Notre lettre aux Français

Aurions-nous perdu l’espoir de nous-mêmes ?

Chers amis,

Qu’avons nous fait de nos aventures ? Éteintes les lumières de l’enfance et le vrai goût du jeu. Il se fait tard, et il fait froid sur notre jeunesse. Aurions-nous perdu l’espoir de nous-mêmes ?

Nous sommes à un croisement : ou bien tout reprendre, ou tout perdre. Il ne reste plus beaucoup de temps. On ne compte plus les vaincus de la vie courante, et d’autres que l’ennui déborde déjà. À nous de ne pas en être. À nous d’aller réveiller les morts.

Mais que sommes-nous devenus ? Des pirates qui se contentent du port, des marins sans large, des ivrognes, des couche-tôt, des lâches.

Ce que nous ne ferons pas nous rongera de l’intérieur, plus vite qu’on ne le croit. Des gens comme nous ne se nourrissent pas du petit lait de l’existence. Reprenons vite, tout n’est pas perdu. Ce n’est qu’un prélude, et il faut faire le concert de l’histoire. Si nous secouons le ciel assez fort, il en tombera des étoiles.

 

— 13.01.2019

 

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