Une vie est partie, à 150 mètres de mon lieu de travail, le plus angoissant étant d'être sûr que quand les tirs finiraient que cette vie là cesserait. Quelque ignominie qui ait pu être commise, c'est notre responsabilité à tous de l'avoir laisser ainsi partir vers ces atrocités.
Le temps de se remettre au travail mon épouse me prévenait que ma mère était hospitalisée d'urgence à Purpan.
Une personne ayant reçu vingt tirs répartis dans les bras et les jambes selon le résultat de l'autopsie a-t-il besoin d'une balle dans le dos et la tête pour être neutralisée ? La priorité de le prendre vivant aboutit à un assaut direct armes à la main face à quelqu'un qui a exprimé le désir de mourir en combattant. Marine Le Pen a aboyé le matin même : "ils hésitent à donner l'assaut à cause de la réaction de certaines cités", ceci n'a-t-il eu aucune incidence sur le renversement de stratégie, Guéant n'est-il pas revenu pour cette raison ? Il n'y a que des incohérences dans cette affaire et les citoyens qui ne sont pas lèche bottes sont en droit de se poser des questions.
Une personne anémiée qui présent des marbrures fait probablement une scepticémie dit l'asperger que je suis au médecin qui m'a répondu que non puisqu'elle n'avait pas de fièvre. Le problème d'un asperger n'est pas la solution ou le diagnostic, c'est la capacité à en expliciter les raisons a fortiori sur l'instant. Une fois de plus j'aurais eu raison et ça n'aura servi à rien et pas même à ma mère. Désemparé je suis rentré chez moi en attente du retour de l'analyse de sang, pour dix minutes après mon retour être prévenu qu'elle faisait une décompensation parce que sa scepticimie avait été masqué par son bas niveau de globules blancs, l'abscence de fièvre n'étant que la réponse symptomatique de défenses qu'elle n'avait plus. Là encore par manque d'attention la maison de retraite n'avait pas détecté l'infection alors que c'est là bas qu'elle a dû développé l'épisode fièvreux, au point de ne pas faire analyser son sang tout en ayant le culot de nous proposer de la rapatrier de l'hôpital pour qu'elle décède dans son environnement, de factures sans attention humaine sans doute. Rein bousillée, infection qui ne se réduit pas, sous morphine.
Je suis depuis dans l'attente de son décès.
L'indifférence ou plutôt l'inattention est la cause qu'ainsi ce même jour deux vies s'en sont allées.
PS: Excusez-moi j'écris très mal, enfin encore plus mal que d'habitude, je suis perturbé, je ne sais si j'ai le droit de faire ce raccourci, de poser ces questions, mais ce raccourci, ces questions me sont sautées au cerveau et étaient là devant mes yeux comme le diagnostic, il fallait que je le dise pour m"en débarasser.