Les pilotes mettent en péril leur compagnie qui va tout droit à la faillite en refusant toute réorganisation du travail, ils sont payés 10.000 euros par mois en moyenne pour bouffer du décalage horaire. La direction au lieu de prendre à bras le corps cette question s'en prend aux smicards personnel au sol qui gagnant dix fois moins ont pourtant pour leur part négocié et accepté un plan de réformes visant à la hausse de la productivité, mais dont l'exécution ne peut se faire du fait du blocage des pilotes qui refusent de négocier toute réforme.
Bref encore une fois dans cette france sclérosée, la petite bourgeoisie qualifiée protège son portefeuille au détriment des salariés de base.
Quand le personnel au sol, avant cette mesure de licenciements, furieux de voir le président du syndicat des pilotes appeler à l'unité derrière sa volonté de ne rien négocier, affirmait qu'il n'avait pas intérêt à se pointer au self pour diffuser son tract, s'en prendra aussi à ceux-ci et à la direction complice, là ils défendront leurs propres intérêts, là on pourra applaudir car la direction d'air france n'est pas seule en cause.
Ne pas toucher à la hiérarchie sociale, cause du problème, en s'en prenant à la seule direction de la compagnie, tel est le paradoxe de cette colère soupape de sureté de l'ordre social.
En plus il y a des admirateurs, ah les cons.