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Billet de blog 17 août 2019

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Belle interrogation que celle de l'existence de la violence

Billet synthétique, synoptique, sur la Violence. Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que ce n'est pas ?

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Belle interrogation que celle de l'existence de la violence :
 - Aspect physique ou thermodynamique de la violence : 
La violence est toute chose qui va contre le déroulé entropique des choses. [La néguentropie est la violence ultime, mais n'allons pas si loin]
La violence n'est pas un état mais une force qui peut fournir un travail lorsqu'elle est appliquée "dans et sur" un topos (ce serait un territoire si on dérive le topos en une chose matérielle, ou une société si on dérive le topos en un ensemble d'individus)
Son rendement est négatif car la violence mobilise plus d'énergie que le système peut en fournir, [c'est pourquoi on meurt tous, mais n'allons pas si loin]
Son aspiration est l'arrêt du principe créatif. Son inspiration est de type mégalomaniaque. 
En déduction du point précédent la fabrication/exploitation/réalisation d'une violence est au mieux (du pire) une utopie sado-masochiste au pire (du pire) une affligeante et désolante réalité, mais toujours une fourberie.

- La linguistique apporte le point de vue le plus gracieux sur la violence quand elle la défini comme n'ayant aucune limite. Ainsi la plus douce des caresses peut être "de la plus grande et de la plus exquise violence". C'est évident lorsqu'on inverse le processus de mithridatisation. Un natif de Lumbini au Népal enseignait cela il y a 25 siècles.
Ce qu'il faut retenir c'est que la violence se caractérise qu'elle que soit son intensité par son caractère répétitif. Une seule récidive suffit pour caractériser une violence. Certains ordres pensent qu'il faut être indulgent et caractériser la violence à la deuxième récidive. On appelle trahison une telle violence. Au delà il n'y a plus de mot pour qualifier la violence !
- Ce que la violence n'est pas :
La violence n'est pas de la colère, celle-ci étant expression remarquable d'un sentiment d'atteinte à son intégrité. La violence n'est pas de la haine, celle-ci étant le fait de se réjouir du malheur des autres.
La violence n'est donc ni un sentiment ni une perversion. C'est un comportement. Par cette qualité comportementaliste la violence peut être mise en protocole, mise en algorithme, puis imposée pour avoir le "nécessaire et légitime" qualificatif d'institution.

- Ce que la violence entraine :
Une dépense d'énergie folle. Tellement folle que l'atome n'y suffirait pas. Ni toutes les énergies fossiles, ni tous les "bio-pouvoirs", ni toutes les volontés, que des titans cannibales arrachent violemment à la planète et au monde.


Amitiés épistolaires aux lecteurs

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