49-3 . Merci Macron

Il viennent nous chercher, ils vont nous trouver.

Rien ne nous étonne plus de la part de ce pouvoir, digne héritier du couple Valls-Hollande, célèbres entre autres pour leurs 49-3. Ils ont quand même fait fort, un samedi soir devant une assemblée quasi vide.

Sans dénigrer le travail des députés PC et LFI, nous avons toujours pensé que c’est dans la rue et dans les entreprises que ça se passe et pas au parlement ni dans les conférences sur le financement: merci Berger d’avoir cautionné cette farce, quitte à passer pour le dindon.

Le calendrier du pouvoir nous ramène  à la réalité, y compris ceux qui nous entrainaient dans les journées d’action mortifères, voire les conférences de financement: ils veulent nous écraser coûte que coûte et vite. Qu’ils ne s’étonnent pas de la violence de notre riposte.

Le pouvoir nous met tous et toutes devant nos responsabilités: c’est ici et maintenant que ça se passe, c’est ici et maintenant que ça passe ou qu’ils se cassent. 

A la majorité d’opposants à la contre réforme, vont venir s’ajouter celles et ceux qui condamnent la méthode. C’est bien le régime bonapartiste de la Viéme république et sa constitution qui permettent ce passage en force, comme il permet à un candidat avec 16% des électeurs d’être élu. C’est donc ce régime antidémocratique que nous combattons au travers du président et du gouvernement qui l’incarne.

Ils sont minoritaires, ils méprisent même ceux qui acceptent de jouer leur jeu, celui du parlementarisme. Ils commencent même à perdre la confiance du patronat qui craint qu’à trop tirer sur la corde la situation échappe au pouvoir. C’est pour cela qu’ils répriment si violemment; ils ont peur.

Et qu’on ne nous dise pas que faute de « débouché politique électoral » il faudrait calmer le jeu. Rappelons nous les conquêtes de mai 68. Paralysons le pays et nous allons gagner.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.