Catholicisme versus République : même combat, faux ennemis ?

Les royalistes croient naïvement que l'Eglise de Rome, les catholiques, sont leur fidèles alliés. Or ils ont toujours préféré l'Empire à la Monarchie. Cela ne peut se comprendre que par la notion d'universalisme... Tiens la République utilise le même vocable. "Allez Pierrot au boulot". Explications de texte :

Avant propos : reprise du Châpo : deux notions pour mes amis les royalistes (et équivalents) et un constat dramatique.

Les royalistes doivent comprendre que l'Eglise de Rome, les catholiques, ne sont pas leur fidèles alliés.
Les catholiques ont toujours préféré l'Empire à la Monarchie et cela ne peut se comprendre que si on intègre la notion d'universalisme.
L'intégration c'est considérer toutes les dérivations possibles. Parmi celles-ci il y a la fonction qui relie catholicisme et universalisme. 

Ensuite il vous revient encore de convenir à comprendre qu'un royaume n'a pas vocation à être mondial. Pour une nation, c'est pareil ! Ici se trouve un lien avec le nationalisme, et nous comprendrons (si ce n'est déjà fait) l'antinomie, la dissonance cognitive que subit le fasciste.
- Dissonance cognitive avec l'universalisme catholique dont vous demandez le soutien.
- Mais dissonance cognitive avec la monnaie qui par définition n'a pas d'odeur depuis Vespasien, c'est à dire que la monnaie est mondialisée (la preuve c'est justement l'existence de taux de change dont le but est de lisser toutes les monnaies particulières vers une moyenne qui sera l'universelle).

face à vous, depuis 1789 vous avez une sorte de "Manifeste du français" que l'on peut résumer par métaphore ainsi :
la France n'est ni une nation, ni un Etat, ni un royaume, ni un empire.
La France c'est un morceau de territoire,
un morceau de rocher couvert de terre fertile,
de montagnes et de fleuves généreux (normalement ils ne devraient pas être pollués, c'est hors sujet ici),
sur lequel des hommes se sont battus
entre-eux et contre beaucoup d'autres,
pour intérêt ou par amour du Pays,
de ses odeurs, de sa lumière, ses sons,
ses douceurs et ses parfums.
La France est un peuple. La France est une République
Ce peuple est français. La France c'est la République Française. 
Il constitue la France et procède d'elle.
Et quiconque, français ou non, touche un français doit répondre
devant les français.

Les Anglais en leur temps avaient compris qu'il valait mieux être roi chez soi qu'empereur chez les autres et se sont définis anglicans et véritables chrétiens... Ça doit faire réfléchir les consciences droitières. Explications de texte :

Introduction : 

Mon problème c'est le futur pas le passé.
Et pour voir le futur le plus clairement possible je n'ai que le présent.
Celui-ci repose "à présent" sur de telles conséquences passées que l'équation est hyper-complexe, voire transcendantale, 
c'est à dire faisant intervenir des opérateurs et des opérants qu'on ne peut pas écrire mais simplement représenter par un symbole*
Il s'agit de bien comprendre la multi-équation du présent pour avoir une chance de clairvoyance.

Le passé peut-il nous instruire sur le présent ? Bien sur, du moment qu'on ne le prend pas pour argent comptant, qu'on le traite avec critique raisonnable, c'est à dire plus qu'avec son ressenti, ou plutôt avec l'analyse très raisonnée de son ressenti face à une information relative au passé, venant de ce passé (multi-médiathèques d'histoire = archives ; archéologie ) ou relatée, témoignée par un tiers dans le présent.
Le passé c'est plus que l'Histoire. Le passé ce sont des histoires.
Des histoires que chacun doit comprendre pour son propre futur, en espérant qu'il sera celui de la plupart...

Il me semble qu'en 2019 la fin de l'Ancien Monde c'est la fin du catholicisme. Je dis bien catholicisme et non chrétienté.

Développement :

D'après ce qu'en disent beaucoup, il y a exactement 2000 ans Jésus avait 19 ans !
Que faisait-il, que pensait-il... en montant des charpentes... 
Sait-il déjà que 51 ans plus tard le Temple sera détruit et le peuple hébreux chassé ? **

Toujours est-il qu'en 90 les choses sont écrites. Si on y voit que coïncidences, inutile d'aller plus loin, mais pour celui qui veut "voir" il lui faut creuser. Pierrot est toujours fidèle quand il s'agit de creuser, c'est le seul qui possède une pelle et une pioche, ainsi qu'un gros marteau pour casser les gravas. Pierrot, il préfère qu'on l'appelle ainsi parce que son vrai nom c'est Anatole... Anatole quand à lui est un bon forgeron...

Ça foisonne de partout pendant deux bons siècles, c'est l'anarchie, on ne compte plus les églises, il faut universaliser tout ça.
C'est la naissance du catholicisme. 
Le Jack-Pot arrive en 313. Quoi de mieux qu'un empereur pour universaliser le dogme ?
Et hop, c'est parti.
Jusqu'en... 1054 ? Que nenni ! 1517 ? Pas du tout.
La psychorigidité d'une partie de l'ensemble au moins en trois disloquée va se définir universaliste et faire toute la différence.

Le véritable croyant sait en son cœur que le Messie viendra pour réconcilier les humains mais en premier les chrétiens.
Dans l'optique égocentrique (pour ne pas dire égoïste, pour ne pas dire raciste) ce sont bien sur les catholiques qui auront le plus à perdre au jour du jugement dernier. Mais s'ils réfléchissent bien ils n'auront qu'à rendre à César tout leur argent et ensuite suivre la voie de la fraternité. Avec une rédemption par un nouveau baptême.
Si cela est possible pour un bon catholique, cela devient impossible pour un catho !

Le bon catholique doit comprendre que sa dissonance cognitive est liée à son rapport à l'argent, lequel altère sa fraternité envers son prochain. 
Tout le pouvoir du Malin se trouve dans l'angoisse auto-générée du porte monnaie vide, alors qu'il faut se soucier d'avoir le frigo plein.
On ne peut manger l'argent pourtant lui nous mange.
L'argent ne sert qu'à acheter de la nourriture. Et à ce moment le Moloch passe et nous fait payer la taxe. 
Si la taxe tombe dans l'escarcelle publique, il conviendra alors de contrôler l'Etat pour avoir la gestion de ces taxes.
La différence entre fasciste et nazi c'est que le premier on peut lui accorder, du bout des lèvres la qualité du vertueux qui ne prendra pas dans la caisse, alors qu'avec le nazi on a affaire à un pilleur d'Etat comment dire... patenté.
"Prendre la France comme on prend une femme" ou encore faire en sorte que "l'individu est au service des institutions et non l'inverse", c'est stricto sensu plus que du fascisme (encore une fois si le fasciste est vertueux ce qui est impossible au psychorigide qui devient dirigeant). 
Le fasciste devient nazi quand il utilise l'escroquerie.

Ce petit paragraphe pour dire que le catholique n'est pas nazi (sauf cas particulier du catholique escroc) mais qu'il est universaliste. 
S'il trouve un fasciste cela lui convient au niveau loco-régional, mais dès qu'un empereur se présente au baptême il devient un traître.
Le royaliste est par essence fasciste en son royaume.
Le fascisme est même à mon sens l'avatar, la chimère entre royalistes nobles "à grande particule" et bourgeoisie "à petite particule".
Cela a eu lieu après le choc nietzschéen de la fin du 19ème siècle.
C'est cette idéologie là qui va mourir car le catholique, comme toujours va venir à Jésus.
L'assaut moral sur le pardon du semblable différent est en train de faire sauter les barrière psychiques du réactionnaire qui n'a plus l'église et non plus l'illusion à donner que l'argent c'est le bonheur.
Notre monde est arrivé à maturité.
Depuis Internet, et avec l'imprimante 3D, la diminution des consommations est inéluctable. 

La question théosophique que l'on doit poser au catholique et à laquelle le catholique doit répondre sérieusement est celle-ci :
"Comment se fait-il que Dieu qui a tout créé puisse avoir une mère ?"
Ne répondez par parce qu'Il avait besoin d'une incarnation... Pour se mêler aux hommes ? Comme un "vulgaire" ange ?
Jésus nous apprend que Le Père est au Ciel, qu'il n'est que son fils et que nous sommes ses frères. Que l'on doit suivre son exemple dans la vie de tous les jours pour être en paix avec soi-même, afin de plaire au Père et d'en avoir les félicités ici-bas. A aucun moment il nous dit de tuer en son nom, ni de nous martyriser pour lui, et il nous invite à la prudence. 
Lui a été obligé d'aller au bout de son martyre. Par amour pour ses Amis, et pour leur dire "Je le fais, je vous le montre, mais ceci sera le dernier sacrifice mes amis, portez la parole que cela a été fait, et qu'à présent il n'y a plus rien à prouver là-haut, les guerres et les impôts peuvent cesser, il ne sert plus à rien que de vouloir un quelconque pouvoir.

Il y a loin de cette théorie à celle du bigot.
Hélas. 

Conclusion : exposé résumé de la Thèse du billet

Les trois dernières républiques sont des matrices chimériques à tendance royaliste et fasciste par l'entremise de l'Eglise.
A force de compromission avec l'argent et le "Moloch", le peuple sur lequel repose la République est en train de s'ébrouer.
Cette République  n'est pas vieillissante elle n'est tout simplement pas une République qui se respecte.
L'illusion a été maintenu par le système productif et l'abondance de la surproduction.
Cette période est toujours active.
Il n'y a pas de crise.
Cette crise de la dette qui dure depuis toujours pour les moins de 40 ans est un leurre qui a été construit, performé, donc Réel, mais le leurre consiste à nous obliger à être endetté, c'est à dire à être des esclaves, pour pouvoir nous mettre la honte et nous empêcher de réfléchir à l'arnaque de tous les temps.

L'avènement d'une véritable République serait une bonne chose pour la planète

"Make République Great Again"... comme dirai  l'autre "ine angliche".
and sing a song...
"Hello boys to the country,
the glory day is become...
Take arms, et cétéra"...

"Take arms que je te dis" 

 

des FINs

 

 

** les conséquences du raid de Titus sur Jérusalem et son temple sont catastrophiques. A la hauteur, sinon pires que de celles du raid de  Nabuchodonosor 0,6 millénaire plus tôt. Pour l'histoire le peuple juif se disséminera en grande partie dans l'Empire romain au point de représenter plus de 10% de sa population à un certain moment. 

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