Le cumul des mandats, un frein au renouvellement, à la parité et à la diversité

Limiter le cumul des mandats, c'est déconcentrer le pouvoir, c'est ouvrir le monde politique à la pluralité des idées et assurer le renouvellement des personnes et donc des idées.

Limiter le cumul des mandats, c'est déconcentrer le pouvoir, c'est ouvrir le monde politique à la pluralité des idées et assurer le renouvellement des personnes et donc des idées.

 

Le cumul des mandats doit être limité dans le temps et dans l'espace.

Dans le temps, ce n'est qu'en limitant le nombre de mandats successifs que l'on assurera le renouvellement des générations. Ce renouvellement sera la seule garantie à la féminisation du parti et de ses représentants, et à l'ouverture du parti à la diversité. Se contenter d'imposer des candidates femme et des candidats issus de la diversité ne fonctionne pas et est souvent mal perçu : quand les militants choisissent ici un candidat nouveau et qu'on leur impose une candidate venu d'ailleurs, alors que dans le même temps le maire de telle ville, en place depuis 30 ans reconduit son mandat, il n'en découle qu'humiliation, défaite électorale et défaite politique. Nous l'avons vu lors des élections municipales.

Dans l'espace, limiter les mandats est la seule garantie à l'ouverture du parti à la pluralité des idées et des représentants. Elle sera aussi la seule garantie à ce que nos élus sièges dans les instances dans lesquelles ils nous représentent. Comment peut-on être dans 2 voir 3 endroits à la fois ?

 

Sans tomber dans un extrémisme anti-cumul, il serait bon que des décisions pour limiter le cumul des mandats soient prises au niveau national et inscrite dans les statuts du parti socialiste.

Ces dispositions pourraient être, par exemple :

  • un non cumul des mandats exécutifs et un non cumul d'un mandat exécutif avec un mandat national.

  • une limitation du nombre de mandats de conseillers.

  • Une limitation à 3 mandats successifs dans l'exécutif ou à 3 mandats nationaux.

Ces exemples laissent la possibilité de cumuler un siége de conseiller municipal avec la vice présidence de la région, ou avec un mandat de député. Il est en effet utile que les politiques se croisent, à mon avis...


Nous ne pouvons en tous cas continuer de proposer aux élections présidentielles la limitation du cumul des mandats si nous ne sommes pas capable de l'appliquer au sein même du Parti Socialiste. Il faut être en cohérence avec nos choix politiques.

Mais surtout, nous devons assurer le renouvellement du Parti, sa féminisation et sa diversité : la limitation du cumul des mandats est la solution majeure pour faire vivre la pluralité des idées, la Démocratie.

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