Linden Blossom
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Billet de blog 15 nov. 2017

I HAD A DREAM

Chronique sur la cérémonie de défense de la laïcité.

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BILLETS  D’HUMEURS  D’UN

TOURBILLON  RADIOACTIF

              I  HAD  A DREAM !

   Ce matin,  je me suis réveillée en sursaut, couverte de sueur, avec un pied encore dans mon rêve…

J’avais beau me frotter les paupières, l’image persistait :

Oui, c’était bien lui ! Lui, Benjamin Netanyahu qui embrassait à bouche folle son voisin Mahmoud Abbas !

Amazing !

Comme j’avais du mal à reprendre possession de mes fondamentaux, je me suis rassurée en laissant flotter les rubans et en me disant que sur le mode « To Think Without Thinking  » (1)

tout était possible :

« I Had A Dream ! »

Je me sentais  en lévitation. Gonflée à l’hélium…Ballotée dans le milieu ouaté quasi amniotique de mon rêve…Un peu comme disent nos amis saxons « Trance-like State ».

Oui, là, ILS étaient tous là, se tenant par la main.

Tous, elfes et lutins, faisant la ronde avec les fées de l’air…

« Donne moi ta main et prend la mienne,

La cloche a sonné, çà signifie,

La rue est à nous, que la joie vienne,

 « Mais oui, mais oui, l’école est finie ! »

Tandis que ma troisième oreille, flairant derrière ce soupçon de messianisme aux relents freudiens d’autres voix murmurantes, sniffait moderato cantabile :

« Somewhere Over The Rainbow… »

Oui, le véritable enjeu, comme chez les Atrides, se passait sur d’autres scènes…

C’est là que, surgis de nulle part, ( ou plutôt des complexités ombreuses de ma subjectivité), je perçu au travers d’un halo sonore des sortes de chuchotements…

C’étaient mes voix biophoniques qui se réveillaient de leur silence quantique et, tout miel, dans un friselis sonore au bord de l’inaudible musiquaient :

«  Somewhere Something  Whispers… »

Me rappelant que la musique n’est pas comme le tintement « dans » les notes mais comme les vibrations « entre » les notes, j’activais vigoureusement ma troisième oreille sans égard aux textes saints qui interdisent d’interpréter les rêves. 

Là, juste au bord de mon cerveau reptilien, je perçu en plein cœur de : 

« Donne moi ta main et prend la mienne,

Mais oui, mais oui…L’école est finie ! »

« THE Real Thing  »!

Oui, ILS étaient tous là, à l’apnée d’un effort de contention qui les sublimait étrangement.

Je les voyais, nimbés d’une aura qui quelque part sonnait en décalé avec l’élan jubilatoire de la masse.

ILS avançaient à petits pas. Se tenant serrés.

Comme pour conjurer ce qui les dépassait.

Et j’entendais comme un sampling en orbite… Des drôles de choses.

Oui, mes frères, vous étiez là !

Et nous étions tous vibrionnant, tous aspirés dans un même élan de fraternité face aux forces de l’ombre.

Là, dans ce creuset d’énergies opératoires émulsionnaient des vibrations où se croisaient une peur organique et par éclairs, l’Avenue lumineuse de la Pensée.

Aucune contradiction n’apparaissait puisque c’était mon rêve.

Tous se mouvant mollement. Corps et âmes confondus.

Plus de couteau sacrificiel. Plus d’armes de guerre.

ILS se tenaient main dans la main, avec dans le regard la lumière de tous les matins du monde.

Un désir d’infini baignait cette foule fébrile. Et partout les mêmes mots habillés dans le costume étincelant d’Arlequin scandaient :

« Liberté d’expression ! Liberté de pensée ! Fraternité ! »

Dans la durée, de ci delà, des voix biophoniques sonnaient, traversées d’éclairs fuligineux, aux parfums de discordances.

Les sourires commencèrent de se déformer, les voix se firent plus criantes.

Bientôt la ronde des lutins et des créatures elfiques se transforma en fresque grimaçante. Les mains se crispèrent. Les visages se tordirent.

Bref, c’était un remake de « The Man With The Twisted Lip » !

Après un dernier fredon de :

 « Mais oui, mais oui, l’école est finie ! »

Le cortège se désorganisa. Dans un silence où pesait un sombre

Parfum de conjuration, les mains se disjoignirent selon le rituel bien convenu des faux semblants.

Là, ma troisième oreille tintinnabula bizarrement :

« Becarefull To Implications Of Combinatory Play » !

Par contaminations d’échanges capillaires avec une plasticité neuronale particulière, je me trouvais en connexion synchrone avec le « YI KING » :

« C’est dans l’accomplissement de cette tâche que leur mission a atteint son sommet. Suivant la loi de l’énantiodromie, que les Chinois nomment « course en retour », de la fin d’une phase sort le commencement de la phase opposée. Ainsi le « Yang » à son point culminant se transforme en « Yin » et ce qui était positif devient négatif. 

Le couteau sacrificiel, sous une forme modifiée va passer du sacrificateur au sacrifié ».

C’est la LOI de l’Énergie Cosmique.

Mes voix (toujours biophoniques ) sirupaient des mélodies de sirènes.

    C’étaient des musiques où, comme les Préludes du « Clavecin bien tempéré » de J.S.Bach, chaque partie vit sa propre vie, dans l’indifférence apparente des autres parties.

 Et pourtant, quelque part, le grand mystère qui nous dépasse dissout ces musiques discordantes et les fond dans une Harmonie Céleste.

Derrière la claironnante « Marseillaise » vibrait, tombé tout droit de l’Énergie Cosmique l’ « Hymne à la Joie » de Beethoven!

Bientôt, il envahit tout l’espace.

« Frères de tous pays … ! »

BEETHOVEN avait tout compris !

Élevons nous vers plus haut et plus loin ! Sur les épaules de Darwin, et des grands visionnaires.

Ouvrons nos chakras ! N’ayons pas peur !

Comme l’avait senti Cocteau :

« Nous sommes Lumière gelée, vivement le DÉGEL ! »…

À chacun sa mission.

L’ART est la VOIE. Vers l’ÉNERGIE COSMIQUE.

La mer ne danse-t-elle pas grâce à la Lune ?  Qui serait assez fou pour nier cette ÉNERGIE « ?

On sait que les atomes ont un rudiment de conscience…

Et que tout est atome…

Que notre conscience n’est qu’une tête d’épingle dans l’univers…(2)

Oui, nous pouvons guérir de notre enfance avec ses Elfes et ses Fées de l’air.

À condition de sortir de soi.

Alors laissons pousser nos Ailes et prenons l’Envol vers ce qui nous dépasse !

L’ami Spinozza l’avait bien vu :

«  Sentimus experimentusque Aeternos  Esse »

 L’AMOUR  et l’ART sont l’Arme Absolue.

                                           LINDEN  BLOSSOM

nb : 1 : To Think without Thinking », Victoria Stevens

 2 : « Le code de la conscience  » Stanislas Dehaene

😇

A bientôt.

Amitié

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