CORSE Essai Chloroquine non randomisé: lettre ouverte au Premier Ministre

Bataille contre le Covid19 : la Corse et ses élus, ultramobilisés, unanimes, demandent à être « territoire pilote » via un essai clinique « non randomisé » de l’Hydroxy-Chloroquine incluant la médecine de ville.

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COVID19. Gilles Simeoni Président du Conseil Exécutif de Corse, adresse ce samedi 4 avril, une lettre ouverte au Premier Ministre pour faire de l’île-montagne un territoire pilote pour un essai clinique Hydroxy-Chloroquine non randomisé ou l’intégration à d’autres études expérimentales. Tout en insistant auprès du Préfet de Corse pour « un renforcement des contrôles sur les passagers et marchandises entrant sur le territoire insulaire ». 

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La santé des habitants de l’île, a été depuis 2 mois la priorité absolue des élus de la Collectivité de Corse, qui ont multiplié les mesures de protection , et ce parfois, avant Paris. La ville de Bastia été quasiment confinée, avec la fermeture des salles de spectacles, des infrastructures sportives, cafés et restaurants…avant la décision nationale. Aujourd’hui face au coronavirus potentiellement mortel, il s’agit de « donner une chance supplémentaire en anticipant sur l’aggravation de la maladie… ». Les élus insulaires et la communauté médicale de l’île, unanimes, demandent publiquement l’accroissement des tests de dépistage jusqu’à la généralisation à toute la population insulaire. Ainsi que l’autorisation pour tous les médecins et donc les médecins de ville (avec l’accord de leurs patients infectés au « Sars CoV-2 »), de prescrire l’Hydroxy-Chloroquine associée à tous traitements antibiotiques et ce «  sans devoir attendre l’aggravation de leur état de santé ».

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Le 5 avril selon l'Agence Régionale de Santé Corse : le décompte est de 32 décès et 70 personnes sont hospitalisées, dont 26 en réanimation. Le traitement à la Chloroquine préconisé par le Pr Didier Raoult de l’IHU de Marseille et en cas  d’urgence épidémique, et avant les résultats d’études cliniques,  parait une évidence à une majorité de médecins et professeurs de médecine français ! Réunis ils demandent tous ensemble la possibilité de préscription libre et médicalement contrôlée du Plaquenil via une petition sur change.org  titrée #NePerdonsPlusDeTemps. Mais ce médicament simple et qui existe sur le marché depuis 1949… reste encore un obstacle, un déni, une polémique dans les médias pour les conseilleurs scientifiques du gouvernement à Paris. Quels rôles jouent à Paris, les lobbies des laboratoires qui s’estiment concurrents des solutions de D. Raoult ? Comment fonctionnent les rouages de la haute administration parisienne surprotégée et surpayée, parfois même trop jacobine et selon certaines études parfois corrompue...? Cela reste du domaine du Parlement, de la justice, des lanceurs d’alerte, des médias qui, on le sait, ont tous lancé des investigations sur les masques, la pénurie de médicaments de réanimations, la pénurie de tests de dépistage, et bien sûr concernant les décisions passées et présentes sur la Chloroquine. Fin de la parenthèse. 

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Dans le cadre de l’île, milieu insulaire globalement clos mais doté d’une dizaine de centre médicaux avancés Covid19, le président Gilles Simeoni demande à E. Philippe PM, un protocole d’essai clinique chloroquine en Corse, dans le respect des préconisations de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) et en concertation avec l’ARS de Corse et la Collectivité de Corse. Resterait à définir la population concernée par l’essai qui serait « une expérimentation clinique non randomisé rattachée à d’autres essais cliniques en cours ». C’est ajoute G. Simeoni « la stratégie thérapeutique de santé publique, qui, en l’état des données actuelles de la science, nous parait le mieux préserver la santé de la population en Corse. » Contrairement aux allégations de certains experts, une étude randomisés n’est pas adaptée à l’urgence épidémique, puisqu’elle induit qu’une partie du panel de patients ne serait pas soignée.
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En effet dans les études en double aveugle certains malades ne reçoivent qu'un placebo, ce qui est inadmissible en cas de pandémie. Mais ce qui semble clair à Bastia comme à Marseille reste confus à Paris. Comprenne qui pourra !
En effet, le Plaquenil ne tue pas. Il a été prescrit avec succès a des milliers de malades du paludisme depuis 1949 ! Mais la gouvernance France, sans doute horriblement mal conseillée à Paris, par les lobbies des laboratoires aa décidé en janvier de replacer la chloroquine dans la catégorie des « substances vénéneuses ». Enième rétropédalage : un autre décret est venu contredire le précédant, pour autoriser le Plaquenil à l’hôpital pour les patients CovidPlus. Pourquoi il serait intéressant de jouer la carte Chloroquine en Corse? Une proposition simple, et de bon sens, alors que les scientifiques admettent qu’ils savent peu de choses sur un virus mutant, très dangereux, aux multiples symptômes, développant parfois dans les cas graves, des attaques sur un nombre élevé d’organes (poumons, coeur, cerveau, articulations).
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Concernant ce virus, à ce jour, on ne sait même pas dans quelles conditions l’être humain est éventuellement et réellement immunisé (?) , tout en étant possiblement encore contagieux, et susceptible d’être éventuellement re infecté malgré une premier atteinte de la maladie. 
L’administration Macron a-t-elle les moyens son ambition? En Corse il y a des suspicions d’arrivées de touristes visiteurs non contrôlés et donc contagieux. Pourtant les principes de précautions tous azimuts, devraient être la norme, avec des frontières et transports maritimes et aériens sévèrement encadrés, des gestes barrières maintenus après le déconfinement, des dépistages massifs et des masques ( toutes catégories depuis ceux cousus à la maison jusqu’aux FFP2 pour l’ensemble de la population enfants inclus.

 

 

LV

 

 

 

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