FESTIVAL DE LA RURALITE

Le Festival d’Automne de la Ruralité symphonique et nomade, dédié à l’immense patrimoine de la Corse. Un pélerinage annuel vers l'histoire de l'île, un réveil de la ruralité.

 

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Le Festival d’Automne de la Ruralité: un labyrinthe à parcourir, qui au fil des étapes, devient tour à tour, musicien, confrère, découvreur, archéologue, sopraniste, écologiste de terrain, vigneron, linguiste, guide-conférencier (ère), muséographe, randonneur, danseur, ethnologue, accompagnateur en montagne, docteur en histoire ou historien de son village et du monde… Les élus locaux accompagnent les évènements qui accueillent aussi des groupes scolaires et des acteurs de l'environnement comme ceux du Parc Marin International du Cap Corse.
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Soit, toujours selon la même chorégraphie, trente destinations, offertes cette année, aux amoureux de l’île, de son territoire, de ses mystères, de son insondable histoire. 

Ce Festival d’Automne de la Ruralité (12ème édition) prépare l’itinéraire corse de la Via San Martinu, (réseau européen de l’itinéraire St-Martin). Cette année, des visites commentées (un baptistère paleochretien à Linguizetta),
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des conférences historiques ( la Guardia Papale, Biguglia 1000ans d’histoire, l’écomusée de U Vescuvatu). Aussi des chapelles ( Pianellu transhumances, Barettali sa pievanie médiévale primitive), « La pente apprivoisée" à San Martinu di Lota, des vestiges de châteaux du Moyen Age (Scata et Orezza), des citadelles, de la toponymie,
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des vins, des couvents, des églises d’une immense richesse picturale certaines possédant des orgues (Piedicroce et Bastia).
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Et puis des reliques, des trésors méconnus et non encore inventoriés (Carchetu), des tableaux  restaurés, mis en lumière, des partitions musicales anciennes retrouvées comme par miracle pour les « instruments à plectre ».
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Et grâce au Festival d’Automne de la Ruralité, ici et là, les incroyables « surprises » se succèdent. Car s’intéresser au patrimoine insulaire, signifie aussi aider à redécouvrir (le hasard n’existant pas) des fresques ou des tableaux anciens qui furent oubliés. Retrouvée, exhumée à Ville-di-Pietrabugno, délivrant des informations sur la vie spirituelle de l’île: voici une toile de Varèse qui réapparaît au grand jour, le « St-Martin, Ste-Lucie et St-Pancrace » (1843).

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Comme une réalité qui sans cesse nous échappe : ce festival est un incroyable pèlerinage qui se déroule sous les ors des édifices baroques comme sur les sentiers du maquis. La philosophie du Festival de la Ruralité ? Encore et toujours la  « requalification » du territoire insulaire. Mais pourquoi parler de la ruralité corse…alors que la liste des villes en état d’insurrection urbaine s’allonge. Que Hong Kong, Santiago, Barcelone, Beyrouth, Alger, Bagdad sont secouées de manifestations tous les jours, certaines pour la démocratie ou le tarif du ticket de métro ou d’un réseau social ? Des pans entiers de l’humanité ont-ils perdu leurs repères, leurs territoires, leurs valeurs.
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Christian Andreani activiste et Président du Réseau Européen de St-Martin de Tours réagit : « oui mais notre monde aussi ici en Corse est en feu, avec des fractures sociales, des gens isolés, des villages exsangues, des trafics, des mafias, des assassinats, de la spéculation alors oui on arrête là! »

Ce festival : un réveil de la ruralité, l'agitation positive du territoire.

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Ch. Andrani «Nous ne faisons pas tout cela pour nous mais pour les générations futures. Nos villages du rural se meurent mais que fait-on ? ». Ce patrimoine insulaire existe il a fallut des siècles pour le bâtir,

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comment le sauvegarder? Ch. Andreani explique sa méthode : « il faut des symboles, en Corse on a toujours eu des valeurs, l’accueil la tolérance, le partage. Il faut que cela se matérialise, si ces valeurs perdurent ici, il faut s’en inspirer, continuer les faire exister. On ne peut pas dire,
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il y a un patrimoine et puis le laisser mourir ! Il faut non seulement l’entretenir mais qu’il survive  comme symbole. Les Chinois donnent pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. Et ici, nous étions 30 personnes à Morsiglia dans le Cap corse, sous un déluge en plein automne, pour Notre-Dame des Grâces et la chapelle Sant’Austinu du XI ème siècle alors
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oui le milieu associatif échappe à l’indifférence, il résiste y compris dans le rural qui est pourtant le fantôme de notre société ! »

 

 

LV

 

 

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