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Billet de blog 15 févr. 2022

La neige, les urnes et la Saint-Valentin

On se réjouit. Les sportifs français ont décroché l’or sur la glace à Pékin. On se réjouit. Le désir est à l’honneur. Affiches « on a très envie de vous » et campagne suggestive du geste électoral sur des réseaux de rencontres qui ne sont pas faits pour ça. Bien pensé. Sauf qu’on ne vient pas sur Tinder pour pécho du Macron ou du Jadot.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

14 février oblige. C’est open bar, le jour officiel des amoureux. L’amour vaut toutes les audaces. Un couple reçoit l’or à Pékin, haut symbole de la réussite nationale, et un président sortant reçoit le désir ardent d’une pléthore de jeunes gens. Soudain l’actualité s’enhardit d’un sourire. On se réjouit sous les bravos. Un peu d’art, de sensualité et de culot, ça vous aère une campagne morose sur fond d’épidémie en moins de deux.

L’audace, la créativité, la compète, la victoire ! Figures libres de la jeunesse engagée !

Succès + amour = espoir ! = Monde nouveau !

Que les aigri·e·s du monde ici qu’on nous vend aillent rhabiller leurs idéaux révolus avec des stories retaillées dans l’étoffe du temps et faisons nôtres les équations porteuses d’optimisme ! Un président jeune jusque dans la comm de ses militants. Jeunes, jeunes, jeunes, jeunes et fun à la fois.

Dans le même temps, au micro de France Inter, au journal de 13 heures, Guillaume Cizeron, notre champion, indique sans sourciller que non, bien sûr, il ne mêle pas les questions politiques à son parcours personnel de sportif, car, pour les JO, là n’est pas l’enjeu. D’ailleurs, c’est interdit par le règlement. Les diatribes écologiques à propos de la neige artificielle ou des régimes politiques, le respect des droits humains (ou de la nature), tout ça, ce n’est pas l’objet. Le niveau de la compète exige la complète disponibilité des athlètes qui ne sauraient se laisser perturber par la pollution médiatique alentour. Non non, faut être positif. À la question « quel message souhaitez-vous apporter aux personnes qui nous écoutent », le duo, par la voix de Guillaume, répond très simplement : « un message de paix » grâce à la démonstration ici, aux JO, que « tous ensemble », « on peut réaliser de grandes choses ». Merci ! Esprit des JO, ouvre-toi ! Montre-nous comment tu œuvres pour la paix en ce 2022 prometteur, montre-nous que tu es autre chose qu’une immense compétition qui met sur un podium l’esprit de compétition.

Je ne disserterai pas sur le lien patent qui relie la compétition et le capitalisme. Je n’en ai ni la compétence ni le temps.

Je ne disserterai pas non plus sur le lien entre le capitalisme et l’état général du monde dans lequel nous survivons pour peut-être quelques décennies encore. Je n’en ai ni la compétence, ni le temps.

Je pourrais, dans le sens positif de l’événement, saluer la performance sportive et artistique. Sans conteste, c’est de la grande médaille, cher couple Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, bravo. Mais je regrette un peu le discours. Vous auriez dit, cher champion, « cela nous préoccupe, mais ici n’est pas le lieu pour militer », c’eût été moins pire. Vous auriez dit « ici on n’est pas dans le bon contexte, mais la notoriété qui nous est donnée aujourd’hui nous servira à soutenir publiquement des causes justes auxquelles nous croyons afin de les faire progresser », je vous en aurais su gré.

Vous auriez en outre omis d’employer l’adjectif « personnel » en contraste et pour fin de non recevoir de la question qui vous était posée sur votre posture de citoyen qui par essence – enfin je crois – concerne le politique, c’est-à-dire la chose publique, c’est-à-dire le collectif, j’aurais pu ne pas vous en vouloir.

Mais je vous tiens un peu grief de votre légèreté. Quand même. Car la parole publique a du poids ! Et dans l’euphorie et la fierté générale que vous avez procurées à vos concitoyen·ne·s et qui vous ont largement ouvert leurs écoutilles avec des yeux brillants d’admiration, c’est un peu dommage de n’avoir eu pour eux comme message que « Regardez ! Notre médaille, c’est la paix ! Pour le reste, la neige et les droits humains, on est hors sujet ». Je caricature. Bien sûr. Mais vous comprenez l’idée.

Ne pas avoir su profiter de l’audience qui vous était donnée pour énoncer ne serait-ce que le début du prémisse d’un commencement de mobilisation pour le monde, pour le vivant, c’est ennuyeux, c’est décevant. On se dit « tant pis ». Mais n’être capable que d’invoquer des motifs relevant du carriérisme personnel pour justifier l’absence de toute vision collective, c’est plus grave.

Ce n’est pas de votre faute, bien sûr. Vous êtes un enfant de l’époque. On ne saurait vous le reprocher. Ce que je pointe ici, c’est un symptôme. Un symptôme de plus de la pandémie politique qui nous éteint toutes et tous, atomisé·e·s que nous sommes dans nos carrières, nos écrans, nos intérêts particuliers. Ah ! Que c’est dommage que le monde crève ! Mais qu’y puis-je ? Je ne suis pas au monde pour le sauver, mais pour rapporter des médailles. Votre réponse était candide. Symptomatique, mais candide. Sans arrière-pensée. Du moins je vous laisse le bénéfice de cette mienne croyance.

Mais venons-en aux autres, là, les pro de la comm politique. Alors eux, oui, ils militent. Enfin, ils bidouillent du message politique façon bricolage et grosses ficelles. En profitant du brouillage des lectures, en exploitant un support pour promouvoir un slogan ici inattendu, pour aller racoler de l’électeur et de l’électrice. C’est vrai : il paraît que pas mal de jeunes boudent la politique. Il faut les ramener aux urnes. Alors peu importe si la stratégie relève du plan de comm foireux, entre marketing et tapin. Après tout, peut-être que nos candidats ne sont que des produits à vendre, et les urnes, un supermarché où on va remplir son caddie. Peut-être sont-ils suffisamment sexuellement désirables pour aller pécho du jeune là où on imagine pouvoir le trouver. Faudra-t-il réduire le geste électoral à un bon coup pour faire chorus parmi les franges les plus dépolitisées de la société ? La façon est-elle honnête ? Le dialogue, conduit les yeux dans les yeux ?

On fait une action de communication audacieuse là où on attendrait plutôt des arguments, et ça ne choque pas grand monde. C’est fun. C’est performant. Fallait juste y penser. On te vend de l’urne comme une tartine de Nutella, un profil Tinder, une rencontre d’un soir, rencard, bière et tacos. Ainsi se fabrique le désir d’avenir.

Perso, moi, ça me fait pas mouiller.

C’est même triste à pleurer. Prendre ainsi l’électeur, l’électrice potentiel·le pour un·e con·ne !

Je raconte ça en trois mots à mon jeune beau-fils, ce midi. Il me dit : « sérieux ? Jadot ? Il va se griller avec ça ! » (pas encore 17 ans, le marmot. Usager aguerri de YouTube, Instagram et autres joyeusetés digitalement réseautées. Mais pas encore « politisé », comme dirait notre cher et tendre père à toutes et tous, quand il rencontre un os dans la verve populaire en lieu et place du bon muscle jupitérien qu’il espère à longueur de tapis rouge)

Le racolage intempestif surfant sur les codes de l’époque ! Pfiou. Un ado de 17 ans ne s’y laisse pas prendre. Mais voilà : tout ce qui fait buzz fait ventre. « Putaclic », ils disent, les Youtubeurs à leurs « communautés ». Déso, chers candidats, mais faire « putaclic » à moins de soixante jours du suffrage, c’est un peu la honte, non ? Les électeurs et les électrices seraient-ils à ce point devenu·e·s indignes de votre respect que vous leur refusiez la considération minimale qui consiste à ne pas chercher à leur faire prendre les vessies pour des lanternes et vos profils les plus séducteurs pour la promesse de leur meilleur plan Q de l’année ? À moins que tout ceci n’obéisse qu’à une logique implacablement logarithmique, le clic appelle le clic qui appelle le flux qui appelle la notoriété qui appelle l’adhésion de l’électorat. Comme le fric appelle le fric qui vous fait venir aux pieds les média qui appellent l’adhésion de l’électorat. Même logique. Et la démocratie, dans tout ça ? Has been, la belle, feue la démocratie. Carapatée dans l’imaginaire des nostalgiques et dans le dico du parfait démago que maîtrise la presse des grands groupes avec brio, celle qui caresse la classe moyenne dans le sens du poil avec ses belles idées progressistes et modernes. Coquille vide squattée par les bernard-l’hermite que vous êtes. Brandie dans vos discours comme un trophée, légitimité ultime de vos gesticulations mercantiles.

Voilà, c’est fait, c’est dit, en matière de comm, tous les coups sont permis. Dès lors, l’électorat ne rêve pas. Il se méfie. Il attend la prochaine entourloupe. La prochaine caricature. Ou alors il se désintéresse et retourne à la pêche (ce qui est un moindre mal). Vous comprenez, on ne nous y prend plus. On a déjà vu à l’œuvre les stars du Tube à l’Élysée. Un président en T-shirt noir nous enjoindre à l’injection depuis Brégançon sur Tiktok.

So fun. So tendance. So djeun. So sexy.

Non, sérieusement, ces procédés n’honorent pas le petit peuple dont je suis.

Moi, je voudrais seulement assister à une campagne loyale.

Avec des adversaires clairement identifié·e·s.

Pas de secret de polichinelle sur le casting final (de la comm, ça aussi. Éhontée. Ça n’aura échappé à personne).

J’attends de nos candidat·e·s une vision du monde qui donne envie. Qui fasse rêver. Qui me parle d’autre chose que de réussite personnelle ou de rencontre amoureuse sur Internet le jour de la Saint-Valentin. D'autre chose que de marchés scabreux à 150 000€ pour l’abandon d’une primaire. D'alliances louches ou de trahisons. Oui, j’attends autre chose.

J’attends bien sûr d’une campagne qu’elle s’adresse à tout le monde. Qu’elle aille chercher les personnes les plus dépolitisées de la société pour qu’elles cessent de croire ce qu’on leur fait croire depuis des lustres : qu’elles n’y changeront rien. Ou pire : qu’on change les choses en cliquant « j’aime » et en mettant ses déchets dans la poubelle jaune comme un bon citoyen. Et bien sûr, il faut aller les chercher sur les réseaux, mais cash, clairement, en s’adressant à leur intelligence, pas à leur cerveau reptilien. Les réseaux, donc. Pour mettre en scène des meetings, faire parler des influenceurs et influenceuses, [pas celles et ceux qui font vendre (le marché n’a pas besoin d’une campagne électorale pour prospérer), mais celles et ceux qui font réfléchir], leur faire commenter les commentaires, inviter au débat, à la réflexion, indiquer clairement où se situent les luttes, et à quoi serait utile leur convergence. Les réseaux, oui, comme vecteurs contemporains d’idées, de partage et d’échanges, comme canaux d’information. Dans l’esprit du World Wide Web qui nous a fait rêver de quelque chose qui se serait approché de la mutualisation des savoirs et des savoir-faire universels avant que s’en emparent les GAFAM.

Donc, une campagne via les réseaux, oui, mais pas pour te vendre un bulletin de vote ou un candidat à l’endroit où tu cherches une rencontre amoureuse. Non. Ça c’est racoleur. Putassier. Et pour finir, c’est hors sujet.

Les réseaux, c’est pour te montrer où se trouvent les luttes. En quoi elles consistent et à quoi elles servent. Pas pour nous ériger les un·e·s contre les autres. Pas pour désigner les boucs émissaires vs les bons élèves. Montrer les luttes qui permettent de faire front, ensemble. Les réseaux, pour te les présenter et te présenter qui en est porte-parole. Comment et avec quelle légitimité. Et pour te dire aussi qu’elles ne peuvent pas se faire sans toi, les luttes. Qu’on a besoin de tout le monde. Pas d’une médaille. Pas d’un champion. Pas d’une championne. Mais de tout le monde. De toi aussi. Que tu n’es pas disqualifié d’avance dans le jeu politique. Que dans ce stade olympique, tu cours toi aussi. Avec une flamme.

Moi, je rêve d’une campagne qui montre la seule, l’unique réussite qui vaille notre désir : celle de nous hisser toutes et tous ensemble le plus longtemps possible sur un podium, le podium-monde qui nous fait l’honneur de nous héberger dans sa grande mansuétude, insigne médaille, encore aujourd’hui, au mépris de tous nos démérites. Avec son indulgence bientôt non-renouvelable pour notre esprit de compétition. Le podium-monde qui ne connaissait que l’entraide, avant nous. L’inter-relation, l’échange, le cycle, la symbiose, l’interdépendance. J’en veux pour preuve mycorhizes et racines. Cycle du carbone et régénération du sol. Lune, marées et bancs de poissons. Nuages, pluie, rivières, nappes phréatiques et océans. Vie de village et circuits courts. Économie réelle en lien avec la matérialité des conditions de la vie sur terre. La compétition lui était inconnue, au podium-monde, qui n’est pas encore revenu de notre outrecuidance à le vouloir podium et qui s’apprête à nous botter le cul avec perte et fracas, non sans dommages collatéraux pour les siècles à suivre.

Je rêve d’une campagne où aucun·e des candidat·e·s ne jouerait de la séduction de sa petite personne en lieu et place de la monstration de cet enjeu gigantesque sur l’ignorance duquel pourraient bien se casser le nez tous les JO de Pékin du monde et tous les JO à suivre d’ailleurs, toutes les Saint-Valentin et leurs commandes de fleurs kenyanes corollaires qui n’auront plus d'objet après le verdict, quoique s’en défendent notre déni, notre cécité, notre entêtement et notre pugnacité de champions en herbe.

Mais médailles ! Médailles ! Arriver en tête ! Du championnat ! De l’élection ! Des césars ! Des Victoires de la musique ! Du Festival de Cannes ! Des grandes fortunes ! Gagner au loto ! Gagner la quatrième baguette offerte pour trois achetées sans se questionner sur son coût ! Gagner un séjour à Ibiza ! Gagner la fève de la galette ! Gagner n’importe quoi, mais gagner !

Je nous renvoie ici à d’autres postures, d’autres statures : à la majesté des Georges Brassens, des Joseph Andras, des Patrick Bougeard qui savent refuser une distinction. On leur donne la médaille. Ils déclinent poliment. Merci. Ils ne sont pas de ceux. De ce pain-là, ils n’en mangent pas. Néanmoins, ils font leur route. Inspirante. Graine. Prenons-en de la graine. Écoutons, regardons, lisons. Élisons. Sachons que les individus ne sont pas des plastrons à médailles. Et qu’il faudra un peu plus d’un héros pour nous sortir de là.

Mais la chance qu’on a, c’est que la république, c’est nous !

Alors moi, je rêve d’une campagne qui s’intéresse au bien de toutes et tous, vivant·e·s, éléments, matière, montagnes et marées. Une campagne qui nous enchante au lieu de nous faire vomir. Qui s’adresse à notre désir. Une campagne plus large que nos intérêts particuliers. Une campagne qui requalifie le mot « gagner » pour qu’on n’en ait plus honte et qu’on s’en réclame, à la suite de Ruffin, un brin frondeurs et frondeuses : « à la fin, c’est nous qu’on va gagner ! », avec cet élan de l’équipe, cette conscience de la contribution individuelle au grand tout, cette passion jubilatoire qui nous étreint quand « nous » se réjouit d’un fait accompli ensemble.

Dans la compétition électorale pitoyable et impitoyable à la fois qui tient lieu de campagne, où tous les coups sont permis, où le débat rase les pâquerettes et caresse la haine ordinaire dans le sens du poil et du clivage, il n’y a que la tortue colérique, le mauvais poil du plateau d’Hanouna, le Chon-chon populaire avec son irrévérence devenue légende en vue de bashing systématique, il n’y a que l’Insoumis qui menace pour de vrai le grand capital et la marée grosse d’intolérance, qui regarde le soleil en face, malgré la pléthore d’infrarouges qui désormais fait redouter la mort imminente de la cornée et l’inexorable 6e extinction de masse, le seul qui joue la partie collectif, avec, au sein de sa campagne, des meetings conduits par d’autres que lui (par exemple à Quimperlé avec François Ruffin et Aurélie Trouvé le 11 février dernier), le seul qui assume un programme de rupture. Rupture. Bifurcation. Pas seulement pour des miettes de pouvoir d’achat, non (le pouvoir d’achat, c’est super, mais ça ne fait pas un programme, encore moins une bifurc. À peine un itinéraire de délestage sur Bison Futé. Le pouvoir d’achat, ce sont les restes du profit que nous concèdent les ultrariches pour ne pas qu’on pète les plombs. Le pouvoir d’achat, c’est la variable d’ajustement des puissants pour que le petit peuple ne renverse pas la table. Leur juste mesure entre le pain et la brioche. Le point de bascule entre l’usager placide de Netfix devant sa pizza deliveroo et la gilet-jaunie réfractaire rendue quand même sur les Champs-Élysée. Une différence fine comme papier à cigarette, poignée d’euros sur fin du mois. Alors le pouvoir d’achat, oui, mais comme effet, pas comme cible de l’objectif).

Ainsi, l’Insoumis, c’est le seul qui raconte une histoire à laquelle on puisse croire, en s’y voyant nous-mêmes acteurs et actrices, en nous projetant ne serait-ce qu’à + 30 ans, avec un mince espoir pour nos enfants. Pour l’avenir. En commun. S’il vous plaît.

Dans mes lignes, tu vois, pas de Saint-Valentin qui tienne, pas de propagande larvée, insidieuse, planquée dans les plis de ton réseau préféré. Ici, campagne. Affichée. Parce que l’avenir en commun, c’est tout de suite. C’est pour ça qu’il faut t’inscrire. Et c’est pour ça qu’il faudra aller voter. Avec désir et conviction. Enfin, moi, j’irai. Toi, tu feras ce que tu voudras, naturellement. Mais ne traîne pas. Il y a urgence. Et s'il y a moyen, passe à ton voisin, à ta voisine.

Liette, militante de la poêle à frire

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