Peut on tuer le "FUISSE" ?

Pité pour ce que vous avez été et ce que vous avez fait, Michel Legrand et Natalie Dessay

Michel Legrand fut grand, et comme tout le monde ses mélodies populaires enchantèrent les "grisettes" et autres "mimi" qui sommeillent en chacun de nous.

Mais le temps et ses ravages sont passés par là, et survivre à soi même est plus que périlleux : c'est criminel. Car à vouloir à tout prix rester, ne serait-ce qu'un éclair sous les feux de  la rampe, au risque de décrédibiliser ce qui relevait d'un certain talent...

Bien sûr, parler de génie, là n'est pas le lieux ni le moment. Laissons aux vrais créateurs ce qui leur appartient. Mais, là où l'inconscience règne brillamment c'est lorsqu'on s'essaie à exister en allant brouter dans d'autres pâturages. De même que les violonistes  se cassent le cou sur l'exécution du vibrato, de même ceux qui brillèrent dans la maîtrise de leur art se fracassent sur le roc de leurs préjugés. La fraîcheur timbrique non plus que les harmonies ne s'inventent pas.

Non. ni le jazz  ni même la chanson ne tolèrent sous aucun prétexte la médiocrité. Les voix requises pour ces Arts là exigent des qualités dont mademoiselle Dessay est totalement dépourvue. Les harmoniques ni ne s'inventent ni ne s'imitent.

Bien mal lui en a pris de refuser la voix sublime de Barbara Streisand ! Las, quelle misère de se contenter d'une platitude frisant le vulgaire au snes premier du terme d'une voix rescapée.

Loin de nous les forces telluriques de nos frères du désert, encore chargées des couleurs cosmiques de l'Afrique.

Même si, nourries dans le monde occidental.

Se frotter à des monstres tels que Lena Horn, Marianne Anderson, Ella Fitzgerald, Diana Ross, Ray Charles, Miles Davis, j'en passe et des meilleurs. Toutes ces voix qui elles VIBRENT ET DÉGAGENT UNE ÂME !

Alors pitié ! De grâce ! Épargnez nous des exhibitions puériles qui ne nus touchent plus.

Au nom même de ce qui fit de vous en d'autres temps de grands artistes.

Laissez nous sur "PEAU D'ÂNE" ! Votre survie est à ce prix et laissez les MONSTRES resplendir dans leur univers.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.