AUTISME : Communiqué de presse DUNOD #MAVERITESURLAUTISME

Nous allons grâce à votre mobilisation bientôt atteindre 50 000 signatures. Votre parole A DU POIDS ! Les plans autismes se succèdent avec des prétendus « moyens supplémentaires », mais vous savez à quel point l’on est ISOLé et désemparé face aux démarches administratives (établissement ou scolarisation) et autres démarches visant une PRISE en CHARGE PSYCHOPEDAGOGIQUE précoce, adaptée et globale.

Communiqué de presse DUNOD Officiel / #MAVERITESURLAUTISME – Un Psy en Colère

EXTRAIT de l'INTERVIEW

Communiqué de presse DUNOD : Ma vérité sur l'autisme de Jean Luc ROBERT © Jean-Luc ROBERT - Psychologue

-    3) DUNOD : Parlez-nous des familles. Que vous disent-elles ?
-    JLR : Les familles sont en grande souffrance. C’est peu de le dire. Une autre de mes vérités est de dire qu’une fois le diagnostic posé entre 18 mois et 3 ans, elles sont complètement livrées à elles-mêmes, ballottées entre les démarches administratives du type, dossier MDPH, examens cliniques, rendez-vous de spécialistes, et la recherche d’une prise en charge adaptée. Pendant ce temps, que se passe-t-il ? Ne connaissant rien à l’autisme et n’étant pas accompagnées, elles constatent souvent impuissantes que leur enfant progresse peu. Les signes de l'autisme s'installent alors et sont plus difficiles à faire évoluer après cette période très longue, trop longue, où il n'a pas pu bénéficier d'une prise en charge globale et adaptée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai écrit une pétition intitulée : « Mesure gouvernementale pour une prise en charge précoce et globale de l’autisme dès 18 mois », sur le site change.org que je vous invite encore à signer. Les familles peuvent ainsi dénoncer ce scandale en la signant et en la commentant. Et figurez-vous qu’il y a une mobilisation assez formidable puisque cette pétition va bientôt atteindre les 50 000 signataires. J’ai reçu un nombre considérable de témoignages de familles disant leur désarroi et leur solitude face à ce combat. Ce livre, c’est aussi pour leur donner la parole.

-    4) DUNOD : Jean-Luc ROBERT, vous parlez des nouvelles méthodes éducatives venues des Etats-Unis (ABA et TEACCH). Sont-elles concluantes ?
-    JLR : Là aussi je vous dirais qu’il y a une formidable machine lobbyiste qui en haut en lieu influence, pour nous faire associer le sigle ABA (l’Analyse appliquée du comportement) avec les mots validation-scientifique et même réussite, mais la réalité dont je parle n’est pas celle-ci. Et je précise tout de suite que je n’ai rien contre cette méthode comportementale que je trouve d’ailleurs incontournable pour tout enfant autiste ou non-autiste. Mais je mets un gros bémol lorsque l’on fustige la psychanalyse en nous laissant croire que seule l’approche cognitivo-comportementale a fait ses preuves. Sachez en deux mots que La Haute Autorité de santé, a elle-même annoncé en 2013 qu’il n’existait qu’une « présomption » scientifique d’efficacité concernant cette méthode, se montrant donc très prudente. Concrètement, les trois méthodes recommandées que sont ABA, Denver et TEACCH, n’atteignent pour les deux premières qu’« une présomption scientifique » d’efficacité qu’ils appellent le (grade B), et « un faible niveau de preuve » il s’agit du (grade C), pour la troisième. Aucune des trois méthodes n’a pu se hisser au niveau du grade A, celui de la validation scientifique. D’autre part, la statistique obtenue lors de l’expérimentation de la méthode ABA par son fondateur Ivar L. Løvaas en 87, à savoir le chiffre de 47 % des enfants qui auraient atteint un fonctionnement intellectuel et comportemental normal après 2 ans de prise en charge, avec à la clé une réintégration dans une école primaire publique, n’a jamais été confirmée par les études postérieures. Je contrarie donc dans mon livre ce discours médiatico-promotionnel ambiant que j’estime mensonger. Et il y a bien d’autres vérités, modestement les miennes, celles dictées par mes années d’expérience sur le terrain clinique, que je révèle dans le livre MVSA Il y a 22 chapitres, et j’aurais pu appeler ce livre : MES 22 vérités sur l’autisme.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de dénoncer tous ces MENSONGES et SCANDALES dans cette pétition mais aussi dans un LIVRE : « Ma vérité sur l’autisme » aujourd’hui PUBLIé chez DUNOD, afin d’alerter les médias sur la réalité de l’autisme en France. Voici un extrait dans lequel je pense, beaucoup de parents se reconnaîtront :

« Les parents sont souvent déçus de voir précocement tous ces professionnels sans avoir de réponses claires. On ne leur dit pas forcément qu’il faut envisager un outil de communication comme le PECS. On ne leur dit même pas comment se manifestent les troubles du spectre de l’autisme, ce sur quoi il faut être vigilant, les techniques éducatives que l’on peut utiliser, ou la signification de tel ou tel comportement. Ils découvrent les choses par eux-mêmes sur Internet et se débrouillent comme ils peuvent. Parfois, ils sont encore vierges de tous savoirs lorsqu’ils nous consultent alors que l’enfant âgé de six ans a été diagnostiqué depuis l’âge de trois ans. Trois années capitales où pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes, psychomotriciennes et autres, n’ont pas jugé utile de se montrer pédagogues et de leur dire qu’il fallait mettre le paquet dès le seuil de leur porte franchi. Et l’on peut difficilement se représenter leur détresse face aux propos contradictoires des premiers professionnels qu’ils rencontrent. Est-il utile de préciser que durant ce temps qui passe et où ils sont totalement livrés à eux-mêmes (entre les démarches administratives diverses, le dossier MDPH, les examens cliniques et autres rendez-vous de spécialistes), l’enfant progresse peu, montrant même des signes de stagnation voire de régression ? Ces signes de l’autisme s’installent alors et sont plus difficiles à faire évoluer après cette période très longue, trop longue, où il n’a pu bénéficier d’une prise en charge globale[1]. »

[1] Pétition en cours de signature lancée en mars 2018 par l’auteur : « Mesure gouvernementale pour une prise en charge précoce des enfants autistes à 18 mois ». Cette pétition demande au gouvernement de créer des structures spécialisées et entièrement dédiées à la prise en charge précoce des enfants autistes dès le diagnostic établi. Ces structures assureraient également l’assistance administrative et psychopédagogique des parents.

https://www.youtube.com/watch?v=350BCeFd1Ss

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Par Jean-Luc ROBERT
Psychologue clinicien

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