Plus de quarante huit heures sans soutien aérien, la coalition en pleine négociation ne serait-elle plus du tout sûr d'avoir choisi le bon camp, comme semble l'indiquer la possibilité d'évacuation humanitaire de la ville de Misrata? Faut-il voir la contre offensive comme un des éléments de cettte négociation? Aucun journal d'investigation, d'information ne donne d'explication, aucun gouvernement ni aucun état, le seul élément que l'on possède est que l'intervention est aux mains de l'OTAN, si ça en est la cause, ça craint pour notre sécurité. Les partis politiques, toutes tendances confondues se taisent. Internet force mondiale de l'information sans frontières est muet. A la lumière de cet interventionnisme limité il faut chercher les raisons d'un telle attitude. Car ce qui importe c'est de comprendre, d'atteindre à la réalité des faits, la vérité.
Un autre éclairage d'avant l'intervention armée:
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L’annonce d’un repositionnement de la marine et de l’aviation américaine a sonné comme les prémices d’une intervention militaire des Etats-Unis contre le régime de Kadhafi. Une hypothèse qui reste encore peu convaincante, quand on sait que Washington n’a pas oublié les conséquences de ses actions armées en Irak (2003) mais aussi en Somalie (1992).
Pour autant, un scénario circule actuellement dans les chancelleries arabes qui concerne une intervention destinée à protéger l’Est du pays contre les forces fidèles à Kadhafi. « Si le baril de pétrole dépasse les 150 dollars, les Etats-Unis vont intervenir pour protéger les provinces de l’Est où se trouvent la majorité des champs pétroliers », explique à Slate Afrique un ancien ministre algérien du pétrole. Pour ce dernier, le schéma d’une telle intervention existe depuis le début des années 1990. « Cela se ferait au nom de la protection des populations insurgées mais aussi de la sécurité énergétique mondiale », ajoute-t-il.
En temps normal, la Libye produit entre 1,6 et 2 millions de barils par jour. Actuellement, selon les statistiques publiées par les agences spécialisées, les deux tiers de cette production n’arriveraient plus sur le marché du fait de la fuite des travailleurs étrangers employés sur les sites libyens. Si une telle situation devait perdurer et si d’autres producteurs pétroliers venaient à connaître des troubles —on pense notamment à l’Algérie—, il est évident que les prix de l’or noir continueront de flamber.
Du coup, les Etats-Unis n’auront plus le choix. Depuis plusieurs jours, les diplomates américains tentent de trouver un interlocuteur sur place qui se ferait le porte-voix d’un appel au secours des populations insurgées. La création d’un gouvernement provisoire à Benghazi a été saluée par Washington, qui s’interroge aussi sur l’opportunité de replacer la famille royale libyenne dans le jeu. Petit neveu du roi Idriss Ier, déchu par Kadhafi en 1969, Mohamed al-Senoussi est aujourd’hui l’héritier du trône. Son message d’union adressé au peuple libyen a été largement relayé par les télévisions satellitaires arabes.
Akram Belkaïd, Slate.fr