J'ACCUSE !

J’accuse ! Plus de cent vingt ans après Zola, je vous accuse monsieur le Président, de manipulation et de brutalité à l’égard de vos concitoyens.   Bien sûr, vous n’êtes qu’un pion placé pour capter la lumière, d’une élite bien organisée. Ce n’est donc point de vous dont il est question, mais de ces esprits cupides et vaniteux qui, tapis dans l’ombre de vos adorateurs, dictent leurs dépêches

J’accuse !

Plus de cent vingt ans après Zola, je vous accuse monsieur le Président, de manipulation et de brutalité à l’égard de vos concitoyens.  

Bien sûr, vous n’êtes qu’un pion placé pour capter la lumière, d’une élite bien organisée. Ce n’est donc point de vous dont il est question, mais de ces esprits cupides et vaniteux qui, tapis dans l’ombre de vos adorateurs, dictent leurs dépêches, récitées pour ces « gueux » que vous semblez mépriser. 

Il est des histoires peu contées, celle-ci en est une, qui affirme qu’en ordre de bataille, des individus bien ordonnés, dictant ce que d’autres leur dictent, en arrivent à former un agglomérat de dictants, en somme, des « dictes-acteurs ».

C’est donc à vous aussi que je m’adresse, les pourfendeurs de la vérité absolue (détenteurs de capitaux obliges), cercles d’initiés, élites du petit Paris bien souvent, orateurs du 20h, vous les « bichons de gardes ».

Plus personne ne doit ignorer l’existence de ce cercle d’influence crée en 1944 venant sceller votre suprématie. Je veux parler ici de l’organisation qui regroupe des femmes et des hommes politiques, des patrons des grandes entreprises, et des journalistes de premier plan : le Siècle, avec ses réunions mensuelles (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Siècle). 

Le groupe Bilderberg lui, ne se réunit qu’une fois par an. C’est un cercle d’influence très opaque qui existe depuis 1954, et qui réunit une fois de plus : pouvoir politique (américain et européen), pouvoir économique et pouvoir médiatique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg). 

Quant à l’organisation French American Fondation, (les « Young Leaders »), ils occupent le terrain depuis maintenant  quarante ans (https://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation). Notre actuel président a été présent dans ces trois groupes d’influence, mais la plupart de nos concitoyens l’ignore.

Mais je vois déjà vos « bichons de garde » crier « Fake News, complot ! ». Je leurs réponds « inspiration ». Prenons le temps de bien nous comprendre.

Nous, citoyens, peuple français souverain, nous avons dit « NON » au referendum en 2005 à votre PROJET. Vous savez bien ? Comme l’a hurlé dans un meeting votre dernier président. Celui-là même qui s’amuse avec les symboles en se plaçant de visu en haut de la pyramide du Louvre lors de son « sacre » en 2017.

Quinze années de trahison donc, d’imposture, pour imposer au peuple la doctrine néo-libérale la plus dure. Pourtant, nous avions dit « non ».

Avant lui, le sixième président de la cinquième République, ancien maire de la très sélecte ville de  Neuilly-sur-Seine, aura donc en 2007, commis un acte d’une haute trahison. L’énième chapitre d’une gouvernance venant bafouer la démocratie française. Le traité de Lisbonne n’est qu’un copié collé à peine maquillé de la Constitution rejetée par les citoyens. 

Vous, les « bichons de gardes », bien peignés pour les plateaux TV, vous qui aviez voté « oui » pour l’Europe des marchés déloyaux et « bien faussés », marchandisant tout rapport humain, vous ne pouviez qu’acquiescer en coeur et fustiger les défenseurs les plus farouches de ce « non ». 

Et le plus dangereux à vos yeux était bien sûr cet ancien « jeune » sénateur de l’Essonne, très tôt confronté à l’exercice démocratique, fondateur du plus grand mouvement d’opposition actuel, opposé au dogme de la marchandisation à outrance.

L’abattre politiquement devenait donc le mot d’ordre, même si ce n’était pas exprimé de manière concertée mais plutôt par accords tacites, tant il apparaissait évident d’agir de la sorte. 

Et oui, à force de fréquenter les mêmes lieux, de sortir des mêmes écoles, d’être recrutés et dirigés par les mêmes, de venir des mêmes milieux, des mêmes cercles d’influence (le Siècle, pour n’en citer qu’un), vous pensez toutes et tous avec le même prisme de pensée.

Les journalistes qui auront eu la mauvaise idée de laisser paraitre une quelconque sympathie pour le mouvement La France Insoumise (LFI), en auront payé le prix fort comme madame Lancelin, directrice adjointe du Nouvel Observateur entre 2014 et 2016, virée sans ménagement.

Vous pensiez décrédibiliser le mouvement LFI en le fustigeant avec ce concept magique de « populisme » afin de tordre le coup aux idées « avant-gardistes » développées dans le programme L’Avenir En Commun ?

Je vous réponds que la partie est très loin d’être terminée. Si le mot « populisme » désigne « une approche politique qui a tendance à opposer le peuple aux élites politiques, économiques ou médiatiques », alors oui, je suis fier de le revendiquer et, insoumis que je suis, d’affirmer que ni vous les « jolies bichons de garde », ni la classe politique dans son ensemble ne représentez le peuple. 

Je pressens déjà le mépris dont vous pourriez faire preuve, mais contentez vous de savoir que je suis éduqué, instruit et qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à votre « milieu » pour être en capacité de penser.  

Je  ne pense pas comme vous. J’ai mon libre arbitre, je recherche et je réfléchis. J’affirme par conséquent que ce dont nous avons besoin, nous autres citoyens lambdas méprisés par votre classe, c’est de sortir de cette superposition de régimes gouvernementaux que vous vous bornez à soutenir et parfois presque malgré vous. 

Pensant être impartiaux pour la plupart, de « gauche » pour certains, de « droite » pour d’autres, vous ne vous apercevez pas toujours que vous représentez les deux faces d’une même pièce. 

J’ose enfin affirmer que vous êtes tous de « droite » même celles et ceux qui se croient avec sincérité, de « gauche ». Le véritable socialisme consiste à privilégier l’intérêt commun plutôt que celui de quelques uns. Votre modèle de pensée est formaté et incompatible avec les valeurs de Gauche (The Real Socialism).

Le procès médiatique pour « hérésie » fait au chef de file des Insoumis, aura  donc été maintes et maintes fois rejoué, mis en scène et diffusé grâce aux organes de diffusions que vous possédez : presse, radios, télévision. 

Mais ce n’est qu’avec l’avènement du huitième président de la cinquième République, corrompu comme ses prédécesseurs, que vous pensez avoir porté le coup de « grâce ». 

C’est donc en « association de malfaiteurs » (cf. Mme Panot, députée LFI), que vous avez organisé ce LAWFARE.(https://www.youtube.com/watch?v=UqtXvGs66iw)

Vous savez ? Cette bonne vieille tactique mise en place par des gouvernements, visant à instrumentaliser politiquement la justice. Comme cela s’est pratiquée au Brésil pour empêcher la réélection de Lula (et dans d’autres pays d’Amérique latine).

En France, les « bichons mignons » étaient déjà à l’affût, revêtant leurs plus beaux costumes afin de « jouer » le procès politico-médiatique du chef de LFI.

Parce que point de procès il n’y aura ! D’affaire, il n’en a jamais été question, rien de plus qu’une enquête préliminaire n’aboutissant à rien. Seul grain à moudre ? La mise en accusation d’un homme mit à terre, pour sa réaction jugée disproportionnée, pour avoir sommée avec force à un magistrat de bien vouloir respecter la loi. 

Car oui, ils ont bafoué le Droit, celui de laisser entrer  au siège du plus grand mouvement d’opposition son chef de file, pendant la perquisition, lui-même étant, député de la République. 

Donc, la loi était bien de son coté et les garants de ces libertés fondamentales restent et demeurent les députés. Donc oui, la République, c’est lui (de même que touts autres députés). Les « bichons » n’en ont rien dit, ils récitent et accusent, toutes et tous, comme des boites à « meuh », ce petit jouet enfantin qu’il suffit de retourner pour entendre toujours le même son.

Je vous accuse « bichons de garde », d’être trop « mignons » pour être honnêtes, trop « entre vous » pour comprendre ce qu’attendent les citoyens. Vous ne représentez que votre propre classe et votre arrogance vous sied toujours à merveille.

« J’accuse » est un titre volontairement provocateur sorti tout droit du passé. C’est celui que j’ai choisi pour dénoncer votre attitude pleine de cynisme, d’arrogance, et de « prêt à penser ». 

Car en ce printemps 2020, vous voilà fin prêt ; en ordre de bataille donc ; afin de nous fabriquer en aparté, et avec les « bienveillantes » personnes qui vous financent, ce futur candidat de « l’alternance ». 

Vous l’avez trouvé en cette personne issue du parti « vert-bleu », avec comme promesse douteuse, de nous faire croire que l’écologie serait compatible avec la doctrine néo-libérale. 

Or, et je terminerai là-dessus, ce qui vous aura échappé, c’est que le néo-libéralisme a besoin plus que tout des forces régaliennes d’un Etat fort pour maintenir les privilèges des mieux placés, et que par conséquent, à l’instar de l’URSS avec sa Nomenklatura toute puissante et son capitalisme d’Etat, votre étendard de liberté n’est qu’un leurre dans ce monde globalisé, voir un mensonge bien rôdé.

Vous pensez tout savoir sur tout. Vous pensez naïvement ou avec cynisme qu’être libéral, c’est prôner la liberté. Vous vous trompez. Vous défendez un système qui annihile la liberté, et parmi elle, celle d’entreprendre et de construire pour le bien commun. 

Europhiles béats, « sociaux-démocrates » privilégiés, vous dites « oui » sans clairvoyance ni discernement. 

Nous sommes pour l’Europe de la paix et donc pour l’Europe des peuples, oeuvrant pour l’intérêt commun. Dans votre aveuglement à défendre ce système créant toujours plus d’inégalités, vous vous êtes égarés de vos aspirations à rendre le monde plus juste.  

lepiero (02 juin 2020)

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