Léo Castelluci (avatar)

Léo Castelluci

Docteur en médecine inscrit au CNOM / Musicien sociétaire SACEM / Créateur société PAPANE dévlp. en com et applis numériques

Abonné·e de Mediapart

107 Billets

0 Édition

Billet de blog 25 octobre 2019

Léo Castelluci (avatar)

Léo Castelluci

Docteur en médecine inscrit au CNOM / Musicien sociétaire SACEM / Créateur société PAPANE dévlp. en com et applis numériques

Abonné·e de Mediapart

Vas te faire Reculer ! Insulte ou fait social ?

Un pompier suspendu parce qu'il a proposé une activité sexuelle considérée encore comme insultante. Le "Vas-te faire cuire un oeuf" se pratiquait au 20ème, et le "Vas au Diable" se pratiquait au 19ème. En cherchant l'insulte dans le "Vas te faire Reculer"° vous vous retrouverez comme le fasciste et le raciste utile.

Léo Castelluci (avatar)

Léo Castelluci

Docteur en médecine inscrit au CNOM / Musicien sociétaire SACEM / Créateur société PAPANE dévlp. en com et applis numériques

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pour moi l'histoire du pompier suspendu pour avoir dit une banalité est un symptôme social, directement dérivé de l'obligation d'être politiquement correct. Par ailleurs il n'est pas prouvé que "Reculé" soit une insulte pour tout le monde, il y en même qui en sont fiers. Regardez, moi j'aime être appelé ainsi, et si jamais vous le faites je peux vous attaquer en justice. C'est pas cool ?.. C'est comme vous voulez ; pour moi, considérer que c'est une insulte va me rendre riche. Non moins sérieusement je préférerai qu'on se serve de ce "fait social" pour démasquer les fascistes. Derrière la phobie de la sodomie il y a du racisme et de l'anti-féminisme.

Ce mot (ou équivalent, car il y a beaucoup d'équivalents symboliques à ce mot, tout aussi et même parfois plus péjoratif, nous y reviendrons plus loin dans la présente) qu'on lui reproche d'avoir dit, combien de fois l'avez vous entendu ?
Combien de fois l'avez vous utilisé ?
Contre autrui et parfois contre vous-même ?
Que celui qui ne l'a jamais utilisé ou ne s'en est jamais réjouit à l'entendre lui jette la première pierre.... Car s'il existe un être humain sur Terre qui est pur je suis persuadé qu'il ne la lui jettera pas du tout.
Donc quelque soit les circonstances ce pompier ne devrait pas subir cette infamie médiatique ! 
Car il s'agit pour la meute de le ridiculiser, de lui faire peur, et de transposer sur lui par acte projectif non convenu, l'infamie ressentie à l'écoute d'un mot du vocabulaire, somme toute aussi banal que Voleur, Assassin, Salaud, sauf que à mon sens Reculer est nettement moins dangereux en matérialité et en moralité.   

Dans un moment de colère* le sujet n'est pas inconscient de sa colère, sinon on pourrait passer directement à l'étude de la psychose ce qui n'est pas le cas de figure courant.
La colère est une expression du verbe. C'est à dire qu'on peut considérer qu'il n'y a plus de colère quand il y a un acte aussi futile soit-il mais qui introduit une violence. Violence qui, dans le jugement qu'on voudrait porter, peut alors être atténuée, certes en cas de spontanéité mais fautive surement en cas de préméditation.
- Par exemple : j'ai connu une personne qui lorsqu'elle était en colère mettait des coups de boule dans toute nature morte, pour se calmer. Un jour il cogna sa tête contre une belle table en chêne et la table s'est cassée en deux au grand étonnement du coléreux, qui par là suite en a eu pour son argent à rembourser le matériel. Notez qu'il aurait pu plaider de la mauvaise qualité du chêne, parce que je vous assure qu'à l'examen son front n'est pas en acier. Cette réflexion me sert à introduire la notion de subjectivité dans tout jugement et il faut s'en souvenir pour traiter ce problème.
- Un autre exemple : un matin je me rappelle, jeune interne, je venais de retirer avec succès et bénéfices pour le patient, sous anesthésie locale, une grosse écharde dans la paume de cette personne apparemment muette et dont l'expression du visage était, comment dire, "pas tibulaire"**, mais plus que cela, oui beaucoup plus. J'ai fait mon travail sans stress, je m'étais concentré à bien le faire et j'oubliais ainsi facilement cet être étrange. Après lui avoir fait une belle cicatrice, fine, propre, et solide, avec par dessus un beau pansement, propre et sec, aussi fonctionnel que la nature nous permet de l'être avec nos mains, voilà qu'il se lève et... casse tout dans le cabinet ! Les vitres de l'armoire à pharmacie éclatent dans la pièce. Le contenu du luxueux meuble vitré se répand sur le sol. Une chaise est fracassée contre le bureau. Il faudra le changer lui aussi. Des coups de pieds sont distribués ici et là sur les meubles et l'immobilier. La fenêtre n'a pas été oubliée, et n'a pas demandé son reste... Bref, une scène d'apocalypse. Et le type s'en va !? Il n'a pas dit un mot pendant tout son séjour dans le cabinet. Voilà bien une colère avec violence. Cependant j'ai bien remarqué qu'il ne m'avait pas touché du tout, ni même regardé pendant tout les actes de violence post-soins, ce qui fait que j'avais l'impression d'être hors plateau, non pas en coulisse mais dans la salle. J'ai interprété cela comme une marque de respect pour un travail bien accompli. 
Je raconte cette scène parce que je voudrai la finir par cette réflexion qui doit montrer la complexité des rapports entre les humains et aussi celle des rapports entre humains et nature, morte ou pas : je ne lui en ai jamais voulu et cette apparente indulgence est sans doute due à ce drôle mais puissant respect que cet individu m'a porté au moment de sa colère. C'est comme s'il me disait, "je suis super en colère mais pas contre toi". Je sais que c'est une drôle de manière de remercier mais encore une fois, les rapports humains ne sont pas algébriques. 


Revenons au pompier en colère et suspecté d'être insultant dans l'expression de sa colère. Deux notions à avoir en tête :
1° Il est clair qu'il est conscient, c'est à dire qu'il juge frontalement qu'il est nécessaire de réagir car il ne quittera pas la situation dans l'état dans lequel il se trouvait en y entrant ce qui veux dire qu'il y a altération de son intégrité, donc légitimation d'une potentielle colère.
2° La colère peut être dirigée contre soit même. Qui ne s'est pas mis en colère contre soit-même ? S'y est-il mit de lui même ou par contrainte tierce, contrainte physique ou morale, locale ou distante, individuelle ou collective, dans les cas des contritions par exemple ? Certains, curieux et étranges, peut-être adeptes de la flagellation et des peines morales ("Vous me réciterez dix-huit Notre-Père") oseront dirent oui, bien sûr. Les autres sont donc dans le déni ?

Mais la question qui taraude le néophyte du 21ème siècle est la question de l'insulte
Vous avez compris, il s'agit de dire ici et non de faire :
Dire d'un incapable de marcher qu'il est incapable de marcher n'est pas une insulte.
Dire du dernier de la classe qu'il est le dernier de la classe n'est pas de l'insulte
Dire d'un noir qu'il est noir n'est pas une insulte
Dire d'un radin qu'il est radin n'est pas une insulte
Dire d'un psychopathe que c'est un tueur potentiel n'est pas une insulte
Dire que ma belle-mère est pénible n'est pas une insulte, lui dire d'aller s'occuper de sa vaisselle plutôt que de la mienne, non plus. Et si elle insiste elle devient violente, dès lors l'intégrité physique et/ou morale du chef des lieux est altérée (en l'occurrence il y a insulte en sus par dégradation et usurpation d'autorité), et le gendre est en droit de se mettre en colère.
Aucune insulte dans tout cela de la part du gendre, uniquement du respect et de la bonne et solide construction sociale. Par sa colère le gendre remet à la bonne place sociale sa belle-mère un peu trop... fasciste, oui !

Le problème social (affiché à mon sens de manière hystérique par les médias) est uniquement lié au ressenti de celui qui se sent insulté, et pas de celui qui soit-disant insulte.
Je suis désolé de dire qu'il y a une inculture sociale sur les histoires de genre et de sexe, qui mène de manière répétée à des actes de violence et d'insulte. Quand un hétérosexuel dans les actes agresse un homosexuel supposé, il ne le fait pas parce qu'il est en colère mais parce qu'il a une idéologie "dans sa tête" qui le ramène à ses propres hontes, dégoûts et peurs. Il considère que le travesti par exemple porte atteinte a son intégrité idéologique masculine vestimentaire. Notez bien que le travesti n'oblige pas le fasciste à s'habiller comme lui, d'autant que là s'il se présente en Mickey c'est parce qu'il travaille à Euro-Disney, LOL ! L'hétéro pas malin du tout se dit qu'il est donc en droit de se mettre en colère. Mais il voit bien qu'aucune colère ne peut être justifiée pour quelqu'un qui se promène travesti en ce que vous voulez. Et donc, c'est là qu'il se met en colère contre son Surmoi et son Moi, parce que son Ça, non il n'y touche pas, au contraire il le chouchoute, comme nous tous entendez bien cela. Est-ce normal dans un état de droit que les fantasmes puissent justifier une violence ou une insulte ? Parlez avec un ou une homosexuel-le, un ou une  transgenre, et vous ressentirez comment ils vivent dans une société qui les insultent à longueur de temps. Parlez aux féministes, elles-ils pensent pareils.
Non le mouvement soixante-huitard n'est pas encore fini, il y a même tout à refaire sur le sujet de la sexualité. La libération sexuelle, la vraie, celle de l'esprit, ce n'est pas la pornographie des années 70. Celle-ci n'a été créée que pour être surexploitée à dessein pour provoquer un autre fait social qui est le dégoût
Normalement l'insulté devrait se mettre en colère et cela est juste et sain dans une société juste et saine, interpellatrice peut être mais non violence (et toute manifestation est une interpellation j'en conviens). Le fait qu'ils ne doivent pas se mettent en colère est bien un changement des us et des coutumes, car on utilise ce genre de locution avec la même symbolique, voire pire*****, depuis au moins deux siècles. Ainsi réagir aujourd'hui de cette manière contre la colère est un fait social des plus intéressants. Une analyse rapide indique qu'il y a dans ces cas deux voies à suivre (liste non exhaustive) :
- soit on est en présence d'une inhibition (et dans ce cas le traitement est médical ou paramédical)
- soit il y a une fourberie en espérance (et dans ce cas le traitement est administratif ou judiciaire)
C'est au corps social d'en faire la différence, au risque de verser dans la décadence (par excès dogmatique dans ce cas)

Le problème social est donc l'utilisation discursive d'un raisonnement orienté et sous prétexte futile sinon fourbe, et qui doit aboutir à injecter de la honte dans le corps social plutôt que de la dignité et du respect. C'est à dire que la mauvaise gestion de l'insulte crée un danger social dont les prodromes sont justement la non tolérance de la colère dans la société. Il y a ici un grave problème d'altérité. Celui qui doit porter la honte est celui qui réclame une justice morale pour un acte naturel. Si on tire cette ficelle on arrive vite à une symbolique jupitérienne au sens de déification. Citoyens méfiez-vous des manipulations mentales.
La violence légitime abuse des méthodes psychologiques et psychiques, insultantes à mon sens car elles n'ont pas à être utilisées dans un état policé, puisque ce sont des méthodes mafieuses. Le mafieux utilise la peur et la honte pour le contrôle de ses proies.

Par ailleurs il faut analyser les rapports de proportionnalité entre les actions et les réactions. Au mieux faire un test d’homogénéité de deux moyennes pour affirmer avec force statistique à l'appui de la fiabilité de ma théorie.
Quelqu'un vous tire dessus gratuitement, au motif qu'il a le droit de le faire (sic), et vous n'auriez pas le droit d'être en colère et de dire à ce monsieur, ainsi qu'à ses éventuels commanditaires, d'aller au Diable, d'aller se faire cuire une oeuf, d'aller reculer ?
Je connais des gens qui disent qu'ils préféreraient perdre un oeil que de se faire insulter. Je suis d'accord mais toute interjection n'est pas insulte.
Se faire voler son identité, son titre, ses oeuvres, son travail, ses droits, est une insulte, 
La dégradation physique est une insulte, 
L'atteinte à l'intégrité physique d'un objet est une insulte à l'objet, 
De même que l'atteinte à son intégrité morale.

Alors est-ce que le pompier a insulté ? N'a-t-il pas été celui qu'on insulte en tirant sur lui comme sur un animal, "à bout portant" dit-il ?
A-t-il été violent ? N'y a-t-il pas au minimum légitime défense ? Répondre par la parole à un coup de feu ne fait pas preuve de violence. Jusqu'à preuve du contraire c'est celui qui tire qui est en position illégitime, de surcroît avec circonstances aggravantes car il tire en premier.
Avant tout acte l'un envers l'autre des deux protagonistes, qui est en réelle position de pouvoir insulter l'autre ? 
Et qui déclenche la situation ?
Qui est l'artiste (sic) qui a changé le Réel de telle sorte que les choses se passent telles qu'il les avait imaginées (en cas de préméditation) ou telles qu'il ne maîtrise pas les conséquences de ses actes ?

"Vas te faire Reculer", c'est la seule réponse qui est venue spontanément à celui qui reçoit le projectile.
"Vas te faire Reculer", c'est la version plus radicale au 21ème siècle de son ancêtre "Vas te faire cuire un oeuf", laquelle déjà se voulait absurdement "politiquement correct". Vous trouvez que c'est politiquement correct un oeuf ? Si oui alors les chauves ne devraient pas s'offusquer qu'on les appelle "crâne d'oeuf" ce qui veut dire "crâne sans cheveux comme un oeuf qui n'a pas de poils". Vous trouvez que cela est insultant ?
Si le chauve est en train de sourire et qu'on dit "le chauve sourit" ; si c'est une femme qui est chauve pourquoi ne pourrait pas t'on dire lorsqu'elle sourit que "la chauve sourit". Où et le mensonge ?
Insulter un chauve ce n'est pas lui dire, "les vendeurs de peignes ne doivent pas t'aimer"
Insulter un chauve c'est par exemple lui dire "belle chevelure", car là il y a mensonge. Si en plus on compare la calvitie comme inférieure à la belle chevelure qu'on affiche soi-même alors on est raciste, oui, oui. Il va falloir s'y faire les amis, on est au 21ème siècle et bientôt, très vite, arrivent 2020 les années psychédéliques, accrochons-nous pour pas devenir fous. 

La véritable expression qu'il faut entendre derrière "Vas-te faire Reculer" 
- n'est surtout pas "Je te Recule" car là il y a psychose chez le soit disant insulté si c'est ce qu'il dit avoir entendu
- n'est pas non plus la déjà citée "Vas-te faire cuire un Oeuf"

On peut analyser tout cela sous le spectre des psychoses (les seules qui pourraient, avec motivations circonstanciées précises***, réclamer l'usage de la "violence légitime")
Il n'y a ni haine ni violence dans la colère mais une hyperthymie qui selon les circonstances peut donner lieu à discussion. 
Se mettre en colère parce que la foudre nous tombe sur la tête c'est ce que l'homme a toujours fait et les textes anciens sont emplis de colères épiques. Moïse, Jésus, jusqu'à Chirac à Beyrouth se sont mis en colère. 
A ce point on peut me dire : "oui mais dans le cas du pompier il s'agit de sodomie"
- donc le problème n'est qu'une affaire de sexualité ?
réponse 1 - Ce n'est pas de la sexualité, c'est de la sodomie ! --- --- Point Godwin 1. Il y a un problème de représentation sexuelle à traiter.  
réponse 2 - Ce n'est pas de la sexualité, c'est au niveau moral que cela se passe. --- Réponse acceptable, poursuivons :
- donc le problème est une affaire de sexualité morale ?
réponse 1 - Oui, le sexe doit être pratiqué avec... comment dire... ah zut j'ai le mot sur le bout de la langue...
                - "Chasteté" peut-être ?
                - Oui c'est ça, le sexe doit être pratiqué avec chasteté ! --- --- Point Godwin 2. Y a-t-il une norme en terme de sexualité ? Non. Un Dogme ? Oui !
réponse 2 - Non ce n'est pas de la sexualité morale au sens strict et autoritaire, c'est qu'il y a là diffusion d'une iconographie pornographique et dégradante. --- Réponse acceptable, poursuivons :
- donc le problème est une affaire de théâtralité à censurer, comme pour exemple les représentations du Kama-Sutra qui devraient être interdites ?
réponse 1 - oui, parce qu'il y a des enfants qui pourraient regarder ! --- --- Point Godwin 3. Qui est le pédophile ? 
réponse 2 - oui, parce que "à la scène comme à la ville". --- Ce n'est pas un point Godwin mais c'est là que se trouve le désir du fantasme de sodomie chez l'homophobe, car nous homophiles nous voyons souvent l'homophobie dans le fait de singer l'homosexualité. Cette singerie est un usage fourbe et criminel (car sur réputation d'autrui = usurpation d'identité = c'est comme si le volé était mort, socialement et économiquement il l'est ; ce n'est donc pas un drame mais une tragédie = ce n'est donc pas un délit mais un crime) du désir refoulé d'avoir des relations homosexuelles. C'est pour cela qu'il est homophobe. Autant l'islamophobie se discute, autant l'homophobie ne se discute pas. Un homophobe évite tellement les homosexuels qu'il serait prêt à les éliminer moralement, administrativement, culturellement, cultuellement, physiquement, et je ne sais encore quoi. 
Cela devrait nous parler... Car oui en refusant cette expression alors qu'on accepterait les deux désuètes, cela veut dire qu'il y a une homosexualité latente chez le critique, une homosexualité mal exprimée, refoulée au moins en partie ce qui est la même chose qu'en totalité dans le cas des mécanismes de défense psychique, et projetée (mécanisme de défense psychotique) sur autrui. (NDA : c'est sur l'analyse du comportement projectif qu'on peut apprendre beaucoup sur ce qu'on appelle "le Noyau subjectif")

Pour moi cette histoire est un symptôme social directement dérivé de l'obligation d'être politiquement correct.
Par ailleurs il n'est pas prouvé que "Reculé" soit une insulte pour tout le monde, il y en a même qui en sont fiers. Regardez, moi j'aime être appelé ainsi, et cerise sur le gâteau, si jamais vous le faites je peux vous attaquer en justice ?... C'est comme vous voulez car pour moi considérer que c'est une insulte va me rendre riche, bien que je préférerai qu'on se serve de ce "fait social" pour démasquer les fascistes.
Derrière la phobie de la sodomie il y a du racisme et de l'anti-féminisme.

Oui, poursuivre le pompier pour insulte c'est faire preuve manifeste d'une susceptibilité malvenue et antisociale****. cette poursuite sous-tend forcément une frustration par impuissance de réaction face à une réalité qui est vécue comme réelle dans le Noyau subjectif du soit disant insulté. Ce qu'il faut comprendre c'est que si je dis "Vas au Diable" c'est pour ne pas avoir à te tuer. Oui je veux te voir en Enfer mais je ne veux pas te tuer. Il n'y a là ni menace ni insulte. 
Il en est de même avec la locution "Vas te faire Reculer", le pompier serait bien inspiré de rappeler :
"je n'ai ni envie de te voir pratiquer cette activité physique, ni même, quelle horreur, la pratiquer sur toi... 
Comment ?
Maintenant tu dis que "quelle horreur" est une insulte ?
Bon ça va on a comprit !"

Maintenant tout cela a été topo-logué je pose la question : 
l'insulte ressentie a-t-elle bien une couleur sexuelle ou bien est-ce parce que le pompier a utilisé la 2ème personne du singulier ?
Le problème est peut-être ici... Je pense que oui...

FIN - années 2020 = années psychédéliques je vous dis ;) ;) ;)

* comportement apparemment maniaque déclenché irrépressiblement lorsqu'une grave atteinte à son intégrité morale ou physique est portée. Ne pas confondre avec la haine et la violence.
** expression culte du regretté Coluche
*** seules celles qui indiquent un danger pour lui même ou pour autrui peuvent donner lieu à utiliser la violence légitime : sanctions physiques, pécuniaires, morales, administratives, professionnelles, entres autres...
**** enfin avec la dystopie ambiante, ce n'est pas gagné
***** il n' a pas de menace de mort dans la locution du pompier. Il n'y a qu'une évocation de mort dans la locution "Vas en Enfer"

° "Vas te faire Reculer" : locution trade-marquée, soumise aux droits d'auteur (qui comprennent les droits matériels d'exploitation et les droits moraux inaliénables)

PS de l'auteur : sujet dense et lourd, très difficile à traiter, insuffisamment ici à mon sens. 

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.