Relaxe d’agresseur d’enfant

Pendant qu’on tabasse les manifestants, on relaxe les agresseurs d’enfants !!!

P’tit Mec

Voilà maintenant trois ans et demi, tu as été sexuellement agressé, tu avais sept ans et tu as été forcé d’obtempérer à celui qui se préparait à violer ton petit corps et ton âme pure. Malgré ton courage et ton honnêteté devant tout les gendarmes, différents experts et psychologues, le bénéfice du doute est allé à ton agresseur.

« Monsieur le juge, pourquoi tu ne me crois pas? Pourquoi? Pourquoi?

Pourquoi tu me traites de menteur? Parce que je suis un enfant? Pourquoi n’as tu pas autant de courage que moi quand j’ai du raconter et mimer l’agresseur quand il a mis ma main sur son sexe pour faire des va et vient jusqu’à ce que son sexe transpire,et qu’il a pris mon zizi dans sa bouche?

Tu sais monsieur le juge, tout le monde dit que je n’ai pas menti, et toi, tu ne me crois pas, pourtant tu le sais monsieur le juge que je me cache dans les fourrés en attendant le bus pour aller à l’école , parce que mon voisin agresseur passe tout les matin à quelques mètres dans sa voiture.
Tu le sais que je reviens en courant à la maison parce que j’ai peur qu’il me frappe et me tue parce que j’ai raconté à mon papa en pleurant ce qu’il m’a fait.

Je suis triste et j’ai peur, si peur que je ne sors plus seul de la maison pour faire du vélo, je reste beaucoup sur la console, parce que dehors quelqu’un m’a promis qu’il me ferait du mal si je parlais.

J’ai essayé d’en parler un peu avec mes copains et ils se sont moqués de moi, tu le sais, monsieur le juge qu’il a menti, des gens te l’ont dis, ils te l’ont écrit, mais toi tu ne me crois pas.

Dis monsieur le juge, vas tu maintenant me punir puisque tu as écrit que j’ai menti, vas tu me mettre en prison??

Tu sais, je suis déjà en prison, dans mes rêves, dans mon corps, je tremble parfois parce que je me souviens quand j’ai été tellement nul de faire « ça », quand j’ai pas osé crier ou partir en courant.

C’est toi qui as raison, monsieur le juge, je suis méchant et bizarre et tout « ça » est de ma faute. »

Nous, on t’aime p’tit mec, ne pleure plus,le juge n’a pas eu ton courage, il est aussi lâche que ton agresseur. Dans sa décision , il l’encourage à continuer et aller plus loin, mais n’aie crainte, p’tit mec, je te promet que nous sommes là, avec toi et que nous veillerons sur toi.

Plus jamais ça!!!!

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