Italie, 80 ans après les lois raciales : Auschwitzland, un dress code très noir

Croix celtiques, uniformes noirs, tatouages à connotations fascistes, bras et mains droite tendus, chansons des Années Vingt. Une foule de deux mille néo-fascistes en «dress code nostalgique» s’est retrouvée hier, dimanche 28 octobre, à Predappio, ville d’origine de Benito Mussolini, à 50 km de Ravenna.

Croix celtiques, uniformes noirs, tatouages à connotations fascistes, bras et mains droite tendus, chansons des Années Vingt. Une foule de deux mille néo-fascistes en «dress code nostalgique» s’est retrouvée hier, dimanche 28 octobre, à Predappio, ville d’origine de Benito Mussolini, à 50 km de Ravenne (Emilie-Romagne, Nord-Est d'Italie).

Parmi eux, une militante de Forza Nuova (FN) parti d’extrême droite de Roberto Fiore, portait un T-shirt, « Auschwitzland », comparant le camp d'extermination d’Auschwitz au lieu de divertissement de Disney.

tshirt
Aujourd'hui, 80 ans après les lois raciales du régime fascisteles «nostalgiques» se donnent rendez-vous dans cette petite ville où se trouve la tombe de Mussolini pour célébrer l'anniversaire de la «Marche sur Rome», qui marqua l'arrivée au pouvoir de "Il Duce" en 1922. 

«L’apologie du fascisme est considéré un crime, dans le système juridique italien».

Cet article, le n. 4 de la loi du 20 juin 1952, a été rappelé par le député de Liberi e Uguali (Leu) Francesco Laforgia, qui en a demandé l’application au ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini.

Entre temps la militante de FN a été suspendue de son parti, tandis qu'aucun représentant de la Ligue du Nord n'a commenté, jusqu'à maintenant, l’événement.

 

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