de qui sont-ils le peuple ?

 

Le robots bleus de la haine :

De qui sont-ils le peuple ces croisés en armure ?
Tous imbéciles qu’ils sont, incultes et même ignares. 

Sont-ils seulement humains ? Ce sont là des pantins !
Tous automates qu'ils sont, agitant leurs bannières.

Par quel miracle tiennent-ils de se croire prolétaires ?
Tous rentiers qu'ils sont, cramponnés à leur or.

De quoi sont-ils le nom ? Qu’on le dise haut et fort !
Tous xénophobes qu'ils sont et tous pétris de morgue.

Que lumière soit faite sur ces visages blêmes :
leurs gros yeux globuleux, paupières lestées de plomb,
leurs longues dents de vampires, l’écume de leur bave.

Que lumière soit faite sur cette chimère folle :
baudruche aux cheveux crasse, elle éructe sans plaisir,
agitant en tous sens ses bras flasques et balourds.

Les humains au nombre de nous :

Dans la nuit des ténèbres, l’humain debout se tient
son poing gauche levé, comme un phare sur la grève,
dans sa poitrine cognent, puissants marteaux des luttes,
son cœur rouge de vie et l’âme des lumières.

Dans le vent du printemps, entends l’humain d'abord,
son poing gauche levé, il marche sur le pavé,
il est fort et lucide, courageux, travailleur 
et sur son front d’airain se brisent les vagues bleues

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