Pas de condoléances pour Cédric, je me mets à la place de son père.
Pas de condoléances tant que le justice, la vraie, celle qui à l'œil de la conscience, n'est pas passée.
Car cet acte criminel n'est pas une simple tragédie, c'est une malédiction pour le pouvoir qui va le ronger comme un cancer.
Pas d'autre chose à dire que ce résumé qui suit, tiré de l'excellent article de Pascale Pascariello lire l'article ici
Ce résumé tient en un commentaire et sa réponse que je reproduis ci-dessous :
De Chevaphil : "Disons les choses comme elles sont : cet homme a été tué par des policiers, qui savaient parfaitement que leur manœuvre pouvait tuer. Alors, homicide involontaire ou volontaire ?"
Ma réponse : "oui comme elles sont :
il y a du racisme : ces policiers se considèrent supérieurs
il y a du fascisme : le fameux "Vas-y que je te pousse... à devenir un monstre !"
il y a de la fourberie : même Orwell y perdrait son Latin avec ce genre d'énergumènes*
Un vieux sage à Syracuse, il y a fort, fort longtemps, a déjà décrit dans une histoire fameuse de tous les jours la fatalité de la tyrannie.
* Personne exaltée qui se livre à des cris, à des gestes excessifs dans l'enthousiasme ou la fureur"
... C'est la fête à Syracuse car aujourd'hui on enterre le tyran,
La ville est libérée de sa tyrannie et tout le monde se réjouit au passage du cortège funèbre
Isolée à l'ombre de son porche une vieille femme toute de noire et en deuil pleure
Un homme d'un âge mûr et d'air honorable la remarque et se prend de compassion
il s'approche et l'invite à se réjouir avec les autres car aujourd'hui le tyran est mort !
La vieille dame soupire et lui dit, mon enfant, j'ai plus d'âge qu'il ne semble
j'ai vu le tyran précédent, et avant lui celui qui lui précédait, et ainsi de suite...
A chaque fois que l'un décède on se réjouit,
et à chaque fois on a pire à la place.
Alors moi je pleure celui-ci car je sais
Comment sera le suivant
- "Chroniques du monde antique : Syracuse ancienne colonie grecque"