La montée de l'envie de vomir.

L'affaire de l'hôpital de La Pitié Salpétrière révèle comme jamais le degré d'impunité de la chaîne des responsabilités dans la montée de la violence policière. Une forme de délinquance à ciel ouvert qui fait vômir......

Pour le dire sans détours et directement, tout cela  est puant de malhonnêteté et de violence volontaire  et intentionnelle dans cette affaire. .
Ce qui fait rire très jaune  dans cette affaire, c'est la chaîne des  responsabilités les plus évidentes, et pourtant des impunités les plus criantes (ils s'excuseront d'avoir menti ou même pas, et ils seront pardonnés ou oubliés. A comparer à la réponse des juges lorsque des blacks blocks  ou des petits délinquants mentent. Mais les premiers (personnel politique policiers et journalistes) n'iront même pas devant des juges ; délinquants légaux vous dis je).

1) Le gouvernement donne carte blanche à  la sauvagerie de la police (tout part de là à vrai dire)

2) La police poursuit sauvagement les manifestants (il fallait voir la peur de cette vieille personne qui cherchait à entrer dans l'hôpital pour fuir ce qu'il venait de voir) .

3)  Les manifestants paniqués cherchent à se protéger dans l'hôpital. Et quand sa vie est en jeu, bien logiquement, on cherche à briser une porte qui barre le passage par où  pourrait venir le salut. C'est aujourd'hui sous Castaner et les mœurs de sa police si peu policée (litote quand on l'a vu à l'oeuvre) quasiment une question de vie ou de mort que d'arriver à les fuir. Ce gouvernement espère se faire respecter par la peur (ou plutôt espère donner l'apparence du respect au silence imposé par la peur), et certainement pas par son sens de la justice (Police partout est un aveu : justice nulle part, et donc irrespect qui monte).

4) les journalistes (pris en flagrant délit de mensonge et de servitude volontaire devant les versions de Castaner and co) accusent les manifestants de saccager l'hôpital. Autrement dit,  pour rester civique (rire) ils auraient dû se laisser violenter à l'extérieur quoi !!! Mais ces journalistes  ne seront jamais inquiétés et pire ils continueront à nous donner des leçons « d'humanité »  (délinquants légaux vous dis je).

Et dire qu'il est des gens pour nier qu'on est dans un état policier. Il leur faut quoi pour reconnaître l'évidence? Des morts et de la torture? .   Le Pen n'aura qu'à se baisser pour activer  ces lois de Macron (mais comment les historiens vont-ils raconter tout ça d'ailleurs à  nos enfants?)
On peut se demander si les  citoyens passifs d'aujourd'hui devant cette dérive policière ne sont pas l'équivalent des allemands qui voyaient s'installer des moeurs bizarres dans les rues de Berlin dans les années 20. des ratonnades dont ils essayaient de se persuader qu'elles étaient accidentelles et n'iraient pas loin, alors qu'elles étaient les prémisses du pire (et que leur manque de révolte au moment où elle était encore possible a permis).
Bref pour revenir à cette affaire de l'hôpital, il est quand même fou qu'il ne vienne à l'idée de personne de remonter la chaîne des responsabilités. Si un jour il est une justice qui ose remonter jusqu'à l'origine, il faudra bien qu'elle admette l'évidence qui, sans jeu de mots par les temps qui courent, crêve les yeux : tout découle de l'autorisation à la police de pratiquer l'escalade de la violence contrairement à d'autres polices européennes. Une police digne héritière de Maurice Papon et compagnie. Tout celà promet de beaux jours. En attendant, vomissons si nous avons encore quelques valeurs humaines au fond du ventre....

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