d’un titre, pas seulement économique mais également politique et surtout humainement (ou socialement), une guerre sur son propre sol ne la laissera pas indemne.

La Russie est la deuxième frappée, vient ensuite l’Europe et après l’ensemble du bassin méditerranéen par ricochet.

En conclusion, la situation reste imprévisible et on ne sait comment l’affaire va se terminer mais des conséquences graves vont en ressortir et au premier chef pour les belligérants.

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