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Billet de blog 2 septembre 2015

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Quand le découvreur du syndrome de Münchausen par procuration a envoyé une femme innocente en prison.

Récemment, on a vu dans le cas d'enfants autistes une mobilisation des associations contre des psychiatres osant demander la séparation des enfants de leur cellule familiale en raison du fait que les mères n'invoqueraient l'autisme de leur enfant que pour se faire remarquer du corps médical, ce qui dans le langage psy se nomme syndrome de Münchausen par procuration. Cette thèse suppose que l'autisme n'existe pas ou que l'enfant ne l'est pas mais avantage non négligeable fait l'économie de le démontrer. L'avantage d'une telle invocation réside qu'elle est indémontrable, qu'elle repose sur la parole d'un psychiatre qui dit ou sous entend que l'enfant n'est aucunement atteint d'autisme avec cette difficulté que chez les psychiatres français l'autisme en tant que tel n'existe pas. Un peu si en d'autres temps un juge avait demandé à l'église si la terre tournait autour du soleil pour rendre son jugement. Bref l'honorabilité de l'expert diplômé prime sur la présomption d'innocence de la mère mise en cause comme si les préjugés, le refus de suivre les standards scientifiques ne pouvaient l'atteindre.Ce que beaucoup ignore, c'est que le pédiatre américain "découvreur" de ce syndrome, Roy Meadow, a fait envoyer en prison une mère de famille victime de la mort subite de ses deux nourrissons à deux ans d'intervalle en tenant devant le tribunal des raisonnements statistiques aberrants pour démontrer que dans le cas de morts subites de nourrissons multiples dans une même famille, il n'y aurait eu qu'une chance sur 73 millions pour que cet évènement soit le fruit du hasard et non de l'intervention humaine, bref il ne pouvait s'agir que d'un crime. La maman n'avait qu'une chance sur 73 millions d'être innocente aux yeux des jurés. Mise en prison, puis innocentée car le père a pu démontrer que le calcul était faux et prouver que le second bébé était atteint gravement d'un staphylocoque doré non détecté, la pauvre maman ne s'en est pas remis et se noyant dans l'alcool est morte quatre ans plus tard.Le présupposé de son calcul était que les deux évènements concomittants, la mort de leurs deux nourrissons à deux ans d'intervalle survenant dans cette même famille, étaient des évènements bien séparés et ne pouvant relever de causes médicales.Telle est la référence ultime des experts psychiatres qui réclament aux juges que les enfants soient séparés de leur mère lorqu'elle prétend qu'ils sont atteints d'autisme, un pédiatre qui a envoyé une femme innocente en prison en déroulant devant un tribunal un raisonnement dépourvu de caractère scientifique.Qui se ressemble s'assemble.Voilà ce qui arrive quand on jette la science médicale par dessus bord, l'on révèle ses préjugés y compris contre les mères.A noter que c'est le même schème de raisonnement mental en oeuvre quand on invoque le syndrome de Mûnchausen par procuration, il ne peut absolument pas y avoir une cause médicale à la contestation d'un diagnostic posé pa run spécialiste. Tout donc sauf de la science.Les juges devraient déclarer que l'expertise se référant à ce syndrome de Münchausen par procuration est tellement fourre tout qu'elle n'est pas recevable car son auteur s'en est toujours pris qu'aux mères sans démonstration scientifique (ou alors il faut séparer toutes les mères juives pieds noirs de leurs enfants) y compris jusqu'à envoyert une d'elle en prison en délivrant à un tribunal une démonstration complètement erronnée et pseudo scientifique, ensuite qu'il existe une nomenclature OMS où sont répertoriés l'ensemble des troubles du spectre autistique et au moins avant que d'affirmer que l'autisme de l'enfant sort tout droit de l'imagination de la mère il convient d'expertiser si l'enfant concerné correspond à cette description.Bref que le tribunal doit être avant tout le lieu de la recherche de la vérité et non le lieu d'un règlement de comptes entre psychiatres de l'ancienne école et spécialistes de l'autisme sur le dos des familles et contre la protection de l'enfance qui si il ne prend garde à son rôle d'arbitre ne recevront pas les soins adaptés à leur état.Ainsi va le monde sans trop se poser de question en rouleau compresseur écrasant les plus en difficulté avec l'assentiment benêt du plus grand nombre, vers l'obscurantisme.source, le résumé du livre "Les Maths au tribunal" publié par une directrice de recherche au CNRS, Leila Schneps et sa fille Coralie Colmez également chercheuse au CNRS sur le site le point.frhttp://www.lepoint.fr/justice/les-maths-au-tribunal-du-calcul-incorrect-a-l-erreur-judiciaire-01-09-2015-1960920_2386.php

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Récemment, on a vu dans le cas d'enfants autistes une mobilisation des associations contre des psychiatres osant demander la séparation des enfants de leur cellule familiale en raison du fait que les mères n'invoqueraient l'autisme de leur enfant que pour se faire remarquer du corps médical, ce qui dans le langage psy se nomme syndrome de Münchausen par procuration. Cette thèse suppose que l'autisme n'existe pas ou que l'enfant ne l'est pas mais avantage non négligeable fait l'économie de le démontrer. L'avantage d'une telle invocation réside qu'elle est indémontrable, qu'elle repose sur la parole d'un psychiatre qui dit ou sous entend que l'enfant n'est aucunement atteint d'autisme avec cette difficulté que chez les psychiatres français l'autisme en tant que tel n'existe pas. Un peu si en d'autres temps un juge avait demandé à l'église si la terre tournait autour du soleil pour rendre son jugement. Bref l'honorabilité de l'expert diplômé prime sur la présomption d'innocence de la mère mise en cause comme si les préjugés, le refus de suivre les standards scientifiques ne pouvaient l'atteindre.

Ce que beaucoup ignore, c'est que le pédiatre américain "découvreur" de ce syndrome, Roy Meadow, a fait envoyer en prison une mère de famille victime de la mort subite de ses deux nourrissons à deux ans d'intervalle en tenant devant le tribunal des raisonnements statistiques aberrants pour démontrer que dans le cas de morts subites de nourrissons multiples dans une même famille, il n'y aurait eu qu'une chance sur 73 millions pour que cet évènement soit le fruit du hasard et non de l'intervention humaine, bref il ne pouvait s'agir que d'un crime. La maman n'avait qu'une chance sur 73 millions d'être innocente aux yeux des jurés. 

Mise en prison, puis innocentée car le père a pu démontrer que le calcul était faux et prouver que le second bébé était atteint gravement d'un staphylocoque doré non détecté, la pauvre maman ne s'en est pas remis et se noyant dans l'alcool est morte quatre ans plus tard.

Le présupposé de son calcul était que les deux évènements concomittants, la mort de leurs deux nourrissons à deux ans d'intervalle survenant dans cette même famille, étaient des évènements bien séparés et ne pouvant relever de causes médicales.

Telle est la référence ultime des experts psychiatres qui réclament aux juges que les enfants soient séparés de leur mère lorqu'elle prétend qu'ils sont atteints d'autisme, un pédiatre qui a envoyé une femme innocente en prison en déroulant devant un tribunal un raisonnement dépourvu de caractère scientifique.

Qui se ressemble s'assemble.

Voilà ce qui arrive quand on jette la science médicale par dessus bord, l'on révèle ses préjugés y compris contre les mères.

A noter que c'est le même schème de raisonnement mental en oeuvre quand on invoque le syndrome de Mûnchausen par procuration, il ne peut absolument pas y avoir une cause médicale à la contestation d'un diagnostic posé pa run spécialiste. Tout donc sauf de la science.

Les juges devraient déclarer que l'expertise se référant à ce syndrome de Münchausen par procuration est tellement fourre tout qu'elle n'est pas recevable car son auteur s'en est toujours pris qu'aux mères sans démonstration scientifique (ou alors il faut séparer toutes les mères juives pieds noirs de leurs enfants) y compris jusqu'à envoyert une d'elle en prison en délivrant à un tribunal une démonstration complètement erronnée et pseudo scientifique, ensuite qu'il existe une nomenclature OMS où sont répertoriés l'ensemble des troubles du spectre autistique et au moins avant que d'affirmer que l'autisme de l'enfant sort tout droit de l'imagination de la mère il convient d'expertiser si l'enfant concerné correspond à cette description.

Bref que le tribunal doit être avant tout le lieu de la recherche de la vérité et non le lieu d'un règlement de comptes entre psychiatres de l'ancienne école et spécialistes de l'autisme sur le dos des familles et contre la protection de l'enfance qui si il ne prend garde à son rôle d'arbitre ne recevront pas les soins adaptés à leur état.

Ainsi va le monde sans trop se poser de question en rouleau compresseur écrasant les plus en difficulté avec l'assentiment benêt du plus grand nombre, vers l'obscurantisme.

source, le résumé du livre "Les Maths au tribunal" publié par une directrice de recherche au CNRS, Leila Schneps et sa fille Coralie Colmez également chercheuse au CNRS sur le site le point.fr

http://www.lepoint.fr/justice/les-maths-au-tribunal-du-calcul-incorrect-a-l-erreur-judiciaire-01-09-2015-1960920_2386.php

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