Les Correspondances de Manosque (avatar)

Les Correspondances de Manosque

Festival

Abonné·e de Mediapart

5 Billets

0 Édition

Billet de blog 9 septembre 2015

Les Correspondances de Manosque (avatar)

Les Correspondances de Manosque

Festival

Abonné·e de Mediapart

Le voyage d'Octavio, avis de Françoise. R

Les Correspondances de Manosque (avatar)

Les Correspondances de Manosque

Festival

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Miguel Bonnefoy,  Le voyage d’Octavio, Editions Rivages, 2015.

Je n’avais jamais rencontré un être qui « comme les arbres, ne peut mourir que debout». Octavio est de cette trempe-là. Il ne sait ni lire ni écrire. Il sait seulement vivre. Et aimer. Son pays, les gens, et Vénézuéla, cette belle femme qui porte le nom de son pays et qu’il a rencontrée un soir, au café. Depuis, elle lui apprend l’écriture.

L’univers d’Octavio, dans ce bidonville de Caracas, c’est cette petite église de Saint-Paul-du-Limon. Il y est l’homme à tout faire de la confrérie qui s’y est installé quand le culte s’est arrêté. Après que la statue du Nazaréen, qui faisant tant de miracles, ait subitement disparu. Volatilisée.

Le voyage dans lequel Octavio embarque le lecteur est une longue errance que la vie lui impose et qui n’aura pour guide que les caprices d’une nature terrible, luxuriante, rude et merveilleuse. Les êtres y sont mystérieux, ils parlent d’Octavio comme d’un géant, ou comme d’un esclave. Lui, Octavio, il sait seulement qu’il vient de la Terre, comme les arbres et comme la statue du Nazaréen que des hommes ont fait disparaître, mais peut-être pas pour toujours ? Serait-il un Saint ? Quelle que soit la réponse, le voyage d’Octavio devient immédiatement celui du lecteur. Il y a aucune place pour aucune certitude. Mais toutes les utopies, toutes les espérances, tous les rêves ont leur place. Et au terme du voyage, si l’on ne sait pas bien où on est arrivé, on sait seulement que l’on est heureux.

Le voyage d’Octavio est le premier roman de Miguel Bonnefoy, jeune écrivain vénézuélien qui vit à Paris.

Rencontre avec lui et Le voyage d’Octavio le vendredi 25 septembre à 16h30, Place Marcel-Pagnol. Rencontre partagée avec Aram Kebabdjian et « Les Désœuvrés » et animée par Joseph Confavreux.

Miguel Bonnefoy sera par ailleurs reçu par l’Apéro littéraire du même vendredi 25 septembre, place d’Herbès : lecture d’extraits du livre par les lecteurs du Comité de lecture guidés par Raphaël France-Kullmann, débat animé par les bibliothécaires Nathanaële Corriol et Sylvie Pezon. L’Apéro Littéraire recevra conjointement Miguel Bonnefoy pour Le voyage d’Octavio, et Carole Martinez pour La Terre qui penche.

En partenariat avec Mediapart.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.