Ces notes sont à resituer dans le contexte global de notre contribution précédente pour éviter toute méprise :
Compagnes et compagnons des mauvais jours…les mauvais jours finiront !
Dans une tribune au journal Le Monde de ce jour, Arié Alimi (Avocat) et Vincent Lemire (Historien) indiquent : « L’antisémitisme de gauche connaît une résurgence incontestable, mais il est instrumentalisé pour décrédibiliser le Nouveau Front populaire. » Ils ajoutent : « Il n’y a pas d’équivalence entre l’antisémitisme contextuel, populiste et électoraliste, utilisé par certains membres de La France insoumise, et l’antisémitisme fondateur, historique et ontologique du Rassemblement national, affirment l’avocat et l’historien, dans une tribune au journal Le Monde.
On peut éventuellement discuter "l’antisémitisme contextuel, populiste et électoraliste, utilisé par certains membres de La France insoumise" ; mais il n'est pas douteux que certaines attitudes ont permis à l'extrême majorité de la population juive de France, quatre-vingt quinze pour cent, nous dit-on, ce n'est pas rien, de s'en effrayer jusqu'à préférer l'hypothèse de l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National.
En 1990, Mike Godwin énonçait une loi empirique ou plutôt un constat dans les comportement sociétaux d'échanges en ligne : « Plus une discussion en ligne se prolonge, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de un. » La loi de Godwin introduit l'idée selon laquelle un tel argument est inévitable dans un débat qui s'éternise.
Lorsque ce constat s'effectue aujourd'hui , et parfois sur le mode d'un certain jeu cynique, dans un débat, indiquer à on interlocuteur qu'il a atteint le point de Godwin revient à lui signifier que son crédit est dorénavant compromis. Cela revient à en disqualifier, ou tout au moins à tenter de disqualifier son propos par cet "argumentum ad hominem".
Que faire aujourd'hui d'un tel constat ? Quel usage éventuel en faire dans toute conversation ou participation à un échange, y compris celui-ci ? Et pourquoi ne pas laisser ce propos sur une telle question parce que précisément nous nous la posons, tenons à la partager, pour peut-être y revenir autrement plus tard !?
Les ami.es de Gavroche