Suite au billet-poème "Pourquoi pas"(1), le second billet concerne notre Terre et l'humanité, avec ses habitants croyants et non croyants. Tous, en responsables de notre Sphère préférée.
Nous avons tous une âme.
" Je ne sais si c'est Dieu, ou si c'est le Destin,
" Qui m'a donné une âme, à laquelle je tiens,
" Je la trahis parfois et ne m'en sens pas bien,
" Lors, je cours après elle, mais elle va bon train.
" Mon âme est une amie, la première sans doute,
" Qui m'a fait voyager sur tellement de routes,
" Que j'en suis essouflé, mais délesté de doutes,
" Le chemin est meilleur, plus sa fin ne redoute.
" Cette âme croit en Dieu : son dieu, c'est la conscience,
" Une grande emm.pêcheuse, à qui elle fait confiance,
" Avec raison d'ailleurs, car par ses convictions,
" La conscience nous guide, dans toutes nos actions.
" Elle nous offre un grand choix : le bien ou bien le mal,
" C'est alors que survient, un fameux carnaval !
" Le bing-bang des humains, avec ses petitesses,
" De toutes nos erreurs, de toutes nos faiblesses.
" Celles des yeux qui se ferment, des oreilles qui sont sourdes,
" Des bouches qui se taisent, et des peurs qui sont lourdes,
" Lourdes de conséquences, quand elles se nomment guerres,
" Lâchetés ou violences, bref : Le Monde sur Misère.
" Nous avons tous une âme, doublée d'une conscience,
" Si nous les écoutions, ben ce seraient Byzance,
" L'Eden, le Paradis, et non plus cette Sphère,
" Faite de terre et d'eau, et qui est notre Mère.
" Quant au Père, il est Nous : le quotient de nos âmes,
" Allant du cent parfait, au zéro qui nous damne,
" Le parfait serait Dieu et le zéro le Diable.
" Nous ne sommes que l'Homme°, sujet interminable.
" Eurèka, je vous jure qu'en écoutant des hommes°,
" J'ai fini par lever quelques mystères en somme,
" Qui iraient vers le plus et feraient taire un peu,
" La raison du plus fort, la puissance du feu.
Bernard Lepage.