LYON : LA VERITE SUR LES AGRESSIONS FASCISTES LORS DES MANIF DES GILETS JAUNES

LYON , berceau de la Macronie et repère de Collomb , mais aussi haut-lieu des identitaires et anciens du GUD ACTES IX X XI XII XIII : Des affrontements ont eu lieu entre le cortège des Gilets jaunes antiracistes et une bande de fascistes venus infiltrer les manifestations.

 RECAPITULATIF : que se passe t-il dans ce berceau de la Macronie, repère de l'ex ministre de la police ?

12 janvier : tentative d’agression de la part de militants d’extrême droite à Hôtel de ville
19 janvier : attaque violente d’une trentaine de militants du Bastion social et de l’Action française quai de la Pêcherie. L’affrontement s’est soldé par plusieurs blessés
26 janvier : au départ de la place Bellecour, une quarantaine de militants d’extrême droite étaient en tête de manif. Cours Gambetta, attaque contre des manifestant.es
2 février : aux Cordeliers, attaque de l’extrême droite contre un groupe de manifestant.es constitué notamment de syndicalistes étudiant.es de Solidaires
9 février : agression très violente d’une quarantaine de fachos sur le cortège de fin.

Quel média s'est -il fait l'écho objectif de la situation d'extrême tension dans laquelle les manifestants se retrouvent à chaque manifestation des gilets jaunes?

Les journalistes peu regardant sur la véracité de leurs propos et la fiabilité de leurs sources, présentent un tableau quelque peu orienté des événements qui ont jalonné ces affrontements, opposant symétriquement les fascistes aux groupes de militants d'extrême gauche antiracistes.

Il n'en est RIEN.

A Lyon, l'extrême droite  est cajolée depuis de nombreuses années par une mairie plus que complaisante, qui les laisse  impunément avoir pignon sur rue dans un arrondissement où ils sévissent en toute tranquillité et font régner la terreur .

Depuis plus d'un mois et demi , cette extrême droite opère des actions très violentes contre les manifestants  de gilets jaunes , dès lors qu'ils sont identifiés par ces ultras néonazis  comme faisant partie des militants d'extrême gauche antiracistes et antifascistes. 

Après plusieurs épisodes d'agressions systématiques, lors de l'acte XIII , les fascistes ont attaqué les manifestants considérés comme d'extrême gauche, avec pavés et barres de fer . Cependant , le groupe visé, a réussi à maintenir une cohésion et a répliqué puis est parvenu à faire reculer puis à dégager ces nervis venus là pour blesser, effrayer, et dissuader les gens d'exprimer leur colère contre Macron .

Evidemment , la police n''était pas du tout là pour assurer la sécurité des manifestants comme continue à l'affirmer leur ministre de tutelle, mais au contraire s'est contentée de prendre les militants de gauche en tenaille, les arrosant de lacrymos à haute dose et de grenades.

Une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux , ne montrant que le moment à partir duquel les manifestants anti racistes se sont composés en groupe compact pour opposer une résistance à l'agression fasciste, mais elle était tronquée car il manquait tout ce qui s'était passé juste avant ,c'est-à-dire, l'agression des nervis sur certains manifestants , les rouant de coups à 6 sur un.

Le problème que pose cet épisode et les épisodes antérieurs, est l'omertà totale et étanche sur les agissements de l'extrême droite lyonnaise, sur la façon dont ils ont pu truster un quartier historique entier, sur les causes de cet état de fait. 

Rien n'est dit, silence, il n'y a rien à voir. 

Et le mensonge médiatique ici ou là va bon train quand il en est très succinctement question. BFM comme d'autres médias nationaux renvoient dos à dos les uns aux autres, accréditant l'idée que les ultras ( de gauche et de droite) organiseraient des rixes , comme une sorte de folklore ancestral.

Il y a une forme d'indécence sinon de complicité à alimenter cette thèse mensongère et anti démocratique que les journalistes un tant soit peu animés du minimum d'éthique devraient combattre à tout prix.

La recherche de la vérité devrait être le seul crédo des médias soucieux de leur devoir d'information des populations.

Sans cette éthique, qu'ils sachent que l'arbitraire peut aussi à tout moment venir les attaquer.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.