Le 9 mai, marchons pour le climat et célébrons l’Europe que nous voulons

Ce 9 mai, ne détournons pas le regard de l’idée européenne. Marchons pour le climat et parlons d’Europe, de celle que nous voulons, au profit de l’ensemble de ses habitant.e.s, en premier lieu dans nos régions :

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Ce dimanche 9 mai, partout en France, nous allons marcher pour le climat. Mais ce 9 mai, c’est également la Journée de l’Europe. Comme chaque année, cette journée commémore la Déclaration Schuman, discours prononcé par le Ministre des Affaires étrangères français Robert Schuman le 9 mai 1950 qui propose de placer la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune et ouverte à la participation des autres pays d’Europe. Ce discours est ainsi considéré comme le texte fondateur de l’Union européenne, et depuis 1985, la Journée de l’Europe est célébrée chaque année le 9 mai.

Malheureusement, par les temps qui courent, l’Europe n’a pas bonne presse et ne semble plus beaucoup inspirer ses populations, et en particulier sa jeunesse. Crises migratoires à répétition, Brexit, politiques d’austérité … l’UE donne aujourd’hui l’impression d’être plus un obstacle qu’un avantage pour les peuples qui la composent. Et l’exemple britannique de la vaccination récente contre la Covid 19, bien plus avancée que sur le Continent alors que Londres est définitivement sortie de l’UE, semble donner raison à cette impression.

Et pourtant, pourtant sans l’Europe, les vaccins auraient sans aucun doute coûté beaucoup plus chers et seraient restés inaccessibles pour certains Etats de l’Union. Sans l’Europe, dans beaucoup de secteurs relevant de ses compétences propres, comme l'union douanière, ou les règles de concurrence, et de ses compétences partagées, comme l’agriculture, la pêche, les affaires sociales, etc., la situation de chaque Etat européen serait sans doute bien plus difficile, pris dans les nasses de la mondialisation financière et de sa concurrence de tous contre tous. Et surtout sans l’Europe, la lutte contre le changement climatique et la disparition de la biodiversité serait perdue d’avance : le CO2, la désertification, les pollutions en tous genres n’ont en effet que faire des frontières nationales.

C’est pourquoi l’idée européenne reste fondamentale, non pas l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui, avec ses politiques d’austérité, sa forteresse Schengen et sa froideur technocratique, mais l’Europe que nous défendons, telle que nous la voulons et l’imaginons en tant qu’écologistes : une Europe acteur majeur de la transition et de la solidarité dans un monde en crise, une Europe garante universelle de la paix, de la prospérité et de la culture partagée, donnant à sa jeunesse à nouveau la possibilité d’espérer, une Europe qui protège et qui prend soin de l’ensemble de ses habitant.e.s.

Des vœux pieux et infantiles ?  Non, car l’Europe et ses institutions restent bien ce que nous en faisons. Encore faut-il ne pas en laisser la gestion à la technocratie financière, aux lobbies en tous genres et aux partis politiques les plus enclins à souffler sur les braises de la division.

Les 20 et 27 juin prochains auront lieu en France les élections régionales. Durant cette campagne, personne ou presque ne parlera d’Europe. Et pourtant les Fonds structurels européens[1] , d’un montant très important et qui agissent en profondeur sur les structures économiques et sociales des régions européennes, sont mis en œuvre par les conseils régionaux qui sont devenus depuis 2014 les autorités de gestion du FEDER, du FEADER et d’une partie du FSE. Pour la période 2014-2020, c’est par exemple presque 1,8 milliard d’euros qui ont été versés à la région Rhône-Alpes[2]. En ces temps de disette budgétaire pour les collectivités, cet argent européen est un outil fondamental devant être mis au service de la transition écologique, de l’emploi, et de la solidarité, entre les territoires et les générations.

C’est pourquoi ce 9 mai, ne détournons pas le regard de l’idée européenne. Marchons pour le climat et parlons d’Europe, de celle que nous voulons, au profit de l’ensemble de ses habitant.e.s, en premier lieu dans nos régions. 

Les candidat.e.s écologistes aux régionales de juin 2021 :

Fabienne Grébert, candidate écologiste à la présidence de la région AURA

Benjamin Joyeux, 2e de liste pour la Haute-Savoie

Maxime Meyer, tête de liste dans l’Ain

Anne Babian-Lhermet, tête de liste dans l’Allier

Florence Cerbaï, tête de liste dans l’Ardèche

Natacha Muracciole, tête de liste dans le Cantal

Olivier Royer, tête de liste dans la Drôme

Myriam Laïdouni-Denis, tête de liste dans l’Isère

Olivier Longeon, tête de liste dans la Loire

Renaud Daumas, tête de liste dans la Haute-Loire

Pascale Bonniel-Challier, tête de liste dans la métropole de Lyon

Cécile Michel, tête de liste dans le Rhône

Grégoire Verrière, tête de liste dans le Puy-de-Dôme

Claudie Léger, tête de liste pour la Savoie

David Buisson, candidat écologiste dans la Drôme

Alexandra Cusey, candidate écologiste pour la Savoie

Axel Marin, candidat écologiste dans la métropole de Lyon

[1] Au nombre de cinq, il y a le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE), le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), le Fonds de cohésion et le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

[2] Fonds décidés avant la réforme de 2015 ayant fusionné les régions Auvergne et Rhône-Alpes.

 

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