Nous sommes responsables de nos peurs, que pensez-vous que je puisse faire de votre responsabilité ? Vous confondez les genres, vous confondez les nombres, et maintenant vous introduisez abusivement la psychiatrie dans la politique ! bienvenu dans le XXIème siècle, car nous y sommes tous depuis 19 ans déjà !
A travers l'étude casuistique du cas clinique de celui qui ne veut pas serrer la main des personnes de sexe opposé j'essaye de comprendre le lien avec le terme "islamophobie" comme un fait social et j'essaye de montrer comment l'utilisation abusive de la psychiatrie peut accélérer le processus de rejet vers le passage à un acte psychotique.
Quand on est un homme et qu'on cherche une pratique rigoureuse de certaines fois on est amené parfois à ne pas, par exemple, devoir serrer la main d'une femme. Ce cas est devenu d'école pour "déverser toutes les conséquences de son incompréhension", ce qui est le cas quand plusieurs individus discutent de la hauteur, de la prétention, de leurs symboles. Car l'acte est symbolique. Je ne veux pas traiter des symboles sans Jung et je ne compte pas l'inviter ici car le "noyau subjectif" qui amène à une sorte d'hallucination collective est des plus passionnants à observer, à étudier.
Il faut distinguer les noyaux subjectifs individuels, spécifiques les uns des autres, et fondamentalement indépendants de tous les autres, des noyaux subjectifs collectifs, qui donc peuvent faire dogme, et qui dit dogme dit rituel, et qui dit rituel dit syndrome obsessionnel... Vous verrez que cela à de l'importance de tirer cette ficelle.
Il s'agit de savoir si c'est un acte pur de foi intime et individuelle, ou un acte qui répond à une doctrine sinon un ordre.
Mais il y a aussi la dimension sexuelle qui dans ce cas rend la problématique complexe, car il peut s'agir dans le noyau subjectif d'un acte de mépris vis à vis des femmes. De même dans cette dimension la phobie peut être individuelle ou bien organisée politiquement au sein d'un groupe.
Nous, occidentaux, traduisons ce geste comme une offense, un mépris aux femmes, à nos femmes, sic. Pétris de réactions nous allons vers la psychiatrie pour essayer de comprendre, pour se justifier d'une pensée que l'on veut savoir dissonante. Parce que cela nous reposerait la pression psychique qu'on se met soit même dans la tête**.
On sait que le meilleur moyen d'essayer de contrôler la conscience c'est l'oubli et, un bon moyen d'oublier vite est d'utiliser les techniques de psychothérapie, en particulier celle de se répéter les mêmes idéations, de ritualiser un échappatoire, sans savoir* évidemment que l'on s'enfonce ainsi dans la névrose obsessionnelle. C'est le processus de régression bien connu.
Car la phobie est un objet psychiatrique et rien d'autre. Ne pas comprendre cette pathologie et l'utiliser en vain c'est prendre le risque de devenir obsessionnel. Comprenez-vous l'enfer si votre voisin, transforme sa peur en idées fixes ?
Surtout que ça peut continuer. La prochaine régression sera*** l'entrée dans la psychose à l'occasion d'une crise maniaque déclenchée par fourberie, à la première bonne occasion, et hop on utilise les mécanismes de défense paranoïaque. Tant qu'à régresser continuons, pour prétendre à "performer" dans un acte odieux un réel qui convient à ce qui est devenu un délire.
Ceci est une ellipse pour expliquer un cas individuel. Les cas collectifs de phobie sont aussi intéressants bien sur, ils ne sont pas traités ici.
Donc la phobie est un objet psychiatrique. Elle se traduit cliniquement par un ensemble de symptômes visibles socialement et qui inquiètent l'entourage, enfin qui normalement devrait inquiéter l'entourage****... Les symptômes cliniques sont riches et variés, avec perturbations des constantes qui parfois entraînent l'hospitalisation. Les traitements sont relativement simples et consistent à calmer l'anxiété.
Les symptômes n'arrivent que dans une situation particulière que l'on appelle justement la situation phobique. Ce sera par exemple un ascenseur pour un claustro-phobique, une araignée pour un arachno-phobique, etc. Les lieux clos, l'araignée, sont tous des objets phobiques (je rappelle que la phobie est un objet psychiatrique) et l'objet phobique est spécifique à la situation clinique, mais par contre les symptômes qui vont des lors s'exprimer dans le profil névrotique phobique ne sont pas toujours les mêmes. D'où la nécessité d'avoir des professionnels pour l'étude casuistique. Car on ne peut faire d'algorithme sur les états psychiatriques. Du moins pas encore...
L'analyse du comportement phobique indique que le phobique adopte un comportement d'évitement et jamais de confrontation. C'est la source de son problème, et c'est pourquoi il peut comme le timide être capable de "grandes choses". Le phobique est un bon sujet de scénario pour "film psychologique".
Alors, celui qui refuse de serrer la main est-il phobique ?
Il évite bien quelque chose, mais l'évite-t-il parce qu'il en a peur ? Il me semble que non.
Il ressort de ceci que l'islamo-phobique est celui qui évite l'islam parce qu'il en a peur. Voilà la définition pure, le reste vous appartient !
FIN
* si le traitement est mal conduit... et ce peut être le cas de "Maîtres" incompétents ou non vertueux...
** hors sujet mais posé ici pour mémo.
*** il s'agit d'un pronostic
**** C'est à ce point précis que l'on peut parler de pathologie sociale. Le sociopathe c'est l'individu qui ne serre pas la main d'accord, mais la sociopathie c'est par exemple l'indifférence ou pire la négligence de l'entourage. Un phobique est un malade qui souffre d'une situation qu'il cherche à éviter. Certains d'entre eux ayant des propensions psychotiques, mais pas besoin d'en avoir plus que vous et moi, passent à l'acte, et c'est cela que l'on doit comprendre : la cause du processus qui amène à un délire, que ce dernier soit mystique ou non.