Pourquoi il ne faudrait pas que nos dirigeants soient riches

Je sais, je vais être taxé de populisme et tous les mots comme cela. Mais je crois que, la situation étant ce qu'elle est, on est en droit de se demander si la richesse de nos dirigeants n'est pas l'une des choses qui les paralyse. Je m'explique.

Je sais, je vais être taxé de populisme et tous les mots comme cela. Mais je crois que, la situation étant ce qu'elle est, on est en droit de se demander si la richesse de nos dirigeants n'est pas l'une des choses qui les paralyse. Je m'explique.

Les politiques (je ne parle pas des petits maires, évidemment) gagnent beaucoup d'argent grâce à ce métier fort rémunérateur : ils sont bien payés, ils sont exonérés de nombreuses dépenses et ont même une retraite plus que confortable et très facilement accessible.

L'ennui est que, ayant assez peu de dépenses contraintes, ils ne savent pas trop quoi faire de leur richesse.

Et que fait-on en ce cas là? Eh bien, on place son argent, et notamment sur les marchés. On fait fructifier parce que, n'est-ce pas, c'est un investissement et il ne faut pas laisser dormir son petit magot.

Seulement voilà, lorsque la crise fut venue, on se trouva fort dépourvu.

Car réformer le système, au lieu de le sauver, c'eût été perdre aussi ce petit capital.

 

Et c'est ainsi : en période de crise financière grave, être politique et riche, cela confine, me semble-t-il, au conflit d'intérêt.

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