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Billet de blog 7 juin 2015

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CORSE. La Résistance, son Histoire, sa Mémoire, dans le tourbillon des récupérations politiques.

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Ce 8 mai 2015, lors de la commémoration officielle, Gilles Simeoni, maire nationaliste modéré de Bastia, et ses Adjoints, ont tous trois déposé des gerbes de fleurs blanches… Ceci a choqué certains historiens, et a aussi profondément bouleversé les Amis et Anciens de la Résistance de l’Anacr de Hte-Corse. Pourquoi la question du bleu-blanc-rouge, couleurs officielles de la République, ainsi que celle du « respect du contexte historique », restent-elles si fortement sensibles ? Hubert Lenziani enseignant-chercheur en Histoire contemporaine décrypte les enjeux mémoriels et politiques de la Résistance. Que commémore-t-on tous les 8 mai depuis 1945 ? En France et en Europe, les pouvoirs publics célèbrent ce 8 mai, fin de la Seconde Guerre mondiale, au lendemain exact de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie.

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Soit la fin d’un conflit total, mondial, idéologique, qui a coûté 50 millions de victimes. Soit une guerre de six années contre la barbarie nazie, qui fût douloureusement et tragiquement longue et très incertaine jusqu’au bout. Ce fût un combat, en France et en Corse,

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contre l’Occupation, contre la Collaboration du régime de Vichy, partenaire privilégié d’Hitler. Un combat contre les mesures anti-juives, contre les rafles, contre les meurtres d’enfants, contre les déportations de familles entières, contre les camps d’exterminations, contre les dénonciations, les exécutions sommaires de militants, de résistants, d’otages. Un combat pour rétablir les libertés politiques et les partis, pour des élections libres et démocratique, pour une presse non censurée. Ces valeurs humaines contre le nazisme et la xénophobie, structurent et façonnent toute la continuité de l’Histoire. De 1939 à 1945 ce fût un combat vital et fondamental - à la vie à la mort - pour les libertés individuelles et

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publiques, auquel ont pris part activement, les hommes et femmes de la Résistance, et ce dans tous les pays européens y compris en Allemagne. Les Amis et Anciens Résistants de Bastia, mieux qu'un film, une plongée dans l'Histoire de la Résistance et ses valeurs humanistes.  Quand on écoute à Bastia, les militants de l’Anacr de Haute-Corse, on est saisi par une atmosphère particulière de recueillement, due à leurs convictions humanistes antifascistes,

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à leurs profondes connaissances historiques et aussi due, à leurs lucides et pertinentes mises en perspectives entre l'Histoire et le fil de l'actualité sociale et politique. Mieux qu'un film de cinéma, c'est une plongée dans l’Histoire, telle qu’elle fût pensée et vécue par les Résistants de Corse. Dans un texte titré « Quand l’Histoire et la Mémoire interpellent le protocole… » ( ci-dessous en intégralité)

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Hubert Lenziani, enseignant  - chercheur et Docteur en histoire contemporaine précise que « ces cérémonies du 8 mai, associent, de manière légitime, dans notre île, la Résistance nationale et insulaire. Arthur Giovoni, figure emblématique, a rappelé les trois objectifs du Front national de Libération  en Corse: chasser l'ennemi italo-allemand, remplacer le régime collaborateur de Vichy, donner la parole au peuple. L’hommage rendu aux acteurs victorieux du moment doit inclure les référents du combat pour l'idéal qu'ils défendirent au péril et au sacrifice de leur vie. S'y associer de manière sincère, c'est respecter et honorer les caractères tangibles de cet idéal. De ce point de vue, on peut affirmer que les trois couleurs de la République en constituent un des éléments emblématiques. » .

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Peuples de la mer, Etrusques et Romains, Pise, Sampiero, République de Gènes, Pascal Paoli, Nazione Corsa, bataille de Ponte Novu, Royaume anglo-corse, Bonaparte, Libération de la Corse,

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Aléria, Collectivité Territoriale de Corse : en respectant toutes les convictions politiques insulaires issues de la longue et riche histoire de la Corse,

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ainsi que leurs justes commémorations : peut-on supprimer les 3 couleurs des gerbes du 8 mai et ainsi « décontextualiser un événement historique »? C’est à dire le commémorer officiellement mais un peu hors de ce qui fût son contexte réel ?

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Peut-on occulter la symbolique de la République française

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en bleu-blanc-rouge, pour célébrer la victoire sur le nazisme ? H.Lenziani ajoute : « La haute valeur symbolique représentée par les couleurs de la République est tributaire, tout d'abord, de l'événement historique auquel elles se rattachent : la victoire du pays, en tant que démocratie, sur le fascisme et le nazisme, le rétablissement d'institutions déchues par le régime collaborationniste de Vichy ; le retour des libertés fondamentales, héritées du message des Lumières et de la Révolution française. » L’historien déploie son raisonnement en formulant l’informulé : « en cultivant ce paradoxe, peut-on ainsi considérer, de manière implicite, qu'il y avait trois résistances ? Celle se battant pour la seule libération de l'île ? Celle agissant pour le rétablissement de la République ? Celle dont l'objectif était de donner la parole au peuple ? »

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Pour mémoire, la Libération de la Corse «  par son peuple » en oct. 1943  ( trés anticipée sur les plans des Alliés comme sur la réflexion politique du Général de Gaulle) fût une réussite grâce à une logique unitaire en Corse dans le Front National de Libération ( qui regroupait dans l’île, des Communistes, des Giraudistes, des Gaullistes.) Vouloir dénier le facteur républicain, c'est réécrire l'Histoire. « Cet aspect était fondamental ajoute Lenziani, et démontrait le caractère populaire et unitaire de la Résistance corse, autour de trois valeurs concomitantes intangibles : la défense du sol natal, l'attachement aux valeurs de la République, l'émancipation des masses. Vouloir dénier le facteur républicain, c'est réécrire l'Histoire, et, surtout, dénaturer, voire trahir l'esprit et la mémoire des acteurs glorieux de celle-ci. » Peut-on parler comme M Lenziani de dissociation « de la mémoire combattante et résistante » via un hommage «  qui exclurait le symbole républicain, ce qui, à terme, pourrait conduire, pourquoi pas, à deux cérémonies distinctes, occultant ainsi le caractère unitaire de la Résistance et de la Libération ? » Ces commémorations des victoires sur le nazisme seront-elles suivies de débats et de nouvelles récupérations politiques dans l’avenir ? Ainsi le Parti Communiste de Haute-Corse organise chaque année en mai une joyeuse randonnée populaire vers la Grotte de la Résistance de Porri-di-Casinca, village emblématique où fut évoqué le principe d’une  « insurrection populaire dans l’île » ( lors d’une conférence clandestine du Front National de Libération 3 −4 mai 43). Une initiative à l’évidence, tout aussi mémorielle que politique. L'Histoire et la Mémoire de la Résistance restent des enjeux puissants et rassembleurs qui motivent les engagements passés et présents en faveur de la démocratie… à condition, selon les historiens, de ne jamais occulter le contexte historique réel des évènements.

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La Résistance reste donc victime de récupérations politiques multiples, devant lesquelles les Résistants ( ceux encore vivants)  doivent dresser de véritables barrages ! L’instrumentalisation de la Résistance. En 2010, N Sarkozy candidat (et ses communicants), croit qu’il va pouvoir détourner à son seul profit, les cérémonies dédiées au Maquis du Plateau des Glières (Hte-Savoie). Selon Le Monde ( M.- P. Subtil) : « les résistants n’avaient pas été invités. Seuls des élus UMP et des dizaines de journalistes, assistent à cette visite improvisée. A l'issue de la mise en scène, le candidat promet qu'il reviendra chaque année s'il est élu. ». Ulcéré, l’ancien résistant Walter Bassan appelle ses amis, eux aussi sont en colère contre cette « instrumentalisation de l'histoire ». Les communiqués s’envolent : « M. Sarkozy ne sert pas la mémoire des Glières et de la Résistance, M. Sarkozy se sert des Glières ! ». Un pique-nique citoyen est organisé, W. Bassan lit un texte de treize grands noms de la Résistance (Cordier, Hessel, Kriegel-Valrimont, Tillion, Aubrac etc…) : « la menace du fascisme n'a pas disparu, notre colère contre l'injustice est intacte ». ils évoquent « un nouveau programme de résistance pour le XXIe siècle (…) une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse, qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous ». Autre récupération très ancienne mais qui fâche toujours le bâtonnier Sixte Ugolini Pd Anacr de Hte-Corse : l’usurpation du nom Front National par J.-M. LePen. « Les Résistants savent que le combat n’est pas terminé. Partout dans le monde les fascistes font entendre le bruit des armes. En France l’extrême-droite relève la tête et prétend désormais exercer et partager le pouvoir ». Quelques jours après le 27 mai 2015, date de l’entrée au Panthéon de 4 grand résistants et résistantes ( Germaine Tillion, Pierre Brossolette, Jean Zay, Genevieve Anthonioz-de Gaulle), ces mots sonnent, implacables, en faveur d’un retour à la réalité. Seuls les Amis et Anciens de la Résistance osent aujourd’hui ce point de vue radical pour traduire leur stupéfaction unanime face « aux petites lâchetés et complaisances » des dirigeants et des médias français,  en faveur du Front National de la famille Le Pen. Sixte Ugolini Président de l’Anacr de Hte-Corse rappelle dans son éditorial de A Memoria, que les fondateurs de l'ANACR ont souhaité une « orientation pluraliste à l’image des hommes et des femmes  de toutes origines et de toutes opinions. Ils savaient lucidement, que le combat mené pendant 5 ans au risque de leur vie, n’était pas terminé. » Il ajoute : « pourquoi cet accès aux médias à celui (JM Le Pen) qui prône la xénophobie, le racisme, la haine ? Comment a-t-on pu faire du Front National un parti comme les autres ? Tout cela, les Résistants qui ont mené le combat contre la résurgence de l’idéologie fasciste, le ressentent. Contre la menace d’extrême-droite, continuons le combat avec un large rassemblement des démocrates, des républicains, des humanistes. »  Sur la récupération politique de la Résistance qui n’a cessé depuis 1945 ( tous partis confondus, de l’extrême gauche à l’extrême droite), le débat reste ouvert et les réactions politique et citoyennes sont les bienvenues. Puisque en cette année 2015, les libertés publiques existent, contrairement aux années de guerre entre 1939 et 1945.

LV

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Le texte de Hubert LENZIANI

QUAND L'HISTOIRE ET LA MEMOIRE INTERPELLENT LE  PROTOCOLE...

Le 8 mai 1945, marque, outre la fin du Second Conflit mondial en Europe, le retour définitif de la République en France. Sept décennies plus tard, lors des cérémonies commémoratives de l'événement, cet aspect est souligné par des dépôts de gerbes aux couleurs tricolores, un des symboles républicains. Ces mêmes cérémonies associent, de manière légitime, dans notre île, la Résistance nationale et insulaire.Concernant la seconde, Arthur Giovoni, une des figures emblématiques de la Résistance corse, a toujours rappelé les trois objectifs du Front national 1 : chasser l'ennemi italo-allemand, remplacer le régime collaborateur de Vichy, donner la parole au peuple.

Ce triptyque a constitué l'essence et le socle de l'action clandestine insulaire, par delà les clivages politiques, religieux et sociaux existant entre les acteurs de celle-ci. Le rappel du souvenir ne peut se comprendre que si l'on prend la mesure de la conjoncture d'alors : celle d'une terre libérée du joug de l'occupant au sein d'un continent renouant – en principe – avec les valeurs de la civilisation. Aussi, l'hommage qui est rendu aux acteurs victorieux du moment doit inclure les référents du combat pour l'idéal qu'ils défendirent au péril et au sacrifice de leur vie.

S'y associer de manière sincère, c'est respecter et honorer les caractères tangibles de cet idéal. De ce point de vue, on peut affirmer que les trois couleurs de la République en constituent un des éléments emblématiques. Or, durant la cérémonie bastiaise du 8 mai 2015, les trois représentants du conseil municipal de la ville (maire, 1re adjointe et 2e adjoint) ont déposé, suivant l'ordre protocolaire établi, une gerbe immaculée d'où étaient absentes les couleurs de la République. Il ne nous appartient pas de porter un jugement sur les motivations – conjoncturelles ou profondes - ayant guidé les protagonistes - quoique ce ne soit pas une première à cette occasion -, mais, le geste peut néanmoins susciter une, voire des interrogations, si l'on se place du seul point de vue historique et mémoriel. La haute valeur symbolique représentée par les couleurs de la République est tributaire, tout d'abord, de l'événement historique auquel elles se rattachent : la victoire du pays, en tant que Démocratie, sur le fascisme et le nazisme, terme de la Seconde Guerre mondiale en Europe ; le rétablissement d'institutions déchues par le régime collaborationniste de Vichy ; le retour des libertés fondamentales, héritées du message des Lumières et de la Révolution française. Ne pas s'associer à ce symbole, c'est décontextualiser ce même événement historique, en le vidant de son sens profond, universel, pour le soumettre au jugement, voire à la vindicte d'une idéologie – implicitement affirmée – qui ne se reconnaît pas dans cette symbolique et cet événement a fortiori.

La logique historique peut-elle s'accommoder du raisonnement contradictoire suivant, tel que révélé par l'attitude des représentants municipaux : « Nous vous honorons – vivants et morts –, mais nous ne nous reconnaissons pas dans vos valeurs républicaines » ? Facile à dire et à démontrer in situ, 70 ans après l'événement… En cultivant ce paradoxe, peut-on ainsi considérer, de manière implicite, qu'il y avait trois résistances :

- celle se battant pour la seule libération de l'île ?

- celle agissant pour l'unique rétablissement de la République ?

- celle dont l'objectif premier était de donner la parole au peuple ?

La logique unitaire ne pouvait que démentir une telle interrogation, puisque, l'essence même du Front national – fusion de toutes les sensibilités dans un seul et même élan – reposait sur ce trépied stratégique, politique et social, de manière à inclure toute la communauté insulaire résistante. Afin d'éviter toute confusion politico-idéologique, le Front national dont il s'agit est l'organisation qui, en 1943, rassembla tous les mouvements de résistance insulaires. Cet aspect était fondamental et démontrait à la fois le caractère populaire et unitaire de la Résistance corse, autour de trois valeurs concomitantes et intangibles : la défense du sol natal, l'attachement aux valeurs de la République, l'émancipation des masses.

Vouloir dénier le facteur républicain, c'est réécrire l'Histoire, et, surtout, dénaturer, voire trahir l'esprit et la mémoire des acteurs glorieux de celle-ci. Une question : ces mêmes personnes auraient-elles agi de la sorte, en 1943, 1944 ou 1945, au lendemain de la Libération ? Au plan mémoriel, et c'est là le second aspect, ce qui est à craindre, si les représentants de l'actuelle majorité municipale persistent dans leur attitude, est précisément une dissociation de la mémoirecombattante et résistante, avec, d'une part, une commémoration, telle que celle communément admise ; et, d'autre part, un hommage qui exclurait le symbole républicain, ce qui, à terme, pourrait conduire, pourquoi pas, à deux cérémonies distinctes, occultant ainsi le caractère unitaire de la Résistance et de la Libération.

Les arguments développés dans ces propos, sans prétention à un quelconque réquisitoire, ont pour intention de rappeler simplement et sans esprit de polémique, que la commémoration du 8 mai 1945, en Europe, sur le continent français et en Corse, doit être avant tout un événement rassembleur qui associe Histoire et Mémoire, sans caractère sélectif et idéologique, à travers un hommage légitime et sincère rendu à des générations de femmes et d'hommes, militaires et résistants, dont le sacrifice, douloureux et glorieux, a permis d'éviter que notre civilisation ne sombre, pour un temps indéfini, dans les ténèbres de la barbarie la plus abjecte. H. LENZIANI.

 1 Afin d'éviter toute confusion politico-idéologique, le Front national dont il s'agit est l'organisation qui, en 1943,

rassembla tous les mouvements de résistance insulaires.

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