JEAN FERRAT , PARTI LE 13 MARS 2010.

Billet 89, il sera principalement de la copie, mélange d'alexandrins sur éphémères et amours et de couplets sur Ma France. Quant à cette introduction, c'est la mer en chansons qui occupera la place. "La mer sans arrêt, roulait ses galets...Ferrat,- La mer dansant le long des golfes clairs...Trenet,- et celle de Renaud, qui prend l'homme. La mer, que les chats (les chiens aussi) mâtent, comme nous le faisons...à la recherche de cousins, poissons-chats (?). (en 1949 - 12 ans - en colonie, nous avions gagné, avec 3 copains un jeu (!) du programme des animateurs : en 2 heures (?), à l'aide d'un tablier, 147...Et nos cuvettes, dans la chambrée de 6, pour les accueillir... Place à alex. et FERRAT, Ma France...C'était le dimanche 12 septembre 2004. Ferrat était membre de la Société des Amis du Journal (Renaud, Herrero, Bové, Deforges, les deux Kahn, aussi je crois...).


" Je ne sais pas comment, on ne s'est pas touchés,

" Perdus dans ce public, qui attendait Ferrat,

" Venu sur une estrade, venu pour évoquer,

" L'Histoire et la Chanson, avec Jean-François K.

 

" Oui vous avez bien ouï, Monsieur Jean-François Kahn,

" Esprit de notre temps, amoureux de l'Histoire,

" De la Chanson aussi, lui le père de Marianne,

" Allait chanter "Ma France", gravée dans les mémoires...

 

...Je l'entendais parler, depuis une heure déjà, 

" Au début sur la gauche, elle était derrière moi,

" Et puis vinrent des remous, et la foule amena,

" Sa hanche sur mon coude, quand Ferrat commença.

 

<< De plaines en forêts, de vallons en collines,

<<Du printemps qui va naître, à tes mortes saisons,

<<De ce que j'ai vécu, à ce que j'imagine,

<<Je n'en finirai pas, d'écrire ta chanson

                        << Ma France, >>


<<Au grand soleil d'été, qui courbe la Provence,

<<Des genêts de Bretagne, aux bruyères d'Ardèche,

<<Quelque chose dans l'air, a cette transparence,

<<Et ce goût de bonheur, qui rend sèche ma lèvre,

                          << Ma France,>>


" La foule savait chanter, en ce très grand instant,

" Au deuxième refrain, nous étions des esprits,

" Sans âge et sans passé, éphémère moment,

" Qui vous fait sur la terre, toucher le paradis.

 

" Le coude n'a pas bougé, la hanche n'a pas triché,

" Et nos deux paires d'yeux, clairement ont souri,

" Un homme l'a appelée, ils devaient s'en aller,

" Bien sûr elle est partie...nous nous dîmes...merci !

 

" Deux mercis éphémères, en partance vers le ciel,

" Deux destins parallèles, suivant un théorème,

" Qui dit non sur la terre, mais oui dans l'éternel,

" En cueillant, en. brassant, rien que de purs <<Je t'aime>>

" Bernard.

 

 




 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.