Rohingyas, les oubliés

Selon les Nations Unies (ONU), les musulmans Rohingyas dans l'Etat d'Arakan, en Birmanie sont une des minorités les plus persécutées à travers le monde.

Bien qu'ayant été reconnu comme une communauté ethnique autochtone en Birmanie après avoir obtenu son indépendance de l'Empire britannique en 1948, la loi sur la citoyenneté 1982 nie la citoyenneté de nombreux musulmans Rohingyas. Les Rohingyas sont largement considérés en Birmanie comme des immigrants illégaux en provenance du Bangladesh.

Avec près de 1,3 million de musulmans Rohingyas en Birmanie.La majorité d'entre eux vivent en Arakan (Rakhine) l'état du Myanmar, qui est limitrophe du Bangladesh et de l'Inde. Cependant, ils continuent à se battre pour avoir accès aux services de base de l’État. Depuis 2012, des vagues de violence et d'actes islamophobes contre les Rohingyas, laissant des centaines d'entre eux tués et blessés, et certains sont même contraints de fuir leurs foyers et leurs pays

D'après le Dr Than Aung, près de 150.000 Rohingyas sont piégées dans des camps de réfugier et sont interdits de quitter. En 1993, le régime militaire birman a mis en place des cartes d'identité temporaires (aussi appelés Cartes blanches) exclusivement destiné aux Rohingyas musulmans de l'état d'Arakan. Ces cartes devaient être remplacées par des cartes dites de « citoyenneté d'examen ». Mais le fait que ces derniers soient musulmans et différents de la majorité, ces cartes ne fut pas remplacés.

En décembre 2014, l'ONU a adopté une résolution invitant le gouvernement birman à accorder aux Rohingyas les pleins droits de citoyenneté, mais le régime birman a immédiatement rejeté la résolution. L'organisation de défense des droits de l'homme, Humans Right Watch accuse la Birmanie de sa participation dans ce massacre, devrait-on dire un apartheid. Au point ou l'un de leurs rapports a pour titre « Le gouvernement aurait pu arrêter ça», c'est donc un massacre orchestré de cette minorité dans le silence absolu de la communauté internationale.

De nombreux ONG n'ont plus le droit d'accéder au sein du territoire birmans pour venir en aide à ce peuple persécuté comme ce fut le cas de Médecin sans Frontières.

En outre, le 10 Février, le bureau du président birman a publié une déclaration disant que les détenteurs de la Carte Blanche ont deux mois à compter de la date d'expiration de leurs cartes, qui est le 31 Mars de les remettre aux autorités, qui serait alors évalué leur statut de la citoyenneté en vertu des lois sur la citoyenneté du pays en cours.

A. Light Driver Straight

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.