Comment peut-on se définir alliés quand nous ne sommes que subordonnés ?

Le fétu de paille que nous sommes dans la tempête Trumpienne.

Le camouflet infligé au monde par le nouveau docteur Folamour devrait inspirer à tous, y compris aux esprits les plus serviles, hypnotisés par ce rêve américain qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, plombe la faculté de raisonnement de beaucoup trop de citoyens de ce pauvre monde. L’amour de la liberté qu’est censé représenter ce pays et que l’on nous chante à tous vents, masque mal une inavouable frénésie, celle du consommateur insatiable, disposé à crever, repus jusqu’à l’obésité, garage encombré de véhicules, écran plat surdimensionné au mur et smartphone en poche. Qu’importe le prix à payer pour les générations futures et pour une planète exténuée.

Les humiliantes simagrées de Macron lors de sa visite au dernier Moloch sont devenues carrément insupportables après la déclaration incendiaire du locataire de la Maison Blanche. A la différence du valet Mati qui n’était pas dupe des tentatives de charme de son maître Puntila, notre président s’est fourvoyé face à l’infréquentable et très massif promoteur immobilier.

Une vérité a bien explosé à la figure de tous les adorateurs du veau d’or drapé de la bannière étoilée, car bien au-delà du reniement de l’engagement américain vis-à-vis de l’Iran, Trump menace de la façon la plus claire tous les pays, à commencer par le nôtre ainsi que les autres signataires de l’accord en question, de sérieuses représailles s’ils s’avisaient à commercer avec les Iraniens, peu lui importe que des dizaines de contrats ont été déjà signés. Le comportement brutal, dictatorial de la première puissance mondiale vis-à-vis de l’ensemble des autres nations apparaît au grand jour. Où est donc passé le pays phare de la Démocratie garant de nos libertés et de notre sécurité ?

Encore une fois, l’Europe a démontré à travers les réactions les plus timorées de ses dirigeants qu’elle n’est même pas la somme des pays qu’elle prétend unir. Que pèsent donc le demi-milliard d’habitants de l’UE face aux trois-cent-vingt millions d’Etatsuniens et un PIB supérieur ?   

Quand donc, les atlantistes irréductibles se réveilleront ils ? Vu les statuts de l’OTAN et les dangereuses visées hégémoniques que cachent une organisation essentiellement au service des Etats-Unis, nous risquons le pire à nous y maintenir, surtout dans cette phase ultra agressive de la politique américaine.

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