Curée

A propos de Denis Baupin et ses turpitude

Denis Baupin, ses turpitudes. Mais, au-delà, le rôle exact des médias. Leurs intérêts particuliers sous couvert d'intérêt général. Il me semble - et, ici, je m'appuie sur le témoignages accessibles, les différents commentaires de différents medias, dont Mediapart - que la curée générale qui vient, qui est déjà, autour de la personne de Denis Baupin, que je ne connais aucunement, dont je sais juste l'action quand il était en charge à la mairie de Paris, du  tram notamnent, si je ne dis bêtise, est disproportionnée avec ce que l'on sait de ses turpitudes. Et l'on assiste, il me semble, en la circontance, à la mise en pasteurisation de tout et de l'humain désormais.

Qui n'a jamais harcelé une jeune femme dont il était amoureux ? Qui n'a jamais osé des gestes, outre le désir de sa -son - partenaire ? Que je sache, et encore une fois en présence des témoignages actuels, Denis Baupin n'a pas été juqu'à nier totalement le désir de l'autre ? Non, je maintiens qu'en l'état actuel des témoignages, il ne mérite aucunement cette curée orchestrée, avec volupté, oserai-je dire, par les médias dont, hélas, Mediapart.

En effet, et ce n'est pas nouveau, ces sujets font le délice des bonnes gens qui peuvent de la sorte goûter à ces travers de l'âme humaine, ces obscurités contraintes par les codes sociaux et qui ressurgissent parfois avec d'autant plus de violence que réprimées longtemps. Ils peuvent en toute bonne conscience mesurer leur normalité alors aux turpitudes d'autrui, j'imagine. Bref, ils aiment ça, et les médias qui cherchent la bonne affaire, celle qui les sortira de l'ombre, les mettra en toute lumière, surtout en période de concurrence exacerbée ( ici je pense d'abord aux chaînes de télévision) ne savent plus que faire pour flatter l'intérêt de ces dits bonnes gens.

Mais, à force, de se délecter de la boue des corps, des bas-fonds de l'âme humaine que chacun d'entre nous a en lui, il ne faudra pas s'étonner qu'une partie de ces mêmes gens s'autorisent à aller voter Front National. On oublie trop combien la presse de l'entre deux guerres, et la presse nauséabonde, type Gringoire ou Je suis partout, a joué son rôle ( et un rôle néfaste) dans l'acceptation des consciences de ce qui allait venir.

J'ai trop en pensée cela, pour ne pas déplorer, ce jour, le dévoiement - ce me semble - l'égarement en tout cas - de Mediapart, ce journal auquel je suis attaché, comme aux envolées de grands principes d'Edwy Pleynel et d'autres de ses journalistes, dans cette curée qui n'est pas digne du principe démocratique, d'une société éclairée à laquelle je veux encore croire, quand tout m'indique - hélas - le contraire.

 

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